vignette|upright=1.5|La Place du Pont, avant la Première Guerre mondiale. vignette|upright=1.5|Plan du réseau de tramway de Lyon en 1924, à l'époque de sa plus grande expansion. thumb|upright=1.5|right|Carte animée de l'évolution des infrastructures ferroviaires de l'agglomération de Lyon, dont celle des anciens et actuels tramways, de 1860 à nos jours. L' désigne le premier réseau de tramway qu'a connu la ville de Lyon entre 1880 et 1957. Exploités par la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (OTL), les tramways sont dans un premier temps à traction animale, puis rapidement convertis à la traction électrique. Bien que n'étant pas le seul exploitant de chemin de fer dans la région lyonnaise, l'OTL va progressivement absorber les entreprises locales et développer son réseau. Le dernier tramway urbain circule le , et le dernier tramway suburbain le . Il faudra attendre le , pour voir de nouveau rouler un tramway à Lyon avec la mise en service des lignes T1 et T2 du nouveau tramway lyonnais.
Histoire
Avant le tramway (1832 - 1879) La Compagnie Lyonnaise d'Omnibus, Voitures et voies ferrées (CLO)
En 1855 est créée la Compagnie lyonnaise d'Omnibus (CLO) par Messieurs Le Hon, Lacroix Saint-Pierre et DelahanteGustave Delahante, 1816-1905, Banquier, membre du Cercle des chemins de fer, pour exploiter un réseau d'omnibus à chevaux, entre Lyon et les communes environnantes.
Cette compagnie regroupe 5 anciennes compagnies urbaines, les premiers omnibus lyonnais remontant à 1832www.amtuir.org. : Les omnibus du Midi ; Les omnibus de l'Intérieur ; Les omnibus de Serin ; Les omnibus de Vaise ; Les omnibus de Saint-Clair ; et quelques entreprises suburbaines dont les Omnibus de Villeurbanne.
En ville on compte 5 lignes : Cordeliers — Monplaisir ; Gare de Perrache — Saint-Clair-La Boucle ; Saint-Paul – Pyramide (aujourd'hui place Valmy-rue Marietton) ; Gare Perrache – Gare de Genève ; Platière — Gare de Vaise.
Pour la banlieue les lignes correspondent aux points cardinaux : Au nord, vers Fontaines et Neuville, et Saint-Rambert, Collonges-au-Mont-d'Or (vallée de la Saône, rive gauche et droite) : Platière (La Platière est la place Saint-Nizier) - Neuville ; À l’ouest, vers La Demi-Lune et Francheville, Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Le Point-du-Jour, Sainte-Foy-lès-Lyon : Platière – Demi-Lune - Francheville ; Platière – Saint-Cyr-au-Mont-d'Or - Saint-Didier-au-Mont-d'Or ; À l’est, vers Villeurbanne (mairie, place des Maisons neuves) : Cordeliers – Sacré-Cœur - Villeurbanne ; Cordeliers – Guillotière - Villeurbanne ; Cordeliers – Asile de Bron ; Charité – Vénissieux Au sud, vers Oullins, Saint-Genis-Laval, Brignais et Pierre-Bénite, Vernaison et Vourles (vallée de la Rhône, rive droite) : Charité (aujourd'hui Antonin Poncet) – Pont de la Mulatière – Brignais ou Vourles.
Le centre du réseau et le kilomètre zéro des lignes sont situés à l'intersection des rues Grenette et Impériale (aujourd'hui rue de la République). La CLO avait obtenu de la ville de Lyon en 1856 le monopole des transports sur un rayon de depuis ce point.
La CLO projette également de créer un réseau de « tramways sur rails à traction à chevaux ». Des difficultés administratives entravent le projet, alors que les rails et le matériel roulant sont approvisionnés dès 1856. Il faudra attendre deux décennies et la création de la compagnie OTL pour que le projet de tramway se réalise
Compagnie du chemin de fer de Lyon à La Croix rousse Or il s'avère très vite qu'une concurrence apparait sous la forme d'un funiculaire créé le et reliant la Rue Terme à la Croix-Rousse, sur une longueur de . La concession a été attribuée a Messieurs Molinos et Pronier, les concepteurs du système. La compagnie OTL obtient en 1905 l'exploitation par affermage.
Compagnie du chemin de fer de Lyon à Sathonay Dans le prolongement du funiculaire, un chemin de fer est établi et exploité par la « Compagnie du chemin de fer de Lyon à Sathonay ». La gare se trouve sur le boulevard de la Croix Rousse. La ligne, longue de , est mise en service le . La Compagnie des bateaux mouches Une autre concurrence est celle de la « Compagnie des bateaux mouches ». Cette compagnie est créée par Messieurs Plasson et Chaize qui obtiennent par arrêté préfectoral le , l'autorisation d'exploiter une ligne de bateau omnibus entre La Mulatière et Vaise sur la Saône.. Ces bateaux construits à La Mouche près de Gerland au chantier Félizat et prennent le nom de « Bateau Mouche ». Cinq bateaux effectuent le trajet. Ils sont mus par des hélices. La compagnie est rachetée, successivement par les NTL (Nouveaux Tramways Lyonnais) en 1901 puis par l'OTL (Omnibus et Tramways Lyonnais)en 1906. L'OTL met fin au service qu'elle supprime définitivement en 1913. Après une concurrence acharnée qui aura duré 50 ans, entre le rail et l'eau, dans les transports en commun intra-urbains, les progrès techniques du rail (vapeur puis électrification des lignes) viennent à bout des bateaux-mouches. Le service transporte, en moyenne, plus de 2 millions de voyageurs par an entre 1863 (date de mise en service) et 1910. Les deux années record sont 1871 et 1905 avec plus de 4 millions de voyageurs transportés.
La compagnie des Omnibus et tramways de Lyon vignette|droite|Tramway à cheval Place Le Viste Les et , la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (OTL) est créé chez Maitre Messimy, notaire à Lyon. Son capital se compose de 8000 actions à 500 francs, soit 4 millions de francs. Il est évalué sur les apports de la société "Travaux et transports" (les droits à la concession, le réseau d'ommnibus, les installations) soit 6600 actions, et sur une émission de 1400 actions faite par la Société Lyonnaise..
En fait, la nouvelle compagnie OTL est rétrocessionnaire de la société Travaux et transports (T&T) qui elle-même, s'est substituée à l'ancienne compagnie CLO en 1877.
Le premier réseau OTL Le premier réseau de tramways de Lyon a été construit et exploité par la Compagnie des Omnibus et tramways de Lyon (OTL), fondée en 1879. Il totalise Guy et Marjorie Borgé, René Clavaud, Les transports à Lyon, op. cit. en bibliographie, ., répartis en 10 lignes à voie normale et à traction animale, desservant les communes de Lyon, Villeurbanne, La Mulatière et Oullins :
+ Ligne Itinéraire Date d'ouverture 1 Charité ↔ Monplaisir via le pont et la Grande rue de la Guillotière. 1881 2 Charité ↔ Montchat. 1881 3 Cordeliers ↔ Grandclément (Villeurbanne). 1881 4 Parc de la Tête d'or ↔ La Mouche (actuelle place Jean Macé), prolongée à Perrache. 1881 5 Bellecour ↔ Pont d'Écully par le pont du Change. 1880 6 Terreaux ↔ Vaise par le quai Saint-Vincent. 1880 7 Perrache ↔ Gare des Brotteaux par le pont Morand. 1881 8 Pont Morand ↔ Saint-Clair. 1881 9 Bellecour ↔ Gare de Vaise par le pont Tilsitt (actuel pont Bonaparte). 1881 10 Charité ↔ Oullins. 1881
La première ligne en service porte le 5, de la Place Bellecour à Vaise, et ouverte le . Elle circule le long de la Saône et concurrence les bateaux-omnibus(« Bateaux Mouches » est une marque déposée).
Le tramway desservant Villeurbanne est nommé tramway jaune. En 2008, les itinéraires des lignes 1 et 7 correspondent approximativement aux itinéraires des lignes D et A du métro de Lyon. Le réseau s'étend régulièrement. Les compagnies concurrentes sont progressivement absorbées par l'OTL entre 1894 et 1914.
Les tramways électriques
1 Saint Jean - Montplaisir - Vinatier () ; 2 Gare de Vaise - Montchat () ; 3 Gare de Vaise - Villeurbanne () ; 4 Perrache - Parc de la Tête d'Or () ; 5 Bellecour – Pont d’Écully (, électrifiée le et prolongée le du Pont d’Écully aux Trois Renards en reprenant la branche à voie métrique de la ligne 19, mise à voie normale à cette occasion, et prolongée à nouveau le au Méridien (Charbonnières-les-Bains - ).La ligne est remplacée par une desserte en bus le .Une ligne 5 barré circule à partir de 1918/1919 jusqu'en 1938 de Cours Bayard au Trois Renards en empruntant un itinéraire différent à Lyon ; 6 Place du Pont - Croix Rousse () ; 7 Perrache - Brotteaux - Cusset ( ) ; 8 Gare de Perrache - Saint Clair () ; 9 Gare Saint Paul - Montplaisir () ; 10 Place de la Charité - Oullins - Saint Genis Laval - Brignais - Sept Chemins () ;
Les lignes complémentaires OTL 11 : Bellecour - Bon-Coin (Villeurbanne) (). ; 12 : Bellecour - Saint-Fons, prolongée à Vénissieux () : la première ligne OTL à traction vapeur, système lamm et Francq ouverte en 1888. ; 13 : Cours Bayard (au sud de Perrache) - Place Commandant Arnaud (à la Croix-Rousse) (). ; 14 : Place de la Charité - Pont d'Oullins - Chaponost (). ; 15 : Charité - Pierre-Bénite (). ; 16 : Lyon (Quai Jules-Courmont) - Pont de Sault-Brénaz () via notamment Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Décines, Meyzieu, Jonage, Jons, Villette d'Anthon, Saint-Romain-de-Jalionas, grottes de La BalmeJuridiquement, cette ligne était considérée comme une « voie ferrée d'intérêt local autre que les tramways urbains, ainsi que le précisait le »…, embranchement de Belmont à Pont-de-Chéruy et Crémieu. La ligne est ouverte progressivement de 1907 à 1921Jacques Perenon, René Clavaud et Robert Chappelet, Les tramways de l'est de Lyon : De la ligne 16 à T3 et Rhônexpress, op. cit. en bibliographie. ., et relève entre La Balme et Sault-Brénaz d'un prolongement du tramway du Haut-Rhône allant jusqu'à Brégnier-Cordon ;
17 : Lyon (Quai Jules-Courmont) - Miribel - Montluel () . ;
18 : Place Sathonay (funiculaire rue Terme) - La Mouche, prolongée à Gerland (). (ex ligne 3bis) ; 28 : Les Cordeliers - Brotteaux. 31 : Pont-Mouton - Saint-Rambert-l'Île-Barbe ()Construite par l'OTL, à voie métrique et reliée au terminus de Pont Mouton au groupe des lignes d'Ecully toutes à voie métrique.. 32 : Charité - Vitriolerie. ().
Acquisitions de l'OTL La Société Anonyme du Tramway d'Écully
La Société Anonyme du Tramway d'Écully (STE) est fondée en . Le a lieu la fusion entre la Société Anonyme du Tramway d'Ecully (STE) et l'OTL.
Lignes à voie métrique vers le nord-ouest : 19 : Pont-Mouton - Pont-d'Écully (), électrifiée, ouverte le par la Société du tramway d’Écully. La ligne, prolongée du Pont d'Écully au centre-bourg dès le , dispose en 1897 d'une antenne du Pont-d'Écully vers les Trois Renards à Tassin-la-Demi-Lune via la Place de l'horloge, prend l'indice « 19 », lors de son rachat par l'OTL. La ligne 5 reprend en 1900 l'antenne du Pont-d'Écully vers les Trois Renards, mise à voie à cette occasion à voie normale.La ligne est supprimée le . ; 20 : Pont-Mouton - Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (), électrifiée, ouverte le par la Société du tramway d’Écully. La ligne prend l'indice « 20 », lors de son rachat par l'OTL. ; 21 : Pont-Mouton - Champagne-au-Mont-d'Or - Limonest ( puis ), électrifiée, ouverte le par la Société du tramway d’Écully. La ligne prend l'indice « 21 », lors de son rachat par l'OTL. ; 22 : Pont-Mouton - Saint-Didier-au-Mont-d'Or (), ouverte le , et prolongée en 1915 pour le transport de marchandises militaires jusqu'au magasin militaire du secteur de Saint-Fortunat. En 1919, une partie de ce prolongement est ouvert au service voyageurs jusqu'à Chantemerle (carrefour entre les actuelles routes de Limonest et l’avenue Jean Jaurès), le surplus étant déposé..
La Société du Tramway de Sainte Foy(-lès-Lyon) (TSF) Cette ligne à voie de et à traction électrique est la première ligne électrique de l'agglomération. Créée en 1893. Absorbée par la FOL en 1898. Tension de . Matériel : 3 automotrices avec pour constructeur "Averly" (pour le truck et la mécanique) et les établissements "Guillemet" (pour la caisse). Saint-Just (terminus du funiculaire) - Église de Sainte Foy-lès-Lyon ()
La Compagnie Lyonnaise de Tramways (CLT)