L’église Saint-André de Rouen est une ancienne église paroissiale, supprimée en 1791, dont il ne subsiste que la tour.

La tour fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1958.

Historique Cette paroisse est à l'origine située dans un des faubourgs de Rouen. Elle s'est d'abord appelée Saint-André-de-la-Porte-aux-Fèvres, à cause des forgerons qui habitaient le quartier, puis Saint-André-de-la-Ville, pour la différencier d'une autre église, Saint-André-hors-la-Ville, située près de la porte Cauchoise.

Cette église est située sur la rue aux Ours, autrefois rue Saint-André, le chevet sur la rue Ancrière. L'église Saint-André, connue depuis 1027, est devenue église paroissiale en 1124.

La présentation de la cure appartient à partir de 1169 à l'abbaye Saint-Ouen.

L'église est reconstruite à partir de 1486 : la nef, pourvue de bas-côtés, est rebâtie en 1521 ; la tour est construite de 1541 à 1546 et le portail, pourvu d'une grande rosace, est achevé en 1556.

La dédicace du nouvel édifice a lieu en 1526.

En 1562, les huguenots causent des dégâts à l'église.

Le , un ouragan endommage la tour, qui est réparée en 1701.

Farin, dans son Histoire de Rouen, écrit que son « clocher est un ouvrage achevé, percé au jour de tous costés, et que l'on peut mettre au nombre des plus beaux de la ville ».

Au , un retable est installé dans l'abside, ce qui entraine la modification des baies absidiales.

Le , l'église est fermée au culte.

Le , l'église, le presbytère, le cimetière et les constructions entourant le chœur sont vendus comme biens nationaux pour à Pierre Rivière..

L'église a servi de magasin, pendant que la tour accueillait l'atelier d’une fonderie de plombs de chasse.

La nef est entresolée de planchers..

Lors du percement de la rue de l'Impératrice (actuelle rue Jeanne-d'Arc) en 1861, l'église proprement dite est détruite et il n'est conservé que la tour, d'une hauteur de quelque .

En 1867, la tour a été réparée sans que la flèche octogonaleFlèche de la tour Saint-André qui la couronnait, enlevée en 1683 par un ouragan, ne soit remontée.

La partie supérieure de la tour a été cernée d'un dispositif anti-chute de pierres (pare-gravois), compte tenu de l'état de délabrement des arches. Il a été retiré à la suite des travaux de rénovation réalisés en 2020Paris-Normandie, 22 janvier 2020..

Bibliographie M. de Glainville, Notes pour servir à l'histoire de l'église Saint-André-de-la-Ville à Rouen, A. Péron, 1859 Eustache de la Quérière, Église Saint-André-de-la-Ville, église paroissiale de Rouen, supprimée en 1791, Rouen, Herpin, 1862. Eustache de la Quérière, Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure, H. Boissel, Rouen, 1865. Georges Dubosc, « La Tour Saint-André », dans Par-ci, Par-là. Série 4, Rouen, Henri Defontaