Star Trek 3 : À la recherche de Spock (Star Trek III: The Search for Spock) est un film américain de science-fiction réalisé par Leonard Nimoy et sorti en 1984. Il est la suite directe de Star Trek 2 : La Colère de Khan.
Synopsis De retour sur Terre, après la terraformation de la planète Genesis, James T. Kirk apprend que l’, arrimé au Spatiodock, va être retiré du service car trop vieux pour être réarmé. L'équipage, profondément marqué par la mort de Spock, comme l'évoque le poignant éloge funèbre, sera sans doute réaffecté sur d'autres astronefs.
Sarek, le père de Spock, annonce à Kirk que son fils ne se serait pas laissé mourir sans transmettre son âme, le katra, fût-ce à un humain. Grâce à la fusion mentale, le Vulcain découvre que Kirk n'est pas le dépositaire de l'esprit de son ami. En fait, c'est le Leonard McCoy qui abrite l'âme de Spock, ce qui expliquerait le comportement étrange du médecin depuis leur retour de Genesis.
Kirk n'obtient pas l'autorisation de Starfleet pour sauver ses deux amis, Spock qui ne serait pas « totalement » mort et McCoy qui risque de tomber dans la folie, car la planète est considérée en zone interdite. Et c'est un sujet interdit.
Cette prudence semble justifiée, car un commandant klingon, Kruge, se montre particulièrement intéressé par Genesis, persuadé que la technologie ayant permis de la rendre vivable peut servir d'arme.
Pendant ce temps, l'USS Grissom, vaisseau scientifique et le seul autorisé par Starfleet à s'approcher du nouveau monde, repère une masse métallique. Il s'agit de la torpille à photons ayant servi de sarcophage pour Spock. Des signes de vie animale sont détectés à proximité du cylindre qui s'est posé en douceur sur la planète. David, le fils de Kirk et créateur du programme Genesis se téléporte à la surface de Genesis en compagnie de Saavik pour en découvrir la source. En plus d'un microbe ayant exagérément évolué, les deux scientifiques découvrent que le cercueil ouvert de Spock ne contient que sa tunique funéraire. Un peu plus loin, un cri attire leur attention.
Avec l'aide de ses fidèles compagnons, Uhura, Scotty, Sulu et Chekov, Kirk vole l’Enterprise pour aller chercher le corps de Spock sur la planète Genesis et le ramener avec McCoy au Mont Seleya sur Vulcain. Uhura envoie « dans le placard » son collègue contrôleur d’astrogare afin de téléporter toute la compagnie à bord de l’Enterprise et Scotty va jusqu'à saboter l’USS Excelsior qui doit prendre lEnterprise en chasse (« Plus on risque de compliquer la plomberie, plus elle se bouche facilement, surtout si on l'aide »).
Pendant ce temps, David et Saavik découvrent que l'effet de Genesis a régénéré les cellules de Spock qui se retrouve âgé, à ce moment, entre de « vie terrestre ». Puis, l'USS Grissom est attaqué en traître et détruit par l'oiseau de proie commandé par Kruge.
Toutes les anomalies qui se produisent sur la nouvelle planète sont dues à l'utilisation illégale de la protomatière par David. À cause de ce produit instable, la planète Genesis . Ainsi, Saavik doit aider l'adolescent à passer le pon farr, cette pénible fièvre sexuelle qui assaille, tous les sept ans, les Vulcains mâles.
Lorsque l'Entreprise arrive, trop tard, sur les lieux du drame, il est incapable de tenir tête dans un combat contre le vaisseau klingon. Kirk joue alors de son célèbre « bluff » afin de déstabiliser Kruge. Subtilement, ce dernier joue avantageusement sa partie... D'abord en ayant capturé Saavik, Spock et David ; puis en tuant ce dernier qui se sera sacrifié à la fois pour sauver les Vulcains et « payer » pour ses erreurs reliées à l'expérience truquée de Genesis.
Kirk est acculé et saborde son astronef afin, comme le dira McCoy, de « vaincre la mort et la transformer en une chance de vivre ». En effet, après une lutte acharnée sur la planète qui se meurt, Kirk retourne la situation et fuit Genesis avec son équipage, Saavik et Spock, à bord de l'oiseau de proie de Kruge. Kruge, qui aura payé de sa vie cet entêtement à tant vouloir obtenir le secret de Genesis.
