La Parisienne est une célèbre chanson de Casimir Delavigne.

Elle est composée en 1830 juste après la révolution de Juillet et en hommage à celle-ci.

Elle se chante sur l'air d'une marche militaire allemande Ein Schifflein Sah Ich Fahren harmonisé par AuberPrécision musicale donnée par Robert Brécy, Florilège de la chanson révolutionnaire de 1789 au Front populaire, Les Éditions Ouvrières, Paris 1990, page 37.. Cette chanson allemande est originaire de Westphalie, où elle était encore populaire en 1886Précision donnée par J. B. Weckerlin La Chanson populaire, Firmin-Didot éditeur, Paris 1886, page 53..

Après avoir connu un grand succès, jusqu'à devenir l'hymne national de la France durant le règne de Louis-Philippe I, La Parisienne est à présent oubliée par le grand public.

Paroles

1

Peuple français, peuple de braves, La Liberté rouvre ses bras ; On nous disait : soyez esclaves ! Nous avons dit : soyons soldats ! Soudain Paris, dans sa mémoire A retrouvé son cri de gloire. Refrain : En avant, marchons Contre les canons ; À travers le fer, le feu des bataillons, Courons à la victoire. (bis)

2

Serrez vos rangs, qu'on se soutienne ! Marchons ! chaque enfant de Paris De sa cartouche citoyenne Fait une offrande à son pays ; Ô jour d'éternelle mémoire ! Paris n'a plus qu'un cri de gloire : (refrain)

3

La mitraille en vain nous dévore, Elle enfante des combattants ; Sous les boulets voyez éclore Ces vieux généraux de vingt ans. Ô jour d'éternelle mémoire ! Paris n'a plus qu'un cri de gloire : (refrain)

4

Pour briser leurs masses profondes, Qui conduit nos drapeaux sanglants ? C'est la liberté des deux MondesAllusion au rôle joué par Lafayette dans la guerre d'indépendance des États-Unis puis dans la Révolution française., C'est Lafayette en cheveux blancs. Ô jour d'éternelle mémoire ! Paris n'a plus qu'un cri de gloire : (refrain)

5

Les trois couleurs sont revenus, Et la colonne, avec fierté, Fait briller à travers les nues L'arc-en-ciel de sa liberté, Ô jour d'éternelle mémoire ! Paris n'a plus qu'un cri de gloire : (refrain)

6

Soldat du drapeau tricolore, D'Orléans ! roi qui l'a porté, Ton sang se mêlerait encore À celui qu'il nous a couté. Ô jour d'éternelle mémoire ! Paris n'a plus qu'un cri de gloire : (refrain)

7

Tambours, du convoi de nos frères, Roulez le funèbre signal ; Et nous, de lauriers populaires Chargeons leur cercueil triomphal. Ô temple de deuil et de gloire ! Panthéon, reçois leur mémoire ! (pour cette dernière strophe les paroles du refrain sont modifiées :) Portons-les marchons Découvrons nos fronts Soyez immortels vous tous que nous pleurons, Martyrs de la victoire. (bis)

Notes et références

Articles connexes Casimir Delavigne Révolution de Juillet

Liens externes La Parisienne

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