Louis-Joseph, baron Mejan, ou Mejean, ( - Montpellier † ) est un militaire français des .
Biographie Entré au service comme soldat dans le régiment de Hainaut-infanterie (50) le , Mejan fut congédié par grâce le , et s'engagea de nouveau le dans le d'infanterie.
La Révolution
Passé adjudant-sous-officier dans le de volontaires de l'Hérault le , il devient capitaine de grenadiers au 6e bataillon des volontaires de l'Aude le , et se fait remarquer à l'affaire du Mas-d'Hen (Pyrénées-Orientales), le suivant. Le 20 du même mois, le général Hers lui confia le commandement du bataillon des braconniers montagnards, avec lequel il continua les guerres des Pyrénées en l'an II et en l'an III. Lors de la première prise de Boulou (), il monta le premier à l'assaut du fort de Montesquiou, qui fut enlevé après une vigoureuse résistance.
Chef de la demi-brigade d'éclaireurs le , il fut appelé, le suivant, au commandement de la provisoireLa provisoire avait été formée des unités suivantes : Bataillon de Béziers ; de volontaires de la Haute-Vienne ; Bataillon de Braconniers montagnards. À la réorganisation de 1796 () elle entra dans la composition de la de deuxième formation. Par l'arrêté du (), la a pris le nom de d'infanterie de ligne. Source www.1789-1815.com, et il prit, le , le commandement de la force armée dans les départements de l'Ardèche, de la Lozère et de la Haute-Loire. Chargé, le , de diriger une battue dans le département de l'Ardèche, il enleva une pièce de canon aux révoltés et leur fit un grand nombre de prisonniers.
Passé à l'armée d'Italie, le général en chef Bonaparte l'appela, le , au commandement de la légère, avec laquelle il fit cette campagne et la suivante.
Après les guerres de Naples et de Hollande, de l'an VII à l'an IX, le colonel Mejan fut réformé avec traitement le 1 floréal de cette dernière année.
L'Empire
Rappelé par arrêté des consuls, du , il fut placé à la tête de la d'infanterie légère, et fit avec ce corps les campagnes des côtes de l'Océan de l'an X à l'an XIV.
Il reçut, le , la décoration de la Légion d'honneur, celle d'officier de cet Ordre le 25 prairial même année, et fut nommé, en l'an XIII, membre du collège électoral du département de l'Hérault.
Le colonel Mejan fit ensuite les guerres de la Grande Armée d'Allemagne de l'an XIV (Autriche), 1806 (Prusse), 1807 (Pologne) et 1808 ; il se signala surtout à la bataille de Friedland, où il fut blessé à la hanche droite d'un coup de biscaïen.
L'année suivante, lui conféra le titre de baron de l'Empire avec dotation. Le , le duc de Dalmatie lui envoya l'ordre de se rendre au dépôt de son régiment pour y attendre l'avancement demandé en sa faveur ; il y resta jusqu'au suivant, époque à laquelle le ministre de la Guerre l'autorisa à se rendre en France pour y attendre la fixation de sa solde de retraite. Le colonel Mejan, déchu des espérances qu'on lui avait laissé entrevoir, se rendit à Paris pour réclamer hautement contre une disposition qui allait le priver de nouvelles occasions de se signaler.
Il obtint, le , l'ordre de se rendre à Limoges pour y prendre le commandement du de marche du Midi, faisant partie de la division de réserve de l'armée d'Espagne. Mis à la disposition du maréchal-duc d'Istrie le , celui-ci lui confia la défense de la place de Santander, qu'il conserva jusqu'au de la même année. Il fut alors désigné pour aller prendre le commandement supérieur de la province de Toro.
Le général Dorsenne lui ayant prescrit, le , de se rendre près de lui, il resta attaché à son état-major jusqu'au suivant, époque à laquelle il alla prendre le commandement de la province de Guipuscoa, commandement qu'il conserva jusqu'au .
Le colonel Mejan fut mis à la retraite le et mourut le .
Vie familiale
Marié, le , avec Marie Angélique Marthe Françoise Bosca, il eut : Antoine André Arisitide (né le ), Mejan ; Rose Joséphine Marthe (née le ) ; Joannine Jacqueline Françoise (née le ).
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du baron Mejan et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Burgos), enregistrées au Sénat conservateur le , et publiées à l'audience de la cour de Montpellier le Archives de la cour de Montpellier),
Écartelé : au premier de sinople à la tour crénelée de trois points d'or, maçonnée, ouverte et ajourée de sable; au deuxième des barons militaires; au troisième de gueules aux trois pattes de chevreuil d'argent posées en fasce, l'une sur l'autre, au quatrième de sinople au cor de chasse d'or virolé d'argent, posé en bande, l'embouchure en haut., et ses Compléments sur www.euraldic.com
Livrées : bleu, rouge, blanc, chamois et verd: le verd;dans les bordures seulementPLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France))..
Annexes Bibliographie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
d'infanterie légère ; Liste des membres de la noblesse d'Empire ; Armorial des barons de l'Empire ;
Liens externes
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