Spock revient à la vie au cours de la cérémonie du Fal-Tor-Pan. Kirk aura payé un lourd tribut pour remplir son devoir vis-à-vis de son ami : il aura perdu son fils et son astronef ; de plus, en désobéissant à sa hiérarchie, il sera devenu un déserteur de Starfleet (). Et pourtant, lorsque Sarek le lui fait remarquer, Kirk se contentera, avec toute la sagesse des héros, de lui répondre : .
Fiche technique Titre original : Star Trek III: The Search for Spock Titre français : Star Trek 3 : À la recherche de Spock Réalisation : Leonard Nimoy Scénario : Harve Bennett, avec la participation non créditée de Leonard Nimoy, d'après les personnages créés par Gene Roddenberry Décors : Joseph Jennings Costumes : Robert Fletcher Photo : Charles Correll Montage : Robert F. Shugrue Musique : James Horner Production : Robert Sallin Sociétés de production : Cinema Group Ventures et Paramount Pictures Société de distribution : Paramount Pictures Pays d'origine : Langues originales : anglais, klingon, russe Format : couleur - - 2,35:1 - son Dolby Digital Genre : science-fiction Durée : Dates de sortie. : États-Unis : France : Affiche : Bob Peak (États-Unis)
Distribution William Shatner (VF : Sady Rebbot) : l'amiral James Tiberius Kirk Leonard Nimoy (VF : Michel Bardinet) : le capitaine Spock DeForest Kelley (VF : François Marié) : le Leonard McCoy James Doohan (VF : Georges Aubert) : Montgomery Scott Walter Koenig (VF : Nicolas Brémont) : Pavel Chekov George Takei (VF : Tola Koukoui) : Hikaru Sulu Nichelle Nichols (VF : Laure Moutoussamy) : Nyota Uhura Robin Curtis (VF : Sylvie Feit) : le lieutenant Saavik (VF : William Coryn) : le David Marcus Scott McGinnis (VF : Franck Baugin) : ' Adventure' Robert Hooks (VF : Pierre Saintons) : l'amiral Morrow Christopher Lloyd (VF : Roger Lumont) : le commandant Kruge Stephen Liska (VF : Mostéfa Stiti) : Torg John Larroquette : Maltz (VF : Bernard Alane) : le commandant J. T. Esteban James B. Sikking : le commandant Styles Miguel Ferrer : le premier officier sur l'USS Excelsior (NCC-2000) Mark Lenard (VF : Roger Rudel) : Sarek Judith Anderson : la grande prêtresse T'Lar
Production Développement Après le succès critique et commercial de Star Trek 2 : La Colère de Khan (1982), les dirigeants de Paramount Pictures souhaitent rapidement mettre en chantier une suite. Réalisateur du précédent film, Nicholas Meyer ne souhaite pas rempiler car il n'a pas accepté des changements opérés sans son accord.. Le poste de réalisateur est proposé à James Goldstone, qui le refuse. Enthousiasmé par le projet, Leonard Nimoy accepte d'endosser à nouveau son rôle de Spock à la seule condition qu'il puisse également réaliser le film.. D'abord réticent, Michael Eisner, chef de la Paramount, se laisse finalement convaincre..
Harve Bennett avait été chargé d'écrire ce , dès le premier jour d'exploitation de Star Trek 2 : La Colère de Khan.. Bennett et Nimoy décident d'utiliser le dernier contact entre Spock et McCoy à la fin de La Colère de Khan pour justifier la « renaissance » de Spock. L'idée du katra vulcain est suggérée par Leonard Nimoy, qui se réfère à l'épisode Le Mal du pays de la série originale.. L'idée est de revenir sur Genesis afin que Kirk retrouve sa noblesse d'âme. Bennett n'aimait pas l'idée qu'il fallait avoir vu le film précédant pour comprendre ce film, mais se résolut à mettre la fin de La Colère de Khan au début du film ainsi qu'un paragraphe introductif dans lequel Kirk décrit dans son carnet de bord le sentiment de perte qu'il éprouve à la suite de la mort de Spock. Afin d'empêcher que l'histoire soit trouvée trop prévisible, Bennett rajoute une intrigue dans laquelle l' est détruit et fait en sorte que cet élément clé soit rendu secret..
