La Fabrique de fer de Charleroi (FAFER) ou Industeel Belgium aujourd'hui est une entreprise sidérurgique belge située le long de la Sambre sur l'ancienne commune de Marchienne-au-Pont, aujourd'hui Charleroi. Environ 900 personnes y produisent de tôles en aciers ordinaires, alliés et inoxydables (environ 1/3 de la production) à partir de métal de récupération (ferraille). Les tôles font jusqu'à de largeur, entre 3 et d'épaisseur et pèsent jusqu'à .
Historique vignette|gauche|redresse|Facture du 28 février 1910. C'est en 1863 que Victor Gillieaux achète les premiers terrains et crée une société en commandite dotée d'un capital de dénommée « Victor Gillieaux et Cie ». Le , il reçoit l'autorisation d'y installer une usine pour la fabrication de fer. Le , après augmentation de capitalLe capital est porté à , la société est transformée en société anonyme et prend la raison sociale « Fabrique de fer de Charleroi », structure qu'elle conservera jusqu'à son intégration au groupe Usinor en 1997.
Dès l'origine, l'entreprise se spécialise dans la fabrication de tôles et de plats pour la construction de ponts, de locomotives, de chaudières, de navires… Les installations comportent des fours à puddler, à réchauffer, à recuire, un pilon à brames, des laminoirs et des cisailles.
Fin du , l'entreprise emploie et produit de tôles et de brames qui sont vendues telles quelles.
Lors de la Première Guerre mondiale, l'entreprise est démontée et emportée par l'occupantSauf le laminoir à tôles fines qui est endommagé.. Après la guerre, trois laminoirs furent (ré-)installés : un laminoir trio pour les tôles fortes, un laminoir à deux cages pour les tôles moyennes et le laminoir pour tôles fines fut restauré.
Deux fours Martin-Siemens de 66 et , alimentés au gaz (provenant de 4 gazomètres), furent installés sur de nouveaux terrains en 1931, ils fonctionneront jusqu'au . En février 1956, un four électrique de est mis en service. Dans les années 1960, l'entreprise occupe et produit de tôles de toutes nuances (manganèse, chrome, chrome-cuivre, nickel…). Un nouveau four électrique de fut mis en service en , ce qui porta la capacité totale à et la coulée continue remplaça progressivement le slabbing.
La FAFER possède une part dans Carlam qui lui permet d'y laminer ses tôles en période de haute conjoncture.
Actionnariat
L'actionnariat reste largement familial très longtemps (les familles Gilleaux et Dewandre).
Après la Seconde Guerre mondiale, la famille Boël prend progressivement le contrôle, Lucien Boël devient président du conseil d'administration où siège également son neveu Pol Boël, ainsi que plus tard, Jacques Boël (le père de Delphine). Dans les années 1980, la FAFER fait partie des « indépendants » avec les Forges de Clabecq (contrôlées par la famille Dessy) et les Usines Gustave Boël à La Louvière, les autres sidérurgistes wallons (Cockerill, Hainaut Sambre, …) ayant demandé le secours de l'État.
À la fin des années 1990, Boël se désintéresse de la métallurgie ; il vend l'usine de La Louvière (et sa filiale, la Fabrique de fer de Maubeuge) à Hoogovens et la FAFER à Usinor. En 1998, Usinor intègre la FAFER à Creusot-Loire Industrie (CLI), qui devient Cli-Fafer, puis est rebaptisé Usinor Industeel en 2000.. Usinor rachète par la suite Cockerill-Sambre et vend le site de Marcinelle à Duferco. Il devient Carsid. En 2002, Industeel est sous le groupe Arcelor. En 2003, les activités de l'ex-CLI sont vendues à France Essor. En 2006, Industeel passe sous le groupe ArcelorMittal, à la suite de l'OPA de Mittal Steel Company sur Arcelor.
Bibliographie Amaury De Saint Martin, Histoire d'une entreprise, La Fabrique de Fer de Charleroi, 1863-1930, Mémoire de licence sous la dir. du Prof. Michel Dumoulin, UCL, 1999.
Notes et références
Catégorie:Entreprise sidérurgique Catégorie:Entreprise de fabrication ayant son siège en Belgique Catégorie:Entreprise ayant son siège à Charleroi Catégorie:Histoire industrielle des Wallons Catégorie:Métallurgie en Belgique Catégorie:Histoire de Charleroi