Henri-Auguste Pélegrin, né le à Bollène, décédé le , fut un ingénieur français qui introduit l'industrie du gaz au Japon.
Biographie Henri-Auguste Pélegrin fils de Maurice-Casimir et d'Ursule Meynard, petit-fils de Jean-Baptiste Pélegrin, né à Bollène le .
Il commença ses études au lycée de Tournon (Ardèche) puis entra à l'école Centrale des Arts et Manufactures à Paris en 1859. Il fut de la promotion de 1862, après avoir complété son instruction préparatoire à Paris à l'institution Jauffret. Il choisit la spécialité de Chimiste mais débuta par un travail de mécanique en partant au Portugal installer une huilerie hydraulique aux environs de Porto.
En 1869, Henri-Auguste Pélegrin commença à étudier un projet détailler d'aménagement de l'éclairage au gaz au Japon, à partir des notes de Sir Harry Smith Parkes et s'occupa de l'éclairage de la ville de ShanghaiJean-Marie Thiébaud, La présence française au Japon : du XVI siècle à nos jours : histoire d'une séduction et d'une passion réciproques, Paris, Harmattan, 2008, . .
Il fut chargé par Kaémon Takashima, riche homme d'affaires influent investi dans de nombreux projets au début de l'ère MeijiL'Ethnographie, n° 107-108, p. 207, Éd. L'entretemps, 1990 , de construire l'usine à gaz de YokohamaJean-François Sabouret, L’empire de l’intelligence : Politiques scientifiques et technologiques du Japon depuis 1945, Éd. CNRS via Open Édition, 2016, . . En juillet 1872 les travaux commencèrent, 130 candélabres et huit fours furent installésJean Nemo, Présences françaises outre-mer, XVI-XXI, vol. 1, Karthala, 2012, . .
Henri-Auguste Pélegrin fut ensuite chargé par la chambre de commerce de la ville de Tokyo, de l'installation du gaz dans la ville. L'inauguration eut lieu en et des aménagements et agrandissements d'usine eurent lieu jusqu'en 1879. En 1885 son entreprise, contrôlée jusqu'ici par le gouvernement japonais fut vendue à une société privée la Tokyo Gas Company, Ltd qui en continue encore aujourd'hui l'exploitation.
Il quitta Tokyo en 1879 pour se rendre en Espagne et diriger la Compagnie du Gaz de Malaga(es) A. Fàbregas, La globalización en el siglo XIX: Málaga y el gas, vol. 2, p. 75, Éd. Universidad de Sevilla, 2003. . Il partit ensuite à Haïti où il exploita une immense forêt de bois de campèche, qui permettra plus tard l'établissement d'une sucrerie coloniale.
Il mourut en Haïti le .
Bibliographie : source utilisée pour la rédaction de cet article Mémoires et comptes rendus des travaux de la Société des Ingénieurs civils, vol. 1, p. 600, Éd. The Society, 1883. Article de Centraliens , de Martine Mille-Dumont (CDHTE-Cnam) Bollène Magazine, le journal municipal de Bollène
Notes et références
Catégorie:Élève de l'École centrale Paris Catégorie:Ingénieur français du XIXe siècle Catégorie:Naissance à Bollène Catégorie:Naissance en novembre 1841 Catégorie:Décès en décembre 1882 Catégorie:Décès en Haïti Catégorie:Décès à 41 ans