La rue Villehardouin est une rue du arrondissement de Paris.
Situation et accès Elle est située à la limite est du quartier du Marais. Partant de la rue Saint-Gilles vers le nord, elle forme un coude et se tourne vers l'ouest pour terminer rue de Turenne.
Ce site est desservi par la station de métro Chemin Vert.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Geoffroi de Villehardouin. Cette voie porte le nom de Geoffroi de Villehardouin, chroniqueur du .
Historique La rue, sous son nom actuel, résulte en 1865 de la fusion de deux rues formant un angle droit.
Une rue ouverte en 1637 parallèle à la rue Saint-Louis (partie de l'actuelle rue de Turenne). Cette rue qui reliait les rues Saint-Gilles et Saint-Claude était appelée « rue Neuve » en 1650, « rue Neuve-Saint-Pierre » en 1655, puis « rue Neuve-des-Minimes » et à nouveau « rue Neuve-Saint-Pierre ».
La « rue des Douze Portes », ouverte à la même époque reliant la rue Neuve Saint-Pierre à la rue Saint-Louis. Elle doit son nom à la suite d’une opération immobilière. Michel Villedo réalise 12 maisons, à l’origine identiques..
Cette rue est nommée « rue Saint-Nicolas » sur certains plans du , ainsi nommée en raison de douze maisons semblables construites vers 1638-1640 par Michel Villedo.
Ces rues faisaient partie du lotissement en 1637 des terrains de jardins potagers qui appartenaient aux religieuses hospitalières de Saint-Gervais..
Vers 1656, la partie nord de la rue Neuve-Saint-Pierre entre la rue des Douze-Portes et la rue est supprimée et englobée dans les jardins des hôtels ouvrant sur la rue Saint-Louis : Hôtel de Turenne (emplacement de l'actuelle Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, hôtel Boulin, hôtel Méliand, hôtel de Hesse, hôtel d'Ecquevilly.
En 1880, le journaliste Paul Saunière en donne la description suivante :
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : siège du fondeur Siot-Decauville entre 1860 et 1930. : à droite du portail, subsiste, gravé dans la pierre, le . Il correspond à l’ancienne numérotation en continu mise en place en 1791..
17 (entrée au 56, rue de Turenne) : maison mortuaire de l’écrivain Paul Scarron (1610-1660) Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1960.Jean-Paul Clébert, Les hauts lieux de la littérature à Paris, 1992., baptisée par lui-même hôtel de l’Impécuniosité. En 1654, moyennant un loyer annuel de 350 livres, il s’y installe avec sa jeune femme, qui deviendra plus tard la marquise de Maintenon, future épouse de Louis XIV. Jusqu’à sa mort, il y voit défiler « les plus grands noms de France », dont la femme de lettres Madeleine de Scudéry, le grammairien Gilles Ménage, l’épistolière Madame de Sévigné, l’écrivain Cyrano de Bergerac. Dans la chambre du poète est accroché un tableau de Nicolas Poussin, Le Ravissement de saint Paul, œuvre commandée par Scarron lui-même et figurant aujourd’hui dans les collections du musée du LouvreJean-Paul Desprat, Madame de Maintenon, 2015.. Quelques décennies plus tard, l'auteur dramatique Prosper Jolyot de Crébillon (1674-1762), Crébillon père, s'installe également à cette adresse et y reçoit pendant une année entière, vers 1750, l’aventurier et écrivain italien Casanova (1725-1798), auquel il donne alors des cours de français« 17, rue Villehardouin », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, 1934, sur Gallica..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « Paris, rue Villehardouin (carte postale ancienne) », Bibliothèque historique de la ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 3e arrondissement de Paris Catégorie:Le Marais Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme