Saint-Savournin est une commune française de . (2016), située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se situe à l'extrémité orientale du massif de l'Étoile entre Cadolive
Géographie Situation vignette|gauche|redresse=1|Saint-Savournin dans les Bouches-du-Rhône. vignette|gauche|redresse=1|Pays autour de Saint-Savournin.
La totalité du territoire de la commune s'étend sur autour du massif de l'Étoile avec comme point culminant à , la Tête du Grand-Puech. Le quart de la superficie, au sud du massif, côté Marseille, est inhabité. On y trouve notamment l'aire de la Moure qui détonne par sa couleur rouge. La partie habitée est entièrement contre le flanc nord, côté montagne Sainte-Victoire. La commune s'étend sur près de d'est en ouest et sur du sud-est au nord-ouest.
Malgré sa proximité avec Marseille (quelques kilomètres à vol d'oiseau), Saint-Savournin a un climat plus rude l'hiver. Il n'est pas rare d'avoir des températures négatives. La neige n'y est pas non plus exceptionnelle.
Les communes environnantes sont : Allauch et Cadolive au sud ; Peypin à l'est ; Gréasque au nord-est ; Mimet à l'ouest.
La commune est composée des quartiers suivants : le centre village, traversé par la D 7 qui relie Mimet à Cadolive ; les quartiers Montières et Gros Vallat, les Rampauds, les Timots, les Castangs, la Patancline, les Plaines et l'Oraison situés le long de la D 46 qui descend sur Gréasque ; les quartiers de l'Adrech et Perusson, Saint-Estève et Grand-Jardin en contrebas du village ; les Maisons-Neuves à l'ouest en allant vers Cadolive ; Le Collet Blanc, le Laganou, la Campagne La Loube situés le long de la D 8 qui descend sur la Valentine ; La Valentine constitue un village à part entière avec sa place, sa fontaine, sa chapelle, sa salle communale et son cercle des Amis réunis.
Cadolive fut d'abord un hameau de Saint-Savournin, avant de devenir une commune à part entière en 1900.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mimet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Savournin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39 %), zones urbanisées (32,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,5 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|300px|La Poste, place de la Servy ().
L'origine de Saint-Savournin provient du nom de la première église dont on trouve trace dans les anciens écrits à l'occasion de sa donation par l'abbaye de Saint-Victor en 1010. L'église s'appelait alors Sanctus Saturninus et a probablement été bâtie sur les ruines d'un temple consacré à Saturne. Au , Saint-Saturnin devient Saint-Savournin à la suite de l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui prescrivait la rédaction en français de tous les actes officiels.
Les habitants de Saint-Savournin s'appellent les Saint-Savournicains, ceux de la Valentine, les Valentinains.
Voici l'origine des noms de quelques quartiers, qui viennent pour la plupart de la langue d'oc : l'Adrech : l'Adroit ; Castellas : château ruiné ; Laganou : petit ruisseau ; Aire de la Moure : vient de Maure (peuple sarrasin). Ils ont vraisemblablement séjourné sur la commune entre le et le ; Ortolan, lieu-dit entre Le Collet Blanc et Cadolive, signifie : le jardiner en langue d'oc ; Puech : colline.
Histoire
Faits historiques
vignette|300px|Le village depuis le chemin du château ().|alt= Quelques traces d'habitations néolithiques ont été trouvées autour du castellas. Saint-Savournin renferme aussi quelques vestiges gallo-romains : des tombeaux ont été mis au jour près du Collet-Blanc. le reste d'un cimetière romain a été retrouvé au-dessus du cimetière actuel. un monument funéraire datant du a été trouvé près de l'actuelle poste. enfin, une voie romaine allait d'Auriol à Gardanne en passant par Saint-Savournin.
Au Moyen Âge, Saint-Savournin est un petit village qui vit essentiellement de l'agriculture (élevage de chèvres et moutons, culture de l'olivier, etc.).
