La route nationale 7, ou RN 7, est une route nationale française ayant relié à son apogée Paris (porte d'Italie) à Menton via l'ouest de la Bourgogne, le nord de l'Auvergne, la vallée du Rhône, le massif de l'Esterel et la Côte d'Azur.

Elle a été, jusqu'à la réforme de 2005, la plus longue des routes nationales de France avec , en traversant notamment les villes de Fontainebleau, Montargis, Nevers, Moulins, Roanne, Lyon, Valence, Avignon, Aix-en-Provence, Brignoles, Cannes et Nice.

Histoire Avant la Révolution française La capitale des Gaules se situant à Lugdunum (Lyon), elle devient le point de départ de toutes les voies établies par le gendre d'Auguste, Marcus Vipsanius Agrippa en 20 av. J.-C. Ce maillage au départ de Lyon restera dans l'histoire sous le nom d'étoile d'Agrippa. De là partent les routes vers Lutèce (Paris), selon approximativement le tracé de l'actuelle N6, et vers Rome en longeant le Rhône, par Arausio (Orange), et le bord de la Méditerranée comme la nationale 7.

C'est au , avec la création de la poste royale par Louis XI qu'un réseau cohérent de routes de postes est mis en place. Les chemins de Paris à Lyon passent par Moulins (route du Bourbonnais) ou Dijon (route de Bourgogne). Le siècle suivant voit l'apparition des premiers transports réguliers de voyageurs et la plantation des ormes le long des voies pour les ombrager et les délimiter (le long des actuelles N6 et ex-N7).

C'est aussi à cette époque qu'est édité le Guide des chemins de France, de Charles Estienne (1552), l'ancêtre de tous les guides modernes.

Construction de la route dans les Alpes-Maritimes Quand le Comté de Nice est intégré en 1793 à la République française pour former le département des Alpes-Maritimes, il n'y a pas d'ingénieur chargé des ponts et chaussées. qui y a fait ses premières armes décide de construire une route entre Nice et Menton continuée vers l'Italie, la route de la grande corniche. Joseph Hyacinthe Sigaud. est nommé ingénieur en chef des ponts et chaussées du département des Alpes-Maritimes où il arrive le , mais il quitte ce poste le pour le poste d'ingénieur en chef des ponts et chaussées dans les Bouches-du-Rhône. Il est remplacé par son adjoint, Joseph Ladevèze (1765-1833). Les premiers travaux de terrassements de la route sont adjugés en 1803 à Charles Martinasso, de Nice, pour une estimation de pour la réalisation de de route qui nécessitaient de déblais rocheux. Mais des difficultés ont amené à casser le marché et à la confier à Joseph Fiorina, de Nice. Le marché est soldé en 1806. Le même entrepreneur obtient en 1809 le marché de continuation de la route depuis la chapelle Sainte-Catherine à La Turbie jusqu'à Menton pour un montant de pour . Il poursuit les travaux en 1810 depuis Menton jusqu'au haut de Vintimille, soit pour , puis en 1811 au-delà de Vintimille..

L'autre difficulté de cette route était le pont permettant le franchissement du Var. Un pont avait été rapidement construit en 1792 par le génie militaire. Il mesurait de longueur et de largeur avec de . Le pont est transféré du ministère de la Guerre au ministère de l'Intérieur en 1802. Il va donner plusieurs fois des signes de faiblesse. Une crue en 1802-1803 crée trois brèches. Il faut reconstruire avec du mélèze. Une crue, en 1807, emporte quatre palées. En 1810, des bois flottés créent une nouvelle brèche. En , la création d'une digue permet de diminuer la longueur à pour un projet de nouveau pont de de de portée et de largeur. Les travaux sont attribués à Jean Faraud, architecte de la ville de Nice, en septembre. Quand, en 1814, le général sarde Caqueran d'Osasque entre dans le comté, les travaux de construction étaient interrompus faute d'argent. Le pont de 1792 est resté en service et constamment réparé. C'est avec la construction du viaduc sur le Var pour la ligne de chemin de fer de la compagnie PLM qu'un nouveau pont routier à tablier en fonte est construit entre 1861 et 1863. Le pont a été détruit lors d'un bombardement en 1944. Un nouveau pont routier en béton armé a été inauguré en 1950..

