L'École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM, de nom de marque Arts et Métiers Sciences et Technologies, Arts et Métiers ParisTech ou Arts et Métiers) est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur.. Elle fait partie de ParisTech, réseau qui regroupe quelques grandes écoles d'ingénieurs de la région parisienne.

Arts et Métiers est une école d'ingénieurs de France, fondée en 1780 par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt. Rattachée au ministre chargé de l'Enseignement supérieur, elle compte plus de entre élèves-ingénieurs, mastériens et doctorants. École unique disposant d’un réseau de huit campus sur tout le territoire français, elle occupe des locaux voués à l'enseignement et la recherche. Ces locaux sont hébergés aussi bien dans les bâtiments historiques (tels que ceux de l'abbaye de Cluny) qu'au sein de bâtiments modernes (campus de Metz).

Ses quinze laboratoires spécialisés, l'institut Carnot ARTS et ses trois instituts nationaux la placent au sein de la recherche et de l'innovation scientifique. Son évolution et son ouverture internationale au cours des vingt dernières années ont largement diversifié ses axes d'enseignement : Bachelor de technologie, diplôme d'ingénieur par l'apprentissage, entrepreneuriat ou encore mastères spécialisés.

Bien que cela ne soit pas une obligation vis-à-vis de la scolarité et de l'obtention du diplôme d'ingénieur, la plupart des élèves-ingénieurs deviennent des gadzarts à l’issue de la Période de Transmission des Valeurs à laquelle participent les élèves de première année durant le premier trimestre de leur scolarité. Les anciens élèves, réunis dans la Société des ingénieurs Arts et Métiers, constituent l'un des plus importants réseaux européens d’ingénieurs issus d'un même établissement.

Histoire

left|thumb|upright|Portrait du duc de La Rochefoucaud-Liancourt.

L'école d'aujourd'hui est le résultat d'une très longue histoire, qui débute en 1780 à Liancourthttp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA51000396 dans l’Oise (ferme de la Montagne) par la volonté du duc François de La Rochefoucauld-Liancourt pour éduquer les pupilles de son régiment de cavalerie, en leur apprenant "Les Arts et les Métiers". Régiment devenu plus tard le , avec le concours de Monge, Berthollet, Chaptal et Laplace.

Cette ferme existe toujours et appartient à la Fondation Arts et Métiers depuis 1980, année durant laquelle le bicentenaire est célébré par la communauté des anciens élèves Arts et Métiers. L'école connait de nombreux changements de dénominations (école royale, impériale puis nationale supérieure, École nationale supérieure d'arts et métiers, Arts et Métiers ParisTech puis Arts et Métiers) et de statuts (militaire puis civile) à travers les siècles principalement dus à la succession des régimes politiques. Les prérogatives de l'école évoluent vers une formation technique et scientifique. Le premier diplôme d'ingénieur Arts et Métiers est délivré en 1907. De nouveaux centres sont créés, répartis à travers la France, pour répondre aux besoins du monde industriel durant les . L'école et les élèves ont été impliqués pleinement dans les conflits mondiaux et ont été décorés à plusieurs reprises par l'État. Le développement de l'école se poursuit jusqu'à atteindre 8 centres en 1996 avec la construction du site de Metz. L'aube du est synonyme pour l'école d'ouverture internationale, de diversification et de promotion de la recherche avec la construction de 3 instituts. L'histoire de l'école est également très liée à celle de la Société des ingénieurs Arts et Métiers, fondée en 1846. Pour connaître l'histoire complète de l'école, des premiers gadzarts jusqu'à l'ère contemporaine, consulter l'article principal renseignant l'histoire d'Arts et Métiers.

École d'aujourd’hui Depuis 1990, l’école est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel de type grand établissement, placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Positionnement L’ingénieur Arts et métiers est un ingénieur généraliste à dominante technique. Sa formation s’articule autour du génie mécanique, du génie énergétique et du génie industriel. Arts et Métiers est l’école des produits et des systèmes de production. L’organisation d'Arts et Métiers repose sur ses campus en territoire, organisés en réseau coordonné par la direction générale. Ceci fait d'Arts et métiers une école nationale territorialisée, ce qui accroît sa proximité géographique avec le tissu industriel français.

Les campus occupent toujours les écoles installées aux à Aix-en-Provence., Angers ., Châlons-en-Champagne ., Cluny., Lille., et Paris. dans des bâtiments très anciens (le plus illustre étant l'abbaye de Cluny), ou plus récemment à Bordeaux-Talence. et Metz.. Trois Instituts, à Laval., Chalon-sur-Saône. et Chambéry. complètent ce dispositif. Par ailleurs, l’école poursuit une importante politique internationale (sous la marque Arts et Métiers Institute of Technology) et a conclu pour cela plus de 190 partenariats avec des institutions étrangères. Parmi ses parcours d'études, on trouve plusieurs cursus intégrés bi-diplômants internationaux : franco-allemand, franco-américain (campus de Metz), franco-hispano-portugais (campus de Bordeaux), franco-chinois (campus d'Angers) ou encore franco-brésilien (campus de Paris). Ils s’ajoutent à d’autres formations diplômantes.

Collaboration avec d'autres établissements Depuis plus de vingt ans, Arts et Métiers mène une politique active de collaboration avec d'autres établissements. Ce travail s'effectue sur deux échelles différentes, une ouverture large à l'international, en multipliant et diversifiant les offres de parcours à l'étranger, ainsi qu'une collaboration rapprochée avec des établissements français, écoles de commerce, université ou écoles d'ingénieurs. On notera également la volonté de l'école de se renforcer et se repositionner dans le domaine de l'aéronautique avec la création de programmes tels que France AEROTECH. et l'adhésion à des initiatives comme ASTech ou l'Aerospace Valley.. Les principales collaborations françaises sont ParisTech et héSam détaillées dans les sections suivantes.

Direction d'Arts et Métiers Gouvernance-COMEX depuis février 2022

Président du conseil d’administration : Thierry Métais : Directeur général de ZF Group France; Directeur général : Laurent Champaney ; Directeurs Généraux Adjoints : Véronique Favier Directrice Générale Adjointe, Ivan Iordanoff Directeur Général Adjoint Recherche et Innovation, Nadège Troussier Directrice Générale Adjointe Recherche et Formation, Élisabeth Moine Directrice Générale Adjointe Ressources et Pilotage

Anciens directeurs généraux 1971-1991 : Louis Feuvrais 1991-2001 : Guy Gautherinhttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000353858 2001-2006 : Marie Reynierhttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000588535 2006-2012 : Jean-Paul Hautierhttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000242046 2012-2017 : Laurent Carrarohttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000025414314

Anciens présidents Jean-François Dehecq - Lille, 1958 : vice-président du Conseil national de l’industrie, président du comité d'orientation stratégique du Fonds stratégique d'investissement et cofondateur et président d'honneur du groupe pharmaceutique Sanofi ; Jean Lavigne - Cluny, 1958 : ancien vice-président de Motorola ; Daniel Rapenne - Châlons, 1956 : ancien directeur général de Thomson CSF (Thales) ; Alain Charmeau - Cluny, 1974 : ancien directeur général de Ariane Group ; Alain Le Floch - Angers, 1977 : directeur général de Terrena.

Distinctions

Arts et Métiers fait partie des rares établissements d'enseignement décorés, en particulier de la Légion d'honneur, à la suite de l'action de l'école et de ses anciens élèves au cours des deux guerres mondiales. Une délégation d'élèves et d'anciens élèves portant le drapeau de l'école participe chaque année, en principe au mois de novembre, à une cérémonie de ravivage de la flamme à l'Arc de triomphe de l'Étoile. Dans chaque campus d'Arts et Métiers ainsi qu'à la ferme de Liancourt, des monuments aux morts perpétuent le souvenir des gadzarts morts pour la France.

La Légion d'honneur a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par Albert Lebrun, président de la République française, et André Mallarmé, ministre de l’Éducation nationale, le .

La Croix de guerre 1914-1918 a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par le maréchal Joffre le en présence de Gaston Doumergue, président de la République française, accompagnée de la citation à l'ordre de l'armée suivante : Ont apporté, au front comme à l’arrière, une part glorieuse de services à la Défense nationale, en fournissant, d’une part, un important contingent d’officiers, sous-officiers et soldats pourvus d’une instruction spéciale, et en contribuant d’autre part à intensifier les fabrications de guerre par les initiatives de leurs anciens élèves.

La Croix de guerre 1939-1945 a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par René Coty, président de la République française, le , avec la citation suivante à l'ordre de l'armée : De 1939 à 1945 ont pris une large part tant aux opérations de guerre qu’aux combats de la résistance. Ont apporté une contribution technique de premier plan à la victoire de nos armes. Trois cent cinquante-trois de leurs élèves ou anciens élèves sont tombés au champ d’honneur, dont quatre-vingts morts en déportation ou fusillés par l’ennemi.

Cursus de formation Arts et Métiers est principalement une école d'ingénieurs recrutant deux ans après le baccalauréat et délivrant un diplôme dit « bac + 5 ». Depuis maintenant plusieurs décennies, elle développe de nouveaux cursus, en apprentissage, de formation initiale et de formation continue, du niveau « bac + 3 » jusqu'aux plus hauts niveaux universitaires français (doctorats et écoles doctorales).

Formation initiale ingénieurs Arts et Métiers

Admission et recrutement Le recrutement des élèves ingénieurs demeure majoritairement basé sur les classes préparatoires scientifiques (environ 85 % des places), articulé autour du concours Banque PT dont l’école est organisatrice, et Concours Centrale-Supelec. Les autres voies d'admission s'organisent également autour de concours, l'école ayant rejeté un mode de recrutement sur dossier, pas assez équitable. Dans un communiqué du , Arts et Métiers annonce qu’à partir de la session 2019, elle intégrera le concours Centrale-Supélec pour le recrutement de ses étudiants des filières de classes préparatoires MP, PC et PSI. Les promotions comptent, nationalement, près de ( en 2011A & M , magazine interne d'Arts et métiers ParisTech, paru le 14 octobre 2009) qui sont répartis dans tous les CER (sauf celui de Paris réservé aux spécialités de fin de cursus). Ainsi les places proposées chaque année sont réparties de la manière suivante : des classes préparatoires (avec une tendance à l’augmentation des places réservées aux élèves issus de PSI au détriment des élèves PT)Site du service de concours écoles d’ingénieurs, constater l’évolution sur plusieurs années pour le concours E3A/ENSAM, http://www.scei-concours.org/cadre_statistique.htm., soit par filière : (PT) Physique et technologie : 550 places (PSI) Physique et sciences de l'ingénieur : 260 places (MP) Mathématiques, physique : 40 places (PC) Physique, chimie : 20 places (TSI) Technologie et sciences industrielles : 35 places (ATS) Adaptation technicien supérieur (issues des DUT/ BTS) : 25 places du concours ENSEALien concours ENSEA au niveau Bac+2 pour des élèves issus de DUT ou BTS : 87 places, du concours ASTLien concours AST au niveau Bachelor/L3/M1 ou pour les diplômes étrangers : 48 places Concours GEIuniv pour les Bachelor de technologie d'Arts et Métiers. Les places ne sont pas définies.

Bases de la formation de l’ingénieur Arts et métiers