Les écrits de l'époque en disent long sur la vie ecclésiastique et seigneuriale : en 1010, l'abbaye de Saint-Victor érige l'église de Saint-Savournin en prieuré. en 1040, l’archevêque d'Arles cède ses terres de Saint-Savournin à l'abbaye. au , les seigneurs d'Auriol y possèdent quelques terres. en 1553, le sénéchal de Marseille, Balthazar de Catin-Vassal, achète les droits des seigneurs d'Auriol. en 1657, le domaine est vendu au seigneur de Cabriès. en 1720, le village est touché par la grande peste, contrairement aux villages voisins. La peste décimait surtout les grandes villes ; elle tua notamment un habitant sur deux à Marseille. en 1755, la seigneurie passe au seigneur de Fuveau qui, par le biais de plusieurs ventes, se retrouve en possession de la famille de Villiers. Celle-ci vendra d'ailleurs des terrains à Marseille sur lesquels seront construits le cours Devilliers et la rue Saint-Savournin. entre 1803 et 1830, la comtesse Jacops d'Aigremont, issue d'une famille originaire d'Anvers et de Lille, remembre ces propriétés. En 1993, le marquis et le comte d'Aigremont habitent toujours sur la commune. Ils possèdent également un domaine sur la commune d'Allauch, sur lequel fut construit le château de Montespin en 1715 et dont les ruines furent détruites en 1977.
Politique et administration
Liste des Maires avant 1945 : OLLIVE François : de 1792 à 1795 LONG François : de 1795 à 1798 SAMAT André : de 1798 à 1825 SAMAT Louis : de 1825 à 1826 OLLIVE Jean-François : de 1826 à 1829 DELEUIL Etienne : de 1829 à 1830 MICHEL Jean-Joseph : de 1830 à 1831 DELEUIL Étienne : de 1831 à 1835 OLLIVE Joseph : de 1835 à 1839 CONSTANT Jean André : de 1839 à 1842 MICHEL François : de 1842 à 1848 MICHEL Jean-Joseph : de 1848 à 1854 COULOMB Jean Martin : de 1854 à 1870 LANGELLIER Charles : de 1870 à 1871 SALLERIN Joseph : de 1871 à 1872 JACQUET Étienne Pascal : de 1872 à 1874 AMALBERT Antoine Benjamin : de 1874 à 1876 LANGELLIER Charles : de 1876 à 1878 LEGIER Alexandre : de 1878 à 1884 LANGELLIER Charles : de 1884 à 1888 SALLERIN Jean-François : de 1888 à 1891 JACQUET Lazare : de 1891 à 1893 LIAUTAUD Baptistin : de 1893 à 190 AMI Auguste : de 1900 à 1902 SAMAT André : de 1902 à 1907 LAUGIER Antoine : de 1907 à 1912 VELIN Ange : de 1912 à 1913 HENRY Louis : de 1913 à 1919 MARIAUD Jules : de 1919 à 1920 MEGIS Abel : de 1920 à 1932 AMI Émile : de 1932 à 1945 ...
André LENEL ne s'est pas représenté à l'occasion des élections municipales de , après 27 ans de dévouement public au service des habitants du village, dont 19 ans en tant que maire. Dès lors, il est, à titre honorifique, maire honoraire. de Saint-Savournin. (Il faut avoir été élu pendant au moins 18 ans, tous mandat confondu).
Tendances politiques et résultats
Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant. :
CandidatPremier tourSecond tourVoix% ExprimésVoix% ExprimésEva Joly (EÉLV)502,57Marine Le Pen (FN)46724,02Nicolas Sarkozy (UMP)44422,8489349,47Jean-Luc Mélenchon (FG)30615,74Philippe Poutou (NPA)221,13Nathalie Arthaud (LO)80,41Jacques Cheminade (SP)90,46François Bayrou (MoDem)1457,46Nicolas Dupont-Aignan (DLR)371,90François Hollande (PS)45623,4691250,53Inscrits2353100,002359100,00Abstentions37115,7744118,69Votants198284,23191881,31Blancs et nuls381,611134,79Exprimés194482,62180576,52
Population et société Démographie
Au , l’immigration italienne favorise l'accroissement de la population en particulier à la Valentine, grâce à l'activité industrielle autour des mines. La plupart des italiens sont originaires du village de Moiola, situé dans la vallée Stura, dans le Piémont. Un pacte d’amitié a été signé entre les deux villages le .
Culture et patrimoine
Les mines
Saint-Savournin est une des nombreuses communes qui compose le bassin houiller de Provence dont Gardanne est peut-être la plus emblématique, avec la fermeture du dernier puits de mine en . Ce bassin s'étend de l'étang de Berre à l'ouest, jusqu'à la vallée de l'Arc vers Trets à l'est, en passant par les chaînes de l'Estaque, de l'Étoile et l'Huveaune au sud.