vignette|Création du Soleil, de la Lune, et des plantes, fresque de Michel-AngeMichel-Ange fait la synthèse de deux journées de la création, la troisième et la quatrième (1511) sur le plafond de la chapelle Sixtine : à droite Dieu, entouré de quatre putti, pointe du doigt le Soleil resplendissant et la Lune plus pâle qu'il vient de créer ; à gauche, le voile retroussé sur des fesses, Dieu plonge vers la Terre sur laquelle il a créé les premiers buissons et touffes d'herbe.. L’historien de l'art Henry Thode pense que Michel-Ange a voulu aussi représenter la création de la Terre..
Le fixisme est une hypothèse aujourd'hui rejetée par la communauté scientifique selon laquelle il n'y aurait pas de transformation des espèces végétales ou animales ni d'évolution de l'Univers depuis sa création. Elle suppose que le monde dans lequel l'homme vit est stable (créationnisme) ou revient toujours dans le même état selon des cycles (fixisme cosmologique qui transparaît dans les pensées grecque, hindoue, chinoise et égyptienne)..
Le créationnisme est une résurgence du fixisme, il est motivé essentiellement par des considérations religieuses mais se concentre sur l'explication des origines (alors que le fixisme ne s'en préoccupe pas), et s'oppose à certaines théories de l'évolution (alors que le fixisme est antérieur à ces théories).
Historique
Il s'agit d'un cadre de pensée, inspiré à la fois par les récits originels religieux (par exemple : le septième jour de la création des hébreux) et les philosophies développées dans l'Antiquité (comme la description de l'Univers selon Aristote).
Au cours de l'histoire des sciences, tous les intermédiaires ont été proposés entre le fixisme absolu et l'évolutionnisme intégral. : progressionnisme, théorie antitransformiste dont le chef de file est Marcel de Serres, progressionniste qui suppose le perfectionnement graduel des êtres organisés (idée illustrée dans la Marche du Progrès) par remplacement successif des faunes et des flores au cours de l'histoire de la Terre, les nouvelles espèces étant créées indépendamment les unes des autres de manière miraculeuse (selon le créationnisme, création par Dieu ) ; le continuisme qui estime que la complexité s'organise selon une succession ininterrompue (croyant en la continuité de la vie à travers les temps géologiques, cette théorie rejette ainsi le catastrophisme et propose de ne considérer que l'uniformitarisme) ; le discontinuisme de Cuvier en accord avec les idées fixistes et catastrophistes (l'anatomiste français n'évoque pas des extinctions de masse mais des extinctions majeures, qu'il appelle Catastrophes de type inondations ou séismes, la terre étant ensuite repeuplée par une nouvelle création ou des migrations après ces catastrophes. Par prudence vis-à-vis des autorités religieuses, il exclut l'homme de cette histoire géologique. Sa mainmise sur le système universitaire explique en partie que l'évolution a eu beaucoup de mal à s'implanter en France. D'après .) ; le transformisme limité qui admet l'existence d'un lien généalogique entre espèces proches de la classification naturelle, mais qui refuse d'étendre ces connexions au-delà du genre ou de la famille biologique. Au , l'opposition pertinente, au temps de la naissance des sciences de la terre et de la vie, n'est pas ..
Le fixisme a dominé la pensée scientifique et religieuse jusqu'à la formulation des théories de l'évolution, de la dérive des continents, de la cosmologie, l'étude des fossiles Il a été alors abandonné dans toutes les branches de la science et de la philosophie.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Catastrophisme Équilibre ponctué Évolution (biologie) Finalisme Histoire de la pensée évolutionniste Lamarckisme
Uniformitarisme Théorie de la préformation
Liens externes
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