La Rhapsodie roumaine en la majeur, , est une œuvre symphonique de Georges Enesco, composée en 1901. Elle est créée le à Bucarest sous la direction d'Enesco, accompagnée de sa sœur, la Rhapsodie roumaine en ré majeur. C'est l'œuvre la plus connue du compositeur.
Présentation Cette rhapsodie est construite à partir de la musique populaire traditionnelle roumaine, procédé qu'Enesco avait déjà employé pour sa suite symphonique, le Poème roumain (1897). Utilisant des mélodies habituellement au répertoire de musiciens virtuoses tels que Grigoraș Dinicu, Enesco emprunte des thèmes parmi lesquels : , qu'Enesco a entendu dès son plus jeune âge, la danse « Hora lui Dobrică » (repère « 4 » de la partition), « lăutar Lea Chioru », composée d'une succession de danses, la chanson et l'immortelle pièce de virtuosité D'après Vasile Tomescu, notes de présentation de l'œuvre pour le disque « Hommage à Georges Enesco », Orchestre de la radio roumaine, direction Iosif Conta (1974, Electrecord/Déesse DDLX 81) . du finale (repère « 13 ? » de la partition), qui mène progressivement l'auditeur .
L'inspiration la plus proche est celle des Rhapsodies hongroises de Liszt, que parfois le disque rapproche (par exemple les versions de Doráti ou de Stokowski).
Des deux rhapsodies, c'est la première, la plus exubérante, qui a toujours été la plus populaire, la seconde étant plus intime. Enesco lui-même l'a jouée partout à la demande des organisateurs de concerts et a fini par en être écœuré, confesse-t-il dans une lettre de 1949.
La rhapsodie est dédiée au compositeur français Bernard Crocé-Spinelli, élève d'André Gedalge, directeur du conservatoire de Toulouse, puis de Bordeaux.
Analyse
Bien qu'en un seul mouvement, les nombreuses indications de mouvement peuvent être distinguées : Modéré - Très vite - Premier mouvement - Posément - Même temps - Plus vite - Posément - Même temps - Posément - Plus vite - Encore plus vite - Très vif - Allègrement - Très vif
Durée : environ .
Éditions Enoch
Arrangements pour piano (1949) par le compositeur lui-même pour violon et piano de Marcel Stern pour quatuor avec piano de Thomas Wally pour quintette, violons, violoncelle, contrebasse et piano, de N. Rudd Pour harmonica de Larry Adler (avec Les Colin au piano). Disque MMS 137 Guilde internationale du disque.
Discographie Orchestre Morceau brillant, la première Rhapsodie a été jouée par tous les grands chefs du : Mengelberg, Toscanini, Weingartner, Stokowski, Krauss, Silvestri, Paray, Doráti, Bernstein, Ormandy, Munch, Rojdestvenski, Celibidache — et les prestigieux orchestres du monde entier. Au disque, le choix est de qualité.
Transcriptions La transcription pour piano de l'auteur a été enregistrée par : Monica Gutman, piano (2000, Claves Records CLA 50-9906) Dana Ciocarlie, piano (, L'Empreinte digitale ED 13122)
La transcription pour violon et piano de Marcel Stern : Susanne Stanzeleit, violon ; Julian Jacobson, piano (2003, Meridian Records CDE 84469)
Notes et références
Bibliographie
.
Liens externes
Catégorie:Rhapsodie pour orchestre Catégorie:Œuvre de Georges Enesco Catégorie:Œuvre en la majeur Catégorie:Musique classique symphonique Catégorie:Œuvre musicale composée en 1901