Espoir en Dieu est un poème de Victor Hugo, extrait des Chants du crépuscule, que Jacques Offenbach met en musique en 1851.
Création
Lors de son séjour au château de Digoine, Jacques Offenbach compose le une mélodie pour soliste et accompagnement piano sur le poème Espoir en Dieu de Victor HugoPièce J100 du catalogue FRAD071_J1-1149 Archives d'origine privée, petits fonds et pièces isolées (J 1 - 1149), Archives départementales de Saône et LoireIl existe aussi une version conservée au Morgan Library and Museum, à New-York, où l'accompagnement est à peine esquissé, Morgan Library and Museum. Les biographes d'Offenbach ne semblent pas connaître cette création, et on ignore donc aujourd'hui son contexte.
Il réécrira ensuite sa mélodie pour soprano, chœur mixte et orchestreSite des éditions OEK.
In Memoriam (Grande symphonie solennelle)
Alors qu'il fuit la Commune, Jacques Offenbach compose, en 1871 à Bordeaux, une œuvre patriotique inachevée qu'il nomme In memoriam et dans laquelle il insère Espoir en Dieu sous la forme d'un chœurL'Avant-scène Opéra n°235, Offenbach les Contes d'Hoffmann, Guide d'écoute par Jean-Christophe Keck, page 80.. Jacques Brindejont-Offenbach décrit un manuscrit de 32 feuillets, dont l'orchestration n'est pas terminée, et dans lequel Jacques Brindejont-Offenbach, Offenbach Mon Grand-Père, Plon, 1940, page 281
Les Contes d'Hoffmann
Enfin, pour Les Contes d'Hoffmann, il utilise cette mélodie pour l'apothéose. Elle devient un quatuor (La Muse, Stella, Hoffmann et Lindorf) avec chœur sur les paroles « Des cendres de ton cœur réchauffe ton génie ». Elle est exécutée lors d'un concert privé chez le compositeur le , mais est supprimée lors de la création de l'œuvre à l'Opéra-Comique. Elle est transformée en musique de scène pour accompagner le monologue de la Muse. En tant que telle, elle apparaît dans la première édition de la partition en 1881.
Discographie
L'apothéose « Des cendres de ton cœur » des Contes d'Hoffmann est interprétée dans les enregistrements :
1972 : Richard Bonynge (dir.), Placido Domingo (Hoffmann), Joan Sutherland (Olympia/Giulietta/Antonia/Stella), Gabriel Bacquier (Lindorf/Coppélius/Dapertutto/Miracle), Huguette Tourangeau (Nicklausse, la Muse), Hugues Cuenod (Andrès/Cochenille/Pitichinaccio/Frantz), chœurs et orchestre de la Suisse romande - Decca (version Bonynge)
1988 : Sylvain Cambreling (dir.), Neil Shicoff (Hoffmann), Luciana Serra (Olympia), Jessye Norman (Giulietta), Rosalind Plowright (Antonia), José van Dam (Lindorf/Coppélius/Dapertutto/Miracle), Ann Murray (Nicklausse/la Muse), Robert Tear (Andrès/Cochenille/Pitichinaccio/Frantz), chœurs et Orchestre Symphonique de La Monnaie - EMI (version Œser)
Références
Liens externes
Catégorie:Poème de Victor Hugo Catégorie:Œuvre de Jacques Offenbach Catégorie:Œuvre musicale composée en 1851