François-Émile de Lansac, né le à Tulle et mort le à Paris (17 arrondissement), est un peintre français. thumb|Épisode du siège de Missolonghi. Salon des artistes français, Paris 1827. Missolonghi Pinacothèque. thumb|Trompette du sonnant le ralliement. Salon des artistes français, Paris 1837. Musée de l'Armée, Paris, Invalides.
Biographie
François-Émile de Lansac est issu d’une famille originaire du Béarn, fils d’Arnaud de Lansac et de Charlotte Émilie Coutures. Il est né à Tulle où son père, inspecteur général du trésor public, se trouvait au cours d’une inspection. Élève du peintre Jean-Charles Langlois, grand admirateur de Théodore Géricault, François-Émile de Lansac passa plusieurs années au haras de Tarbes, étudiant les chevaux. De retour à Paris, il collabora avec Ary Scheffer, devint son élève et contribua ses talents à maints tableaux de Scheffer. À sa sortie de l’atelier de Scheffer, Lansac se spécialisa en portraits, scènes militaires et sujets historiques. Il participa régulièrement au Salon des artistes français de 1827 jusqu’à 1878, obtenant une médaille de troisième classe en 1836 et une deuxième classe en 1838. Il fut bientôt classé hors concours. Parmi ses amis intimes on compte les artistes contemporains: Ary Scheffer, Henry Scheffer, Alexandre-Gabriel Decamps, Thomas Couture, Constant Troyon et Alfred de Dreux.
À Paris, la résidence de Lansac se trouvait au 37, avenue Montaigne dans le , hébergeant le bureau des visas de l'Ambassade du Canada jusqu'au mois de .
Ses œuvres les plus citées sont : Épisode du siège de Missolonghi (1827), Portrait équestre d'Olivier de Clisson, connétable de France (1847), Portrait équestre du maréchal de la Palisse (1835), Portrait équestre de le duc d'Orléans (1844), Portrait équestre du prince Louis-Napoléon, président de la République (1850). Le Portrait équestre de le duc d'Orléans exposé au Salon de 1844 se trouve au musée de Versailles. Le musée de l'Armée (Paris) aux Invalides conserve son Trompette du sonnant le ralliement de 1837. Le musée des beaux-arts de Bordeaux possède de lui deux études de chevaux: étude de cheval bai et étude de cheval blanc. Au musée national du château de Compiègne se trouve une œuvre intitulée: deux chiens sur une borne rouge. Le Musée national des Arts et Traditions populaires, Paris conserve de lui le tableau une forge acheté par l'État au salon des artistes français de 1831. Le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon conserve le Portrait équestre du maréchal de la Palisse de 1835.
Échos du Salon des Artistes
Jean-François Destigny écrit, en 1840, au sujet du tableau, dans la Revue Poétique du Salon de 1840 : Mort du lieutenant général comte de Damrémont, gouverneur de l'Algérie, tué devant Constantine le
La Mort de Damrémont, ce sanglant épisode D’une guerre sans fin comme sans résultat, D’Émile de Lansac est le tableau d’éclat. Mais ce n’est qu’un quatrain pour qui mérite une ode: Il fallait du héros éterniser les traits, Et ne pas s’en servir comme d’un vain prétexte Pour aduler un prince et broder sur le texte Un pareil nombre de portraits.
Notes
Sources & bibliographie Bénézit vol. 6, 1976, 436 René Fage dans: Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze (1890) Joconde (catalogue) Nina M. Athanassoglou-Kallmyer French Images from the Greek War of Independence 1821-1830 Élisabeth Hardouin, Fugier et Françoise Dupuis-Testenoire, Le Peintre et l'animal en France au Éditions de l'Amateur, 2001 La Grèce en révolte, Delacroix et les peintres français 1815-1848'', Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1996
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en octobre 1803 Catégorie:Décès en avril 1890 Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 86 ans