Nicolas Charles Chomer est un général de division français, né à Metz le et mort au Chesnay le . Il a été membre du Conseil supérieur de la guerre.
Biographie
Famille et vie privée Nicolas Charles Chomer est le fils ainé de Jean Charles Chomer, meunier, et de Jeanne Joséphine Beuvelot, fille de marchand de vin. Nicolas Charles Chomer épouse Christine Aglaé Arnould le . Ils ont en 1880 une fille Marthe Françoise Jeanne qui épouse au début des années 1900 le polytechnicien artilleur Émile Hergault, alors élève à l'École supérieure de guerre.
Carrière militaire Chomer intègre la promotion de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, la promotion du sultan, le . Sorti dans l'infanterie, il est nommé sous-lieutenant au de chasseurs à pied en 1968.
Il participe à la guerre franco-allemande de 1870 au sein de la première brigade de la deuxième division du corps d'armée en prenant part aux batailles de Borny-Colombey le , Mars-la-Tour le et Saint-Privat le . Lors de la bataille de Borny-Colombey, sa compagnie la est engagée avec les et dans la défense du bois de Mey. Il s'y distingue étant le seul des huit officiers entrés dans le bois à en sortir indemne. Lors de la bataille de Saint-Privat, un obus l'atteint à la cuisse gauche à Amanvillers. Il est cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite pendant ces journéesBase Leonore, . Lieutenant au de chasseurs à pied, il est capturé le à la suite de la capitulation du maréchal Bazaine à Metz et reste aux mains de l’ennemi jusqu'au . Il participe ensuite à la campagne contre la Commune.
Chomer, né à Metz qui est devenue une ville du Reichsland Elsaß-Lothringen de l’Empire allemand en 1871 à la suite du traité de Francfort, opte pour la nationalité française le à Versailles.
En 1873, il est nommé capitaine au 1er régiment de zouaves et fait campagne en Algérie.
De 1876 à 1878, il suit les cours de la deuxième promotion de l'École supérieure de guerre, dont il sort avec la mention très bien. Chomer est capitaine à l'état-major du corps jusqu'en 1884. À Dijon, il sert au régiment d'infanterie, puis en 1887 comme chef d'état-major à la division d'infanterie où il passe lieutenant-colonel en 1891. En 1892, il est nommé à l'état-major du corps de Clermont-Ferrand où il passe colonel en 1895.
vignette|redresse=1.3|Grandes manœuvres de 1911, au premier plan de gauche à droite : le général Joffre, le ministre Adolphe Messimy, le général Chomer (la personne en civil à droite n'est pas identifiée). Chomer exerce ensuite les commandements suivants : d'infanterie de ligne en 1895, état-major du d'armée à Besançon en 1898, d'infanterie en 1901, d'infanterie à Arras en 1905, d'armée en , d'armée en .
Il est nommé membre du conseil supérieur de la guerre le . À ce titre, il se joint aux autres membres pour se prononcer le contre la proposition de fondre les divisions de réserve dans les corps d'active et le pour la prolongation du service militaire à trois ans pour tous. Considéré comme un excellent tacticien, il affronte le général Pau lors de grandes manœuvres annuelles.
À la veille de ses 65 ans le général Chomer, qui a atteint la limite d'âgeN'ayant jamais commandé devant l'ennemi une armée ou un corps important, il ne peut être maintenu sans limitation d'âge, malgré sa grande valeur et sa pleine forme physique, car l'article 8 de la loi du 13 mars 1875 est formel., est versé dans le cadre de réserve le .
Affaire du général Faurie En 1913, le général Chomer commande le parti rouge lors des grandes manœuvres dans le Sud-Ouest. Il a sous ses ordres le corps d'armée du général FaurieBaptiste Faurie fait partie du cabinet du général André et bénéficie d'un avancement exceptionnel au temps des dossiers « Carthage et Corinthe ». Il s'illustre déjà lors des grandes manœuvres de 1910 en Picardie, pendant lesquelles il est capturé avec tout son état-major. Ses mérites politiques le hissent jusqu'au commandement d'un corps d'armée. Messimy, ministre de la guerre, le fait néanmoins nommer à Montpellier, le plus loin possible de la frontière allemande. et le corps d'armée du général Plagnol. Au troisième jour, le général Chomer donne l'ordre au parti rouge de battre lentement en retraite vers le Sud-Ouest en s'opposant le plus possible à la progression de l'ennemi. Le général Faurie rassemble ses deux divisions en colonne par quatre sur les routes et se replie avec une telle promptitude que le parti bleu progresse sans opposition à 5 kilomètres à l'heure. Faurie se trompe de direction et coupé du corps, le corps se fait encercler. Avec le général Joffre, Chomer fait adopter par le conseil supérieur de la guerre un rapport accusant Faurie de ne pas avoir été à la hauteur de ses fonctions. Faurie s'en plaint au ministre de la guerre dans une lettre qu'il rend publique. Traduit devant une commission d'enquête pour faute contre la discipline, le général Faurie est mis à la retraite par décret en . Faurie porte plainte contre les généraux Joffre, Chomer et de Castelnau jugeant qu'ils s'étaient entendus pour lui nuire. Faurie obtiendra gain de cause et retrouve ses fonctions en faisant annuler le décret par le président de la république Raymond Poincaré le .
Décorations Chomer a reçu les décorations suivantes dans l’ordre national de la Légion d'honneur : le : 65px chevalier ; le : 65px officier ; le : 65px commandeur ; le : 65px grand officier.
Notes et références
Notes
Références
Liens externes
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