Création de la route En 1824, la route royale est définie . Longue de , elle traversait treize départements : la Seine, la Seine-et-Oise, la Seine-et-Marne, le Loiret, la Nièvre, l'Allier, la Loire, le Rhône, l'Isère, la Drôme, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var. Elle comprend également un embranchement de Lapalisse à Vichy. Elle succède à la route impériale ., route impériale de créée par le décret du .

En 1933, la route , définie , voit son itinéraire modifié et s'enrichit de neuf embranchements. Elle récupère l'ancien tronçon du chemin de grande communication de Nice à Menton, appelé la « Moyenne Corniche », la corniche supérieure devenant la route et l'ancienne correspondant à la corniche inférieure devient un tronçon de la . De même, un tronçon de la compris entre Fréjus et La Napoule est récupéré par la .

Déclassements Un premier déclassement a eu lieu en entre Tassin-la-Demi-Lune et le pont Gallieni à Lyon. Elle a repris le tracé de la entre Tassin-la-Demi-Lune et la place Valmy à Lyon Vaise.

La loi du relative aux libertés et responsabilités locales, notamment son , marque un tournant dans l'histoire du réseau routier national. Ainsi de routes nationales devraient être transférées aux conseils généraux à partir de 2005. Réponse du secrétariat d'État à l'aménagement du territoire publiée dans le Journal officiel du Sénat du , , en réponse à une question orale d'un sénateur du Jura publiée dans le JO du Sénat du .. La route est menacée de disparition, notamment en banlieue parisienne... Certains élus sont opposés au transfert de la aux départements qu'elle traverse, comme dans le département de la Loire, où cette route selon son président Pascal Clément, ou dans les Bouches-du-Rhône. En revanche, les sections situées entre Nevers (prolongement de l'autoroute A77) et la Loire, ainsi que la partie drômoise (délestage de l') prévoient d'être maintenues dans le domaine routier national..

Le décret du ne conserve dans le réseau routier national que moins de la moitié de la longueur de cette route, pour cinq liaisons. : la liaison de Paris à Lyon et à Marseille, où la est maintenue au droit de Tassin-la-Demi-Lune en tant que bretelle d'accès à l', ainsi que la liaison A7-A9 assurée en partie par la au sud d'Avignon la liaison de Paris à Saint-Étienne via Nevers et Moulins, où la est maintenue entre l'autoroute A77 au sud de Nevers et la au sud de Roanne la liaison entre la vallée du Rhône et l'Espagne via Orange (et au-delà vers Nîmes, Montpellier et Perpignan), entre l'A46 et l'échangeur Orange-Sud de l'A7 la liaison entre Clermont-Ferrand et Lyon, entre les et 489, avec déclassement prévu lorsque la section de l' sera mise en service entre ces deux routes nationales précitées la bretelle prolongeant l' et passant sous les pistes de l'aéroport d'Orly.

De Nevers à Lyon, la route conserve son statut de nationale. Cependant, il s'agit (en quelque sorte) d'un sursis, notamment entre l'Hôpital-sur-Rhins (commune de Saint-Cyr-de-Favières, près de Roanne) et Lyon, car il est expressément indiqué dans ledit décret que cette section de route cessera d'appartenir au réseau routier national lors de la mise en service du tronçon correspondant de l'A89, c'est-à-dire depuis 2013. Quant à la section Nevers-Roanne, elle est destinée à être transformée en autoroute (voir projets de l'A77).

L'autre grande section concernée est Vienne – Orange, itinéraire de dédoublement de l'A7 non déclassée en 2007, prévue pour être transformée en dans un avenir assez lointain.

Un troisième secteur à Avignon est également conservé entre la ville et l'A7 près de Caumont-sur-Durance.

Tous les autres tronçons sont rétrocédés aux départements..

Dans le Val-de-Marne, sur tout son parcours, la nouvelle numérotation est la depuis fin 2009 En Seine-et-Marne, l'ensemble du parcours a pris début 2007 le numéro Elle traverse le Loiret sous la numérotation Dans la Nièvre, les anciens tronçons de la s'appellent Dans l'Allier, les traversées d'Avermes, de Moulins, de Toulon-sur-Allier, de Lapalisse et de Saint-Prix s'appellent désormais (il a existé une numérotation provisoire, en Nationale 2007) Dans la Loire, elle s'appelle à Saint-Martin-d'Estréaux, La Pacaudière et Changy, et autour de Roanne Dans le Rhône, elle s'appelle entre Dardilly et A46 à Communay. Dans le Vaucluse et plus particulièrement entre Sorgues et Orange, elle a été renumérotée en Dans les Bouches-du-Rhône, elle s'appelle la Dans le Var : la désignation retenue a certainement été choisie pour conserver l'appellation N7, à grande valeur symbolique Dans les Alpes-Maritimes, elle est numérotée jusqu'à la frontière italienne où son parcours se termine, sauf sur le territoire de la Métropole Nice Côte d'Azur où elle prend le numéro de .

La loi du , dite « loi 3DS », prévoit le transfert des routes nationales aux collectivités volontaires. Le transfert de la est effectif au . dans deux départements : dans le Rhône, entre l'échangeur de Tarare-Ouest de l'A89 et La Tour-de-Salvagny, où les ont été déclassés en .. et sur l'ensemble du département de Vaucluse, .

Initialement prévue en 2024, la mise à disposition de la section comprise entre la limite régionale avec la Nièvre et Tarare ainsi que dans la vallée du Rhône, à la région Auvergne-Rhône-Alpes, est effectuée au .. Après cette date, la est constituée d'une courte route nationale passant sous l'aéroport Paris-Orly et d'une section entre Sermoise-sur-Loire et Tresnay.

Exploitation Lors de la constitution des directions interdépartementales des Routes (DIR) en 2006, les sections subsistantes de la route sont gérées par trois DIR différentes. : la DIR Île-de-France gère la section comprise entre l'échangeur avec l'A106 à Paray-Vieille-Poste et le carrefour avec la rue Paul-Vaillant-Couturier à Athis-Mons la DIR Centre-Est gère les sections comprises entre les deux sections de l'A77 entre Pouilly-sur-Loire et Pougues-les-Eaux, puis entre Sermoise-sur-Loire et la à La Tour-de-Salvagny et entre l'échangeur de Communay de l'A46 et la à Lapalud la DIR Méditerranée gère les sections comprises entre la à Lapalud et l'échangeur d'Orange-Sud de l'A7, puis entre le croisement avec la liaison Est-Ouest d'Avignon et la incluse.

Itinéraire De Paris à Lyon

Les communes traversées par la RN 7 de Paris à Lyon sont :

Île-de-France : Paris (Porte d'Italie) • Le Kremlin-Bicêtre • Villejuif • L'Haÿ-les-Roses (à l'ouest) • Vitry-sur-Seine (à l'est) • Chevilly-Larue (à l'ouest) • Thiais (à l'est) • Rungis (à l'ouest) • Orly (à l'est) • passage sous les pistes de l'aéroport d'Orly • Villeneuve-le-Roi (à l'est) • Paray-Vieille-Poste (à l'ouest) • Athis-Mons • Juvisy-sur-Orge • Viry-Châtillon • Grigny • Ris-Orangis • Évry-Courcouronnes • Corbeil-Essonnes • Le Coudray-Montceaux (Plessis Chenet) • Saint-Fargeau-Ponthierry • Pringy • Villiers-en-Bière • Chailly-en-Bière • Forêt de Fontainebleau • Fontainebleau • Bourron-Marlotte • Grez-sur-Loing • Saint-Pierre-lès-Nemours • Nemours • Souppes-sur-Loing.

Centre-Val de Loire (Loiret) : Dordives • Fontenay-sur-Loing • Cepoy • Châlette-sur-Loing • Montargis • Amilly • Mormant-sur-Vernisson • Solterre (La Commodité) • Pressigny-les-Pins • Nogent-sur-Vernisson • Boismorand (Les Bézards) • La Bussière • Briare • Bonny-sur-Loire.

Bourgogne-Franche-Comté (Nièvre) : Neuvy-sur-Loire • La Celle-sur-Loire • Myennes • Cosne-Cours-sur-Loire • Tracy-sur-Loire (Maltaverne) • Pouilly-sur-Loire • Mesves-sur-Loire • La Charité-sur-Loire • La Marche • Tronsanges • Pougues-les-Eaux • Varennes-Vauzelles • Nevers • Challuy (à l'ouest) • Sermoise-sur-Loire (à l'est) • Magny-Cours • Saint-Parize-le-Châtel (Moiry) • Saint-Pierre-le-Moûtier • Chantenay-Saint-Imbert • Tresnay.