Georges Lambrichs est un écrivain, critique et éditeur français né le à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) et mort le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee.
Parcours Georges Lambrichs est le petit-fils du peintre Edmond Lambrichs. Après des études de philosophie, il rencontre en 1937 Jean Paulhan dont il devient un « compagnon de résistance intellectuelleGallimard, 1911-2011. Un siècle d'édition, BNF / Gallimard, 2011, p. 51 et 116 ». Paulhan le fait nommer lecteur en pour le compte des Éditions de Minuit, où Lambrichs voit publier son premier livre.
Toujours aux Éditions de Minuit, il coanime avec Paulhan la revue 84 dont Gaston Gallimard n'a pas vouluAnne Simonin, Les Éditions de minuit (1942-1955). Le devoir d’insoumission, IMEC, « L’Édition contemporaine », 1994, . La Nouvelle NRF n'était encore qu'en chantier et par ailleurs Paulhan s'occupait depuis avril 1946 des Cahiers de la Pléiade..., et devient directeur littéraire jusqu'en 1955. Chez Minuit, il publie notamment François Augiéras, Pierre Klossowski, Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor.
Après un bref passage chez Grasset, Gaston Gallimard le recrute en : d'abord en tant que directeur de collections de littérature contemporaine avec Jeune Prose, qui dure de à et où sortent les premiers textes de Jacques Chessex et Jean-Loup Trassard« Jeune Prose », note de Lambrichs, in Catalogue Gallimard, en ligne., et surtout la collection Le CheminLe Chemin, où parait en 1963 le premier texte de J. M. G. Le Clézio, Le Procès verbalLe Procès verbal, coll. Le Chemin, Gallimard, 1963 - Prix Renaudot. Véritable laboratoire qui cherche à se démarquer du Nouveau Roman et du structuralisme, Le Chemin fonctionnait de façon assez autonome au sein des éditions Gallimard, Lambrichs s'entourant d'un groupe de sensibilités qu'il réunissait au café L'Espérance, 36 rue de l'Université, dans les années 1960, des auteurs comme Michel Butor, Michel Chaillou, Michel Deguy, Henri Meschonnic, Jacques Réda, Jude Stéfan, Jacques Borel, Pierre Bourgeade, Roger Borderie, Jean-Loup Trassard et bien sûr Le Clézio.
Entre 1959 et 1992, Le Chemin publie 284 titres, dont des essais de Michel Foucault, Henri Meschonnic ou Jean Starobinski.
En 1967, Lambrichs anime, en marge de sa collection, la revue Les Cahiers du chemin qui fusionne en 1977 avec La Nouvelle Revue française lorsqu'il en prend la direction en remplacement de Marcel Arland, et ce, jusqu'en 1987.
Georges et Gilberte Lambrichs sont les parents de Louise Lambrichs.
Citation , Georges Lambrichs.
Publications L'Aventure achevée, Éditions de Minuit, 1946 ; réédition Éditions de la Différence, 1991 Le Pouvoir des cris, in Les Cahiers de la Pléiade, Gallimard, Chaystre ou les Plaisirs incommodes, Éditions de Minuit, 1948 ; réédition Éditions de la Différence, 1983 Les Rapports absolus, coll. Métamorphoses, Gallimard, 1949 Les Plus Belles Images du cinéma, Éditions du Chêne, 1949 Mort naturelle, Gallimard, Les Cahiers de la Pléiade, printemps-été 1951 Ondique, Gallimard, 1954 Les Fines Attaches, Gallimard, 1957 En cachette, Gallimard, 1957 Bernard Dufour, Galerie Pierre, 1963 Pente douce, L'Herne, 1972 ; réédition Éditions de la Différence, 1983 Mégéries, Gallimard, 1974 Se prendre aux mots, Éditions de la Différence, 1991 Gabrielle Haardt, Éditions de la Différence, 1992
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Serge Martin, Les Cahiers du chemin (1967-1977) de Georges Lambrichs. Poétique d'une revue littéraire, Éditions Honoré Champion, 2013 .
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