Charles-Paul de Kock est un romancier, auteur dramatique et librettiste français, né le à Passy et mort le dans le Acte de décès à Paris , n° 7301, vue 12/14..
Biographie Paul de Kock est le fils d'un banquier hollandais, Jean Conrad de Kock, qui fut guillotiné sous la Révolution, et d'Anne Barbe Kosseler de Fontaine (parfois nommée Anna Maria Kirsberger)..
Romancier Romancier populaire, fécond et truculent, il peignit les petites gens de Paris. Sa vogue, en France et à l'étranger, fut très grande.
De Kock resta assez fidèle, dans ses premières années, à ses éditeurs les Barba (père et fils), puis, vers la fin de sa carrière, à Ferdinand Sartorius. Entre-temps, dans les années 1840 et 1850, Eugène de Mirecourt, Paul de Kock (Paris : Gustave Havard, 1855), nº24 de la série Les Contemporains, p. 35.. Après sa mort, ses œuvres furent rééditées à de nombreuses reprises, surtout dans des formats bon marché, et notamment par Jules Rouff (successeur de la maison Barba). Entre autres, Rouff publia une édition complète en 296 fascicules à quelques centimes chacun, qui connut un important succèsOeuvres illustrées de Paul de Kock (Paris : Jules Rouff, 1902–1905), Notice bibliographique, Bibliothèque nationale de France. Consulté 19 janvier 2026..
Dramaturge De Kock est également l'auteur de près de deux cents drames et vaudevilles.
Chansonnier Paul de Kock était à ses heures chansonnier. Mais s'il semblait faire peu de cas de sa « petite muse », cela ne l'empêcha pas de produire une quantité respectable d’œuvres, dont la plus célèbre, Madame Arthur, écrite vers 1850 et chantée par Yvette Guilbert, fut un grand succès dans les années 1920. Il avait écrit la musique de quantités de chansons et de chansonnettes qui, pendant des années, avaient défrayé les intermèdes de représentations à bénéfice et de cafés-concerts, dont une pochade intitulée : Le Concert monstre, qui eut la gloire d'être mis en quadrille à grand orchestre aux concerts du « Jardin Turc », situé sur le boulevard du Temple, par Louis-Antoine Jullien, Le Maître d'école et Le Caissier, que Pierre Levassor et Joseph Kelm interprétèrent.
Réputation Chateaubriand aurait dit de lui chez Madame Récamier : « Paul de Kock est consolant, jamais il ne présente l'humanité sous le point de vue qui attriste ; avec lui on rit et on espère. » [cit.?]
Selon Yves Olivier-Martin, de Kock a réalisé ses meilleures œuvres avant le milieu du siècle : Yves Olivier-Martin, Histoire du Roman Populaire en France, de 1840 à 1980 (Paris : Albin Michel, 1980) p. 50–51.
Mort et descendance Paul de Kock meurt le à son domicile du boulevard Saint-Martin, dans le Polybiblion, Paris, septembre 1871, vol.VI-15, p.202. Il est inhumé au cimetière communal des Lilas.
Son fils, Henri de Kock (1819-1892), fut aussi romancier et auteur dramatique. De sa relation avec la comédienne de théâtre Francesca Casadesus dite Ramadié, il est le père de Luis Casadesus (1850-1919), ancêtre de la Famille Casadesus..
Œuvres thumb|Caricature par André Gillparue dans La Lune en 1867. Liste non exhaustive, principalement d'après le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, et d'Eugène de Mirecourt, Paul de Kock (Paris : Gustave Havard, 1855), nº24 de la série Les Contemporains. En principe, la liste montre la première édition française, mais il peut y avoir des erreurs.
Romans, nouvelles, récits Apprentissage 1813 : L'Enfant de ma femme (Pigoreau)Contexte : (de Kock), dans Georgette (Paris : Gustave Barba, s.d.), , p. 1. ; imprimé aux frais de sa mère (Mirecourt)Mirecourt, p. 23–24. ; (Olivier-Martin)Yves Olivier-Martin, p. 47..
