est un genre de tatous au sein de la sous-famille des Dasypodinae.
Fossiles Selon Paleobiology Database en 2026, ce genre Dasypus a cent collections référencées de fossiles, du Huayquerien du Miocène supérieur au présent, c'est-à-dire datant de .
Répartition Dasypus se retrouve dans toute l'Amérique, des États-Unis à l'Argentine.
Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Dasypus Linnaeus, 1758.
Synonymes Dasypus a pour synonymes : Cachicama Geoffroy, 1835 Cachicamus McMurtrie, 1831 Cataphractus Storr, 1780 Cryptophractus Fitzinger, 1856 Dasipus Geoffroy, 1796 Dasyrus Lund, 1839 Daysypus Burnett, 1830 Hyperoambon Peters, 1864 Muletia Gray, 1874 Praopus Burmeister, 1854 Tatus Trouessart, 1905 Tatusia Cuvier, 1827 Zonoplites Gloger, 1841
Liste des espèces et sous-espèces Selon : Dasypus hybridus (Desmarest, 1804) — Tatou hybride. Dasypus kappleri (Krauss, 1862) — Tatou de Kappler. sous-espèce Dasypus kappleri kappleri sous-espèce Dasypus kappleri pastasae Dasypus novemcinctus Linnaeus, 1758 — Tatou à neuf bandes. sous-espèce Dasypus novemcinctus aequatorialis sous-espèce Dasypus novemcinctus fenestratus sous-espèce Dasypus novemcinctus hoplites sous-espèce Dasypus novemcinctus mexianae sous-espèce Dasypus novemcinctus mexicanus sous-espèce Dasypus novemcinctus novemcinctus Dasypus pilosus (Fitzinger, 1856) — Tatou à long museau velu. Dasypus sabanicola (Mondolfi, 1968) — Tatou à long museau du Nord. Dasypus septemcinctus (Linnaeus, 1758) — Tatou à sept bandes. Dasypus yepesi Vizcaíno, 1995 — Tatou de Yepes.
Cladogramme des Dasypus actuels
Reproduction Une caractéristique remarquable des tatous à long museau réside dans leur mode de reproduction par la polyembryonie obligatoire, unique au sein des Vertébrés. Dans le phénomène de polyembryonie monozygotique, un ovule fécondé unique aboutit à la formation de plusieurs embryons par partition du blastocyste en plusieurs parties égales après son implantation dans l’utérus. Ce mode de reproduction particulier a été rapporté chez les quatre espèces du genre Dasypus où il a été recherché : Le tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus) donne systématiquement naissance à des quadruplés identiques génétiquement. La formation de quadruplés a été également observée chez le tatou à long museau du Nord (Dasypus sabanicola), et le tatou de Kappler (Dasypus kappleri) donne en général naissance à des jumeaux. Chez le tatou hybride (Dasypus hybridus) le nombre d’embryons formés peut atteindre un maximum de 12, mais une forte mortalité intra-utérine fait qu’en général seuls sept à huit embryons arrivent à terme.
L’apparition de la reproduction par polyembryonie systématique chez les tatous est généralement interprétée comme une réponse physiologique imposée chez ces espèces par la forme particulière de l’utérus ne présentant qu’un seul site d’implantation pour le blastocyste.
Sensibilité à la lèpre Par ailleurs, au moins trois espèces du genre Dasypus (Dasypus novemcinctus, Dasypus hybridus et Dasypus sabanicola) sont connues pour être les seuls animaux, à part l’être humain, chez lesquels l’agent infectieux de la lèpre — le bacille Mycobacterium leprae — peut se développer naturellement et expérimentalement. Cette caractéristique remarquable, associée à la production systématique de portées clonales, confère aux tatous à long museau un intérêt biomédical indubitable. Ainsi, le tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus) a été très tôt établi comme un animal modèle pour l’étude de la lèpre. Cependant, la production d’un vaccin efficace contre la lèpre s’est avérée difficile en utilisant cette espèce, essentiellement à cause de problèmes rencontrés dans la production in vivo de bacilles à pouvoir infectieux réduit.
Liens externes
Notes et références Notes
Références taxonomiques
Références
Catégorie:Dasypodidae Catégorie:Mammifère (nom scientifique) Catégorie:Mammifère décrit en 1758