Antoine Victor Augustin d'Auberjon, comte de Murinais, né le à Murinais (Isère) et mort le à Sinnamary, est un général et homme politique français.

Biographie Antoine Victor Augustin d'Auberjon est le fils de Pierre Joseph d'Auberjon, titré marquis de Murinais, seigneur de La Balme et de Bonrepos, lieutenant-colonel du régiment de Sales et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, et de Louise Geneviève Savary de Brèves.

Antoine Victor Augustin d'Auberjon est d'abord présenté de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1743 sans faire ses caravanesde La Roque, col. 13, et en 1759, il devient cornette au régiment des chevau-légers de Berry. Le , il passe enseigne aux gendarmes de Bourgogne, aide-major le , et major en second le .

En 1766, il est nommé colonel du régiment du Dauphin, et il est fait brigadier de dragons le . Le , il est promu maréchal de camp.

Il comparait en 1788 à l'assemblée de Vizille, et vote en 1789 comme seigneur de la Faloise, avec la noblesse des bailliages de Mantes et de MeulanWoelmont de Brumagne, Notices généalogiques, tome 6 (1830), p 52.. Il est élu, le 21 germinal an V, député de la Seine au Conseil des Anciens puis au Conseil des Cinq-Cents, et se range parmi les membres les plus actifs des clichyens (de tendance royaliste constitutionnels).

Ayant été arrêté à la suite du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) dirigé contre les partisans de Pichegru, il est condamné le même jour à la déportation à Cayenne : "Vieux militaire peu éclairé, à qui l'espoir d'une contre-révolution fit ambitionner le poste de député, et prononcer le serment de haine à la royauté", selon Mme de ChastenayMémoires de Mme de Chastenay, tome I, p 316. En réalité, il pourrait s'agir de son neveu, qui fut député sous la Constituante.. Il meurt un an plus tard au bagne de Sinnamary en Guyane. Son éloge funèbre fut prononcé par Tronson du Coudray. Il aurait dit sur son lit de mort : "Plutôt mourir sans reproche à Sinnamari que vivre coupable à Paris".

Il avait épousé, par contrat signé du Roi en avril 1772, Françoise-Mélanie Charron (fille de Laurent II, fermier général, et de Catherine-Marguerite Mortier), héritière en 1769 de Saint-Jean de Beauregard. Leur fils, Pierre Victor d'Auberjon de Murinais (1773-1834), marié en 1797 à Marguerite Aglaé de Beaufort de Grandcourt (1778-1867), d'une famille de Provins, sera lieutenant des gardes du corps de Louis XVIII, et maire de Saint-Jean de Beauregard (sans postérité). Il est aussi l'oncle de Guy Joseph François Thimoléon d'Auberjon de Murinais (1759-1831), député aux États généraux de 1789 (dont 4 enfants).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

. Le nobiliaire universel: ou, Recueil général des généalogies…, Volume 5 - Par marquis de Achille Ludovic Magny, Ludovic de Magny - 1858

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