Félix Douay, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un général de division français.

Il s'illustre notamment au cours de la conquête de l'Algérie, de la guerre de Crimée, de la campagne d'Italie puis de l'expédition du Mexique et participe à la répression de la Commune de Paris.

Il est grand-croix de la Légion d'honneur.

Biographie Famille Félix Charles Douay est le fils de Louis Douay (1772-1856), officier de l'infanterie, et d'Alix Charlotte d'Autane (1782-1826).

Le à Paris, il épouse Elisa Lebreton (1834-1879), qui eut une liaison épistolaire avec Alfred de Vigny de 1855 à 1857. Elle est la fille du général Eugène Casimir Lebreton (1791-1876), député et questeur de la Chambre des députés et d'Anne-Eliza Taylor (1793-1858). Le général Douay et son épouse sont les parents de Félicie Douay (1860-1952) , épouse du lieutenant-colonel comte Charles Walewski, petit-fils de Napoléon Ier.

En 1875, le couple se sépare.

Il est le frère du général Abel Douay.

Carrière Jeunesse Il s'engage dans l'infanterie de marine à l'âge de seize ans comme simple soldat. Il est promu sous-lieutenant à l'âge de vingt-deux ans et sert en 1833 et 1834 à bord du vaisseau « Orion » et du brick « Le Lutin ». De 1835 à 1843, il est en Guadeloupe et en Martiniquede Conegliano, Le Second Empire La maison de l'empereur, C. Lévy, 1897, . En ligne.

Conquête de l'Algérie (1845-1848) Promu capitaine en 1843, il participe à la conquête de l'Algérie de à Dossier de la Légion d'honneur de Félix Douay, base Léonore..

Expédition de Rome (1849) En 1849, il participe à l'expédition de Rome au sein du 22e régiment d’infanterie de ligne contre les troupes du général Garibaldi. Il est blessé au bras au cours des combats et promu chef de bataillon en .

Retour en Algérie (1850-1853) Il retourne en Algérie de 1850 à 1853. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le .

Guerre de Crimée (1854-1855) Il participe à la guerre de Crimée au sein de la Garde impériale. Il est cité à l'ordre du jour de l'armée le . En , il est promu colonel. Cité à l'ordre général de l'armée d'Orient le pour sa « conduite brillante » dans le combat du sur la Tchernaïa, il est promu officier de la Légion d'honneur le .

Campagne d'Italie (1859) En , il est promu général de brigade en récompense de sa bravoure lors de la campagne d'Italie à Magenta et Solférino, où il a été légèrement blessé, puis promu commandeur de la Légion d'honneur le .

Expédition du Mexique (1862-1867) Il participe à l'expédition du Mexique de à au commandement de la division d'infanterie. Il est promu général de division en puis élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le . Le , il est cité à l'ordre général du corps expéditionnaire du Mexique pour « l'habileté dont il a fait preuve dans la conduite des opérations de la campagne du sud contre les troupes du général Ortega ».

Guerre de 1870 Aide de camp de l’Empereur Napoléon III d' à , il combat ensuite lors de la guerre franco-prussienne de 1870 à la tête du d'armée. Il est fait prisonnier à l'issue de la défaite de Sedan et reste six mois en captivité.

Il participe ensuite comme commandant du d'armée de l'armée versaillaise à la répression de la Commune de Paris, du au , lors de la semaine sanglante.

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le , remise le par le maréchal Mac Mahon, duc de Magenta.

Dernières années Il semble être mêlé au complot militaire présumé de 1877, qui prévoit la prise du pouvoir par les militaires pour réinstaurer la monarchie ; en tout cas, son ralliement à la République semble trop tiède pour certains. Après une enquête parlementaire sur le sujet, et les élections sénatoriales de 1879, le général Gresley, officier libéral placé au ministère de la Guerre par le Centre gauche, propose au président et maréchal Mac-Mahon un décret relevant de leur fonction les généraux commandants de corps d'armée Bataille, Bourbaki, Barail, Lartigue et Ducros, ainsi que le déplacement d'autres commandants de corps d'armée (Aumale, Deligny, Douay et Montaudon), ce que le maréchal refuse. Le décret est signé le par Jules Grévy.. En 1879, Douay est fait inspecteur général des corps d’armée et responsable des trois premières régions militairesMichel Wattel et Béatrice Wattel, Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009, ..

Il meurt le , victime sans doute d'une maladie infectieuse.

Décorations Françaises . Grand Officier le . Commandeur le . Officier le . Chevalier le .

Étrangères Grand-croix de l'Ordre de Notre-Dame de Guadalupe.

Notes et références

Bibliographie Sources contemporaines Paul, Bondois (1888). Histoire de la révolution de 1870-71 et des origines de la troisième République (1869-1871), Paris, A. Picard et Kaan. Charles Adrien Gustave de Conegliano, Le Second Empire La maison de l'empereur, C. Lévy, 1897, . En ligne.

Sources modernes .

Voir aussi Articles connexes Conquête de l'Algérie Expédition du Mexique Campagne d'Italie (1859) Guerre de 1870

Liens externes

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