Les années 1820 1821 : Georgette, ou la Nièce du tabellion (Hubert) — (de Kock) 1821 : Gustave, ou le Mauvais sujet (Hubert) 1822 : Frère Jacques (Hubert) 1823 : Mon voisin Raymond (Hubert) — (de Kock)Paul de Kock, Mémoires de Ch. Paul de Kock, écrits par lui-même (Paris : Édouard Dentu, 1873), p. 170. 1824 : Monsieur Dupont, ou la Jeune Fille et sa bonne (Barba) 1825 : Sœur Anne (Barba) 1825 : Petits tableaux de mœurs, ou Macédoine critique et littéraire, nouvelles et récits (Barba) 1826 : André le Savoyard (Barba) 1827 : Le Barbier de Paris (Dupont) 1827 : La Laitière de Montfermeil (Dupont) 1828 : Jean (Dupont) 1828 : La Maison blanche (Dupont) 1829 : La Femme, le mari et l'amant (Barba)
Les années 1830 1831 : L'Homme de la nature et l'Homme policé (Barba) 1831 : Le Cocu (Barba) 1832 : Madeleine (Barba) 1833 : Un bon enfant (Barba) 1834 : La Pucelle de Belleville (Barba) 1835 : Ni jamais ni toujours (Barba) 1836 : Zizine (Barba) 1837–1839 : Mœurs parisiennes, nouvelles (Barba) — huit volumes dans l'édition originaleContenu des Moeurs parisiennes : À bon chat, bon rat ; Deux Marise ; Edmond et sa cousine ; L'Amour médecin ; La Journée d'un homme de lettres ; Le Jardin Turc ; Le Maître d'école de Couberon ; Le Signe secret ; Le Vieillard de la rue Mouffetard ; Les Bords du canal ; Les Concerts d'Amateurs ; Les Croix et le vent ; Les Enfants de Marie ; Les Grisettes ; Les Mésaventures d'un Anglais ; Les Parisiens au chemin de fer ; Les Petites Voitures jaunes ; Recette pour faire un mariage ; Un bal costumé ; Un bal de grisettes ; Un homme à marier ; Un lutin ; Un mari perdu ; Un Parisien dans l'Andalousie ; Un secret ; Un tour de grisettes ; Une fête aux environs de Paris ; Une fin d'année ; Une journée de bonheur ; Une maison où l'on a peur ; Une partie de plaisir ; Une soirée bourgeoise. 1837 : Un tourlourou (Barba) — l'adaptation pour la scéne s'intitule Le Tourlourou 1838 : Moustache (Barba) 1839 : Un jeune homme charmant (Barba)
Les années 1840 1840 : L'Homme aux trois culottes, ou la République, l'Empire, la Restauration (Delloye) 1840 : La Jolie Fille du faubourg (Delloye) 1841 : Jenny, ou les Trois Marchés aux fleurs, suivi de Matinée musicale, rue du Grand Hurlier, nouvelles (Souverain) 1841 : Physiologie de l'homme marié, récit (Laisné) — réédité plus tard sous le titre de Les Maris 1841 : Physiologie du cocu : considérations biscornues, par une bête sans cornes, récit (Géruzet) 1842 : Ce Monsieur ! (Souverain) 1842 : La Grande Ville, nouveau tableau de Paris, récits (Bureau Central des Publications Nouvelles) — premier volume (1842) par de Kock, second volume (1843) par diverses mains 1843 : L'Amoureux transi (Souverain) 1844 : La Famille Gogo (Lachapelle) 1844 : Mon ami Piffard, et Chipolata, nouvelles et récits (Chlendowski) — quatre volumes dans l'édition originaleContenu de Mon ami Piffard, et Chipolata : Chipolata (Paris avant et après dîner) ; La Rotonde du temple et les marchands d'habit ; Le Parterre d'un théâtre ; Le Pensionnat en voitures ; Les Bonnes de Madame Bouracand ; Les Cafés ; Les Maris (Physiologie de l'homme marié) ; Les Messageries ; Les Orgues de Barbarie et la lanterne magique ; Mon ami Piffard ; Petit-Trick le Breton, ou Ce qui ne se perd jamais ; Un monsieur qui veut être maire ; Une répétition au théâtre. Note : Le titre figure sur la couverture et la page de titre, mais dans le texte, la nouvelle conserve le titre de . 1844 : Sans cravate, ou les Commissionnaires (Schwartz et Gagnot) 1845 : Carotin (Souverain) 1845 : Paris au kaléidoscope, récits (Dolin) — il existe un autre tirage du même éditeur sous le titre d'Un bal dans le grand monde 1847 : L'Amant de la lune (Baudry) — (Mirecourt)Mirecourt, p. 35 note. 1848 : L'Amour qui passe et l'amour qui vient (Baudry) 1848 : Taquinet le Bossu (Baudry) 1849 : Une Gaillarde (De Potter)
Les années 1850 1850 : Cerisette (De Potter) 1852 : La Mare d'Auteuil (De Potter) 1852 : La Prairie aux coquelicots (Charlieu et Huillerie) 1853 : Les Étuvistes, ou Paris dans ce temps-là (Cadot) 1853 : Un Monsieur très tourmenté (Cadot) 1855 : La Bouquetière du Château-d'Eau (Cadot) 1856 : Madame de Monflanquin (Cadot) 1856 : Monsieur Choublanc à la recherche de sa femme (De Potter) 1857 : La Demoiselle du cinquième (Cadot) 1857 : Le Millionnaire (Garcke) — réédité plus tard sous le titre de Le Petit Isidore ; parfois divisé en deux tomes : et 1858 : Monsieur Chérami (De Potter) 1858 : Paul et son chien (Cadot) — parfois divisé en deux tomes : et 1859 : Une femme à trois visages (De Potter)
Les années 1860 1860 : La Famille Braillard (Cadot) 1861 : Les Compagnons de la Truffe (Cadot) 1863 : L'Âne à Monsieur Martin (Sartorius) 1863 : La Fille aux trois jupons (Sartorius) 1863 : Les Demoiselles de magasin (De Potter) 1864 : Le Sentier aux prunes (Sartorius) 1864 : Les Enfants du boulevard (Sartorius) 1864 : Le Petit-fils de Cartouche (Sartorius) — suite des Enfants du boulevard 1864 : Les Femmes, le jeu et le vin (Sartorius) 1865 : Une grappe de groseille (Sartorius) 1866 : La Baronne Blaguiskof (Sartorius) 1866 : La Dame aux trois corsets (Sartorius) 1867 : Le Professeur Ficheclaque (Sartorius) 1867 : Les Petits Ruisseaux (Sartorius) 1868 : Madame Tapin (Sartorius) 1868 : Une drôle de maison (Sartorius) 1869 : Le Concierge de la rue du Bac (Sartorius) 1869 : Madame Pantalon (Sartorius) 1869 : Papa beau-père (Sartorius) 1869 : Un mari dont on se moque (Sartorius)
Les années 1870 1870 : La Petite Lise (Sartorius) 1871 : Le Petit bonhomme du coin (Sartorius) 1872 : La Mariée de Fontenay-aux-Roses (Sartorius) — posthume 1873 : Friquette (Sartorius) — posthume 1873 : Un jeune homme mystérieux (Sartorius) — posthume 1873 : Mémoires de Ch.-Paul de Kock écrits par lui-même (Dentu) — posthume 1874 : Les Intrigants (Sartorius) — posthume
Théâtre Apprentissage 1814 : Madame de Valnoir, mélodrameCréée au Théâtre de l'Ambigu-Comique, le ; (Mirecourt)Mirecourt, p. 25–26 note.
Percée 1814 : Catherine de Courlande, mélodrameCréée au Théâtre de l'Ambigu-Comique, le 1er Septembre 1814 ; (Mirecourt)Mirecourt, p. 26. ce qui lui ouvrait toutes les portes, à la fois comme dramaturge et comme romancier.
Les années 1810 1815 : La Bataille de Veillane, mélodrame 1815 : Le Troubadour portugais, mélodrame 1816 : Le Moulin de Mansfeld, mélodrame-historique 1818 : Monsieur Mouton, vaudeville 1818 : Une nuit au château, opéra-comique — musique de Martin-Joseph Mengal Les années 1820 1820 : Monsieur Grainedelin, ou le Jour de noce, vaudeville 1821 : Le Philosophe en voyage, opéra-comique — musique de Frédéric Kreubé et Louis-Barthélémy Pradher 1821 : Les Époux de quinze ans, comédie-vaudeville 1823 : Le Muletier, opéra-comique — d'après le conte de La Fontaine, musique de Ferdinand Hérold 1823 : Les Infidèles, opéra-comique — musique de Martin-Joseph Mengal 1825 : Les Enfants de maître Pierre, opéra-comique — musique de Frédéric Kreubé 1825 : Une bonne fortune, vaudeville 1826 : Le Calendrier des vieillards, comédie-vaudeville Les années 1830 1830 : La Femme, le mari et l'amant, comédie-vaudeville 1832 : L'Homme de la nature et l'homme policé, vaudeville 1832 : Un de plus, comédie-vaudeville 1833 : Un bon enfant, vaudeville 1834 : Dupont mon ami, folie-vaudeville 1834 : Le Commis et la grisette, vaudeville 1835 : L'Agnès de Belleville, comédie-vaudeville 1835 : L'Enfant de ma femme, vaudeville 1836 : Les Fleurs et les papillons, vaudeville 1836 : Madeleine, drame-vaudeville 1836 : Ni jamais ni toujours, vaudeville — écrit avec Charles Mourier 1836 : Samson et Dalila, vaudeville 1836 : Tout ou rien, drame 1836 : Une maîtresse dans l'Andalousie, comédie-vaudeville 1836 : Une tombola de maris, ou l'Île joyeuse, vaudeville 1837 : Le Tourlourou, comédie-vaudeville 1837 : Les Femmes, le vin et le tabac, vaudeville 1837 : Les Hussards en garnison, comédie-vaudeville 1838 : La Concierge du théâtre, vaudeville 1838 : Les Bayadères de Pithiviers, vaudeville 1838 : Moustache, comédie-vaudeville 1838 : Un bal de grisettes, vaudeville 1839 : La Bouquetière des Champs-Elysées, drame-vaudeville 1839 : La Famille Fanfreluche, vaudeville 1839 : La Laitière de la forêt, vaudeville