Leonard Nimoy avait beaucoup d'ambition pour le film, souhaitant que celui-ci aborde des thèmes comme la vie et la mort ainsi que la place de chacun dans l'univers. Ainsi il souhaite que chaque personnage, même minuscule ait un rôle qui ai un impact réel sur l'histoire. Harve Bennett commence a écrire le script à partir de la fin, lorsque Spock se souvient du prénom de Kirk et a écrit récursivement le script à partir de là. Le fait que Kruge détruise le Grissom avec son amante à l'intérieur fut ajouté afin de caractériser le personnage.
À l'origine, les Romuliens devaient être les antagonistes, mais Leonard Nimoy et la Paramount préfèrent les Klingons. De plus, la recherche de Genesis par les Klingons est mise en parallèle avec la recherche à l'armement nucléaire effectuée par l'URSS à cette époque. Harve Bennett prit cette opportunité de caractériser un peu mieux cette race d'extra-terrestre que la série avait laissée mal définie, même si le vaisseau et sa faculté d'être invisible est en réalité une technologie des romuliens, vues dans l'épisode Le Traître.. À l'origine, il devait être fait mention du vol du vaisseau à la flotte romulienne par Kruge, mais cette idée fut supprimée.
Le script est finalisé en . Le budget de production est alors estimé à de dollarsFischer, , ., supérieur à celui du mais bien loin des du premier film. Comme les costumes et une partie des décors avaient déjà été construits pour le précédent film, le budget supplémentaire fut surtout injecté dans les effets spéciaux.
Attribution des rôles William Shatner était au départ assez gêné à l'idée d'être dirigé par Leonard Nimoy, mais a fini par apprécier le fait d'avoir pour réalisateur une personne qu'il connaissait. Celui-ci subit un régime peu de temps avant le tournage afin de reprendre le rôle de James T. Kirk.
Bien que le personnage de Spock n'apparaisse que sur la fin, Leonard Nimoy éprouva des difficultés pour tourner tout en réalisant. La scène la plus compliquée à tourner étant celle où le McCoy parle à Spock alors que celui-ci est inconscient, car il ne pouvait pas juger de la qualité de la réalisation. En tout, sept personnes joueront le personnage de Spock : en dehors de Nimoy on trouve les acteurs enfants devant le jouer à l'âge de (Carl Steven), (Vadia Potenza), (Stephen Manley), et (Joe W. Davis) ainsi qu'une doublure (Steve Blalock) et l'acteur Frank Welker qui double son cri..
DeForest Kelley dut jouer un Leonard McCoy différent, dont le corps est possédé en partie par l'esprit de Spock. Le reste du casting de la série revient, James Doohan dans le rôle de Montgomery Scott, George Takei dans celui d'Hikaru Sulu, Walter Koenig dans celui de Pavel Chekov et Nichelle Nichols en tant que Uhura. C'est l'actrice qui avait suggéré une scène où elle ne portait pas son uniforme traditionnel d’officière de la communication. Grace Lee Whitney qui jouait le rôle de Janice Rand dans la série originale fait une brève apparition dans la scène de bar du film..
Judith Anderson accepte, à , de jouer le rôle of T'Lar—a, la prêtresse qui restaure le katra de Spock sur insistance de son neveu.. Nimoy souhaitait quelqu'un qui inspire le "pouvoir et la magie" ainsi qu'un côté éthéré. Kirstie Alley, qui incarnait Saavik dans La colère de Khan (1982), n'a pas voulu reprendre le rôle, par peur d'être cataloguée dans les rôles de science-fiction. Leonard Nimoy rencontre alors Robin Curtis, qui venait d'arriver à la Paramount et était amie avec le directeur de casting, et l'engage dès le lendemain.
Edward James Olmos était le choix original de Leonard Nimoy pour le rôle de Kruge. Cependant, Harve Bennett lui préfère Christopher Lloyd. Toutefois, Nimoy admirait son travail sur Vol au-dessus d'un nid de coucou et la série Taxi et était impressionné par sa capacité à jouer des méchants. Leonard Nimoy trouvait que celui-ci apportait un côté théâtral au rôle. Mark Lenard revient dans le rôle de Sarek le père de Spock, rôle qu'il avait déjà incarné dans l'épisode Un tour à Babel ainsi que dans la série animée. Merritt Butrick retrouve le rôle de David Marcus qu'il avait tenu dans le film précédent.
Préproduction