Ephedra major, le Grand Éphédra ou Grande Uvette, est un arbrisseau xérophyte de la famille des Éphédracées. Comme tous les éphédras, dans une moindre mesure, la plante a été utilisée pour ses vertus médicinales ou cosmétologiques.
Dénominations Le nom scientifique valide est Ephedra major Host.
Les noms vulgaires (vulgarisation scientifique) recommandés ou typiques en français sont Grand ÉphédraNom en français d'après l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. . Montpellier, France, Cirad. Nom en français d'après tela-botanica et Grande Uvette.
Les autres noms vulgaires ou les noms vernaculaires (langage courant) pouvant désigner éventuellement d'autres espèces sont Éphèdre des monts Nébrodes, Grand Éphèdre, Éphèdre major.
Description thumb|left|Buissons de Grand Éphédra dans les montagnes d'Azerbaïdjan Occasionnellement rencontrée au milieu des rochers calcaires ou sur les vieux murs, cette espèce de 10 à de haut est caractérisée par ses tiges à articles courts (1-) et filiformes (), ses rameaux dressés et ligneux à la base, ses cônes sessiles ou subsessiles à deux graines recouvertes d'écailles charnues rouges. Ces caractères le distinguent d'Ephedra distachya qui peut atteindre 0,3 à de haut, possède des tiges à articles allongés (3-), épais () et souvent couchés, et des cônes longuement pédonculés à une seule graine.
En France, la Grande Uvette fleurit de mai à juin et les fruits sont mûrs d'août à septembre.
Répartition Le Grand Éphédra est une espèce méditerranéo-asiatique. On la rencontre en France, Espagne, Italie, Sardaigne, Sicile, Grèce, Chypre, Afghanistan, Turkmenistan, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Maroc, Algérie, Iran, Liban, Tunisie, Syrie, Turquie.
Nomenclature et classification scientifiques Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1831 par le botaniste autrichien Nicolaus Thomas Host. L'épithète spécifique « major » signifie très grandLorraine Harrison, Le latin du jardinier. Editions Marabout, 2012..
En classification phylogénétique, comme en classification classique, elle fait partie de la famille des Ephedraceae.
La taxinomie du genre Ephedra est très discutée, mais les publications du début du tendent à réduire le nombre d'espèces. Ephedra nebrodensis Tineo, notamment, est désormais considérée comme étant un synonyme, tandis que la validité de Ephedra fragilis Desf. est confirmée.
Synonymes Ainsi Ephedra major admet de nombreux synonymes :
l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) mentionne aussi les synonymes suivants : Ephedra procera C.A.Mey. Ephedra vulgaris Tchich.
Liste des variétés et sous-espèces
Selon : sous-espèce Ephedra major subsp. procera (C.A.Mey.) Bornm. variété Ephedra major var. suggarica Maire
Selon (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) : sous-espèce Ephedra major subsp. major sous-espèce Ephedra major subsp. procera (C.A. Mey.) Bornm. sous-espèce Ephedra major subsp. villarsii (Gren. & Godr.) P. Fourn. variété Ephedra major var. procera (C.A. Mey.) Fitschen variété Ephedra major var. suggarica Maire
Utilisation par l'homme Comme tout Ephedra, il renferme des alcaloïdes : éphédrine, pseudoéphédrine, noréphédrine et adrénaline.
En Algérie, une pâte à base de cette plante, faite de fruits secs écrasés, était utilisée en cosmétologie traditionnelle pour rougir la peauDr Ben Moussa, Médecines et cosmétologie traditionnelles. Département de pharmacie Batna. Page 4..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Ephedra Éphédrine
Liens externes
Catégorie:Ephedraceae Catégorie:Espèce de Gnétophytes (nom scientifique)