Les Jours comptés (I giorni contati) est un film italien réalisé par Elio Petri et sorti en 1962. Le film a été distribué en France, fin . Il avait pu être visionné auparavant dans une copie restaurée au Festival Lumière 2011 à Lyon.

Synopsis Un ouvrier plombier quinquagénaire, veuf et père, assiste dans un autobus au décès d'un homme. Ce drame sert de détonateur à la prise de conscience du temps qu'il lui reste à vivre (« ses jours sont désormais comptés »). Il ressent, plus que jamais, la nécessité de modifier ses habitudes. Mais, chaque initiative prise dans ce sens ne fait qu'accroître douloureusement son désarroi... Il est, hélas, impossible, à son âge, de changer son destin. Ayant quitté son emploi, il y retourne lucidement, mais toujours aussi convaincu de l'inutilité de son existence.

Fiche technique Titre original : I giorni contati Réalisation : Elio Petri Scénario : Elio Petri, Carlo Romano, Tonino Guerra Photographie : Ennio Guarnieri Décors : Giovanni Checchi Costumes : Son : Enzo Silvestri Montage : Ruggero Mastroianni Musique : Production : Goffredo Lombardo pour Titanus/Metro Durée : 84 minutes en France Genre : film dramatique Format : Noir et blanc, 1,37 Pays d'origine : Dates de sortie :

Affiche : Raymond Elseviers (titre : Les jours sont comptés, Belgique)

Distribution Salvo Randone : Cesare Conversi, l'ouvrier plombier : Amilcare Regina Bianchi : Giulia Vittorio Caprioli : le marchand d'art Paolo Ferrari : Vinicio Lando Buzzanca : le fils de Cesare : Graziella

Commentaire Deuxième long métrage d'Elio Petri, ce film pessimiste, proche parent du Umberto D de Vittorio De Sica, aborde le thème de l'aliénation par le travail salarié. La tragédie de Cesare Conversi est vécue néanmoins de manière intime et profondément personnelle. Son entourage, amis et collègues de travail, n'est pas forcé d'en saisir toute la réalité. Jacques Lourcelles vante, pour sa part, « l'interprétation bouleversante de Salvo Randone, un découpage fluide et souvent original dans ses cadrages et ses gros plans »Dictionnaire du cinéma, édition Robert Laffont. Le réalisateur exprime néanmoins ce point de vue : Petri confesse que si un film l'a nettement inspiré, c'est plutôt Les Fraises sauvages de Bergman. Propos recueillis par Jean Antoine Gili in : DVD Tamasa Éditions, EDV 2115. Philippe Fraisse évoque, pour sa part, et, avec plusieurs décennies de recul, l'une des voies de dépassement du néoréalisme que peut constituer ce film. Dépassement mais non antagonisme : le collaborateur de Positif, établissant un parallèle avec les images ultimes du Voleur de bicyclette, constate : Ph. Fraisse : Sortir du néoréalisme in Positif, n° 629/630, juillet-août 2013.. Ainsi s'éclaire, sans doute, la participation au scénario de Tonino Guerra, déjà associé, à la même époque, à l'illustre trilogie de l'aliénation dirigée par Michelangelo Antonioni. L. Codelli in : Positif, mai 2012.

Salvo Randone et Elio Petri Comédien d'origine sicilienne, issu du théâtre (il monte sur les planches dès 1926 aux côtés d'Annibale Ninchi), Salvo Randone connut une belle carrière cinématographique d'abord avec Francesco Rosi, puis surtout avec Elio Petri. , note Lorenzo Codelliin : Positif, n° 615, mai 2012.. Elio Petri avait proposé Jean Gabin, Totò et Randone pour incarner Cesare Conversi, L. Codelli : op. cité. Le producteur Goffredo Lombardo choisit ce dernier parce qu'il coûtait le moins cher. , écrit encore L. Codelliop. cité..

Récompenses et distinctions Prix du meilleur film au Festival international du film de Mar del Plata en 19625º Festival sur le site du Festival.

Notes et références

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