Luigi Renato, comte Porro Lambertenghi (né à Côme, le et mort à Milan le ) est un , entrepreneur et homme politique italien.

Biographie vignette|300px|, la Consulte de la République cisalpine réunie en comices à Lyon pour décerner la présidence au premier consul, Nicolas-André Monsiau, 1806-1808. De la consulte de Lyon au congrès de Vienne Fils du deuxième mariage du marquis Giorgio Porro Carcano, d’une riche famille de l'aristocratie lombarde, avec la noble Margherita Borromeo Ugo Da Como (a cura di), I comizi nazionali in Lione per la costituzione della Repubblica italiana: notizia delle fonti, Bologne, Zanichelli, 1934., Luigi Renato fréquenta le , et entra fort jeune dans la vie politique.

En il est envoyé en tant que député de Côme à la consulte de Lyon, réunion convoquée par Napoléon Bonaparte qui vit la naissance de la République italienne (1802-1805) Raccolta di atti officiali e di diversi scritti pubblicati in Italia, in Francia ed in Germania intorno alle presenti vertenze fra l'Austria ed il Piemonte: preceduta di alcune memorie intorno alle strade ferrate ed alle presenti condizioni politiche dell'Italia e dell'Austria, Lausanne, S. Bonamici e compagnia, 1846 (Google libri, on-line).

À partir de 1802, malgré son jeune âge, il fut membre de l'organe législatif de la République italienne «Il Corpo legislativo era composto di settantacinque membri scelti da ogni dipartimento in ragione della loro popolazione, i quali dovevano avere almeno trentanni.» (Federico Sclopis, Storia della legislazione italiana, Vol. III - «Dall'epoca della rivoluzione francese, 1789 a quella delle riforme italiane», Torino: Unione tipografico-editrice, 1847, p. 113, Google libri, on-line) et occupa ce poste, pour lequel il avait obtenu la dispense d'âge, jusqu'en 1807, de sorte qu'il fut même maintenu dans le cadre du royaume d'Italie (1805-1814) Giorgio Rumi (a cura di), Storia di Como, Como: Storia di Como, 2002, Vol. V, Tomo I, p. 19.

Il occupa, de 1805 à 1809, la place de conseiller d'État, directeur général des douanes, et remplit ses fonctions avec intégrité. Quand on lui ôta cet emploi, il fut nommé sénateur. À quelqu'un le félicitant de cette promotion : (). Ce mot était cependant d'un homme qui, dans les places, appréciait moins les honneurs que les revenus.

Affilié à la franc-maçonnerie, Lambertenghi fréquentait la cour d'Eugène de Beauharnais et en 1810 fut nommé comte du Royaume par Napoléon (lettres patentes du ). vignette|300px|droite|Le congrès de Vienne (voir carte de l'Europe de Vienne).

Le , avec d'autres membres de la noblesse milanaise dont Carlo Verri, Federico Confalonieri, le général Domenico Pino, Alessandro Manzoni, il nomme un comité de régence provisoire, rebelle au prince Eugène, qui envoie des délégués à Bellegarde pour qu'il prenne possession de MilanEugène prend acte que l'indépendance du royaume d'Italie est compromise et, le 23 avril, avec son armée qui n'a pas été vaincue par l'armée autrichienne, il signe à Mantoue la capitulation.. Après la chute de l'Empereur, il fut de ceux qui, au congrès de Vienne (1815), préconisaient la formation d'un royaume indépendant en Italie du Nord Giovanni Bragagnolo ed Enrico Bettazzi, Il Risorgimento nazionale, 1815-1878, IV edizione, Torino: G. Gallizio, 1909, .

Exil à Londres et philhellénisme

Avec la Restauration, et le retour des Autrichiens à Milan, Porro Lambertenghi a été l'un des leaders du mouvement libéral, se consacrant au développement de la Lombardie (introduction de machines à vapeur dans l'industrie textile, développement de l'éclairage au gaz à Milan, la navigation à vapeur sur le Pô dans l'été 1820 et dans le même temps les « Scuole di mutuo insegnamento ») et à la promotion ses diverses initiatives de développement économique et social (écoles d'enseignement mutuel, etc.) faite notamment par Il Conciliatore, le célèbre magazine qu'il a fondé avec Federico Confalonieri, Silvio Pellico, Giovanni Berchet et Ludovico di Breme Il conciliatore : foglio scientifico-letterario: 3 settembre 1818-17 ottobre 1819, Riproduzione facsimile dell'edizione Milano: V. Ferrario, 1818-1819, Sala Bolognese: A. Forni, stampa 1981.

Ami de Silvio Pellico, il le reçut chez lui en tant que secrétaire et comme précepteur de deux de ses fils, Giacomino et Giulio. Impliqué dans la conspiration qui a conduit à l’arrestation de Pellico (), il a réussi, en , à échapper à son arrestation et à se réfugier successivement dans le Piémont, dans le canton du Tessin, à Paris et enfin à Londres, où il apprit la nouvelle de sa condamnation à mort par contumace prononcée par le tribunal autrichien le et son exécution en effigie Storia delle lagrime d'Italia sotto l'Austria, Milano: presso Francesco Scorza, 1864, (Google libri, lire en ligne).

Il partageait à Londres avec Santorre Santa Rosa, lui-même exilé, un logement appartenant à Ugo Foscolo Filippo Ambrosini, Santorre di Santarosa : la passione e il sacrificio, Torino: Edizioni del capricorno, 2007, , ..

En , il alla avec Giuseppe Pecchio participer à la lutte pour l'indépendance de la Grèce à Nauplie. Arrivé à Nauplie en , il prit les fonctions d'intendant général par intérim de l'armée grecque, aux côtés d'Aléxandros Mavrokordátos, poste qu'il occupa pendant deux ans. En 1827, tombé gravement malade du typhus, il fut transporté à Marseille et vécut en exil en France jusqu'en 1840.

Pouvant bénéficier de l'amnistie générale promulguée par Ferdinand d'Autriche à l'occasion de son couronnement comme roi de Lombardie-Vénétie (), Luigi Porro Lambertenghi retourne à Milan en 1840. Depuis lors, à l'exception de son adhésion au gouvernement provisoire de Milan en 1848 pour lequel il fut envoyé en mission en France pour demander des armes, il ne prit plus part à la vie publique.

Armoiries

Figure Blasonnement 100px Armes des Lambertenghi

Fascé de six pièces, les 1, 3 et 5 de gueules, les 2, 4 et 6 entées d'argent sur azur., et ses Compléments sur www.euraldic.com Armes de comte du Royaume,

Écartelé: au 1, des comtes sénateurs du Royaume ; au 2, d'azur à un faucon d'argent ; au 3, d'argent à trois faces de gueules soutenues par neuf monts d'azur 3, 3, et 3 ; au 4, de sinople, à deux barres d'argent.Armorial du Souvenir

Notes et références

Annexes Articles connexes Histoire de l'Italie Royaume d'Italie (1805-1814) Noblesse du royaume d'Italie (1805-1814) Armorial de l'Italie napoléonienne Guerre d'indépendance grecque Federico Confalonieri Silvio Pellico Ludovico di Breme Giuseppe Pecchio Santorre di Santarosa Aléxandros Mavrokordátos

Liens externes Lapide sulla facciata dell'abitazione di Porro Lambertenghi a Milano http://www.treccani.it/enciclopedia/luigi-porro-lambertenghi_(Dizionario-Biografico)/ https://www.marcopolovr.gov.it/risorgimento/protagonisti/letterati_intellettuali/lambertenghi.htm http://www.risorgimento.it/rassegna/index.php?id=40965&ricerca_inizio=10&ricerca_query=&ricerca_ordine=ASC&ricerca_libera= http://www.150anni.it/webi/index.php?s=22&wid=132

Bibliographie

Catégorie:Naissance à Côme Catégorie:Naissance dans le duché de Milan

Catégorie:Personnalité politique italienne du XIXe siècle Catégorie:Député de la République cisalpine Catégorie:Sénateur du royaume d'Italie (1805-1814) Catégorie:Conseiller d'État italien Catégorie:Comte du royaume d'Italie (1805-1814) Catégorie:Personnalité de la guerre d'indépendance grecque Catégorie:Philhellène Catégorie:Naissance en juillet 1780 Catégorie:Décès en février 1860 Catégorie:Décès à 79 ans