Pierre Lombard-Lachaux, né le à Beaufort-sur-Gervanne (province du Dauphiné, actuel département de la Drôme), mort le à Crest (département de la Drôme), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie Né dans le Dauphiné, l'existence pré-révolutionnaire de Lombard-Lachaux est obscure. Pour les uns, il est prêtre catholique avant de se défroquer lors de la Révolution française et de se prétendre pasteur protestantJoseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Volume 72. D'autres ont soutenu qu'il était en fait un simple garçon tailleur effectuant son tour de FranceLouis Marie Prudhomme, Histoire impartiale des révolutions de France, depuis la mort de Louis XV, Tome 3, Paris, 1826.
Il s'installe à Orléans et devient l'un des patriotes les plus fougueux de cette ville, dont il devient finalement maire en 1792. Il occupe ces fonctions lorsque Léonard Bourdon se rend dans sa ville le , après les massacres de Septembre dans la capitale, afin d'assassiner les prisonniers de la Haute Cour nationale. Ces exécutions n'ont pas lieu faute de prisonniers. En revanche les hommes de Bourdon brûlent des maisons de prétendus aristocrates et tuent cinq d'entre eux. Le maire n'aurait pas tenté de les sauver et même au contraire encouragé au meurtre en empêchant la troupe de calmer la foule en furie. D'autres auteurs signalent à l'inverse son rôle modérateur lors de cet épisodeEugène Ernest Desplaces, Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Nouvelle Edition, Tome 25, Paris, 1860..
En , Pierre Lombard-Lachaux est élu député du Loiret, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, se prononce contre l'appel au peuple mais en faveur du sursis à l'exécution de la peine. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. En mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze. En brumaire an II (), il abdique ses fonctions religieuses.
En , Pierre Lombard-Lachaux est envoyé en mission dans les départements de l'Aude et de la Haute-Garonne, aux côtés de Jean-Baptiste Mailhe, afin d'y accélérer la levée en masse décrétée en février.
Le , il fait décréter en tant que rapporteur du comité des Finances la distribution d'une somme de cent mille livres aux théâtres parisiens ayant joué pour le peupleChantal Meyer-Plantureux, Pascal Ory, Théâtre populaire, enjeux politiques: de Jaurès à Malraux, Paris, 2006, Editions Complexe. Après la chute de Robespierre, Lombard-Lachaux reste fidèle à la Montagne et prend la défense de Robert Lindet, attaqué par les thermidoriens.
Non réélu en 1795, il est nommé par le Directoire dans les bureaux du ministère des Finances, où il entre comme chef de la division des FinancesDuran Alain, "Lombard-Lachaux, Pierre", dans Dictionnaire des Conventionnels, tome 2, 2022, p. 769. Il réapparaît en 1799 comme fournisseur auprès des Hôpitaux de la République, puis comme professeur dans une école centrale parisienne. Le coup d'État du 18 brumaire lui permet de devenir conseiller de préfecture de la Drôme, poste qu'il ne garde visiblement pas longtemps.
Il se rétablit en 1802 comme pasteur à Crest, dans son Dauphiné natal, et meurt cinq ans plus tard dans sa soixante-quatrième année.
Sources
Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Volume 72
Notes
Catégorie:Conseiller de préfecture Catégorie:Député du Loiret Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Maire d'Orléans Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Naissance en juin 1744 Catégorie:Décès en août 1807 Catégorie:Décès à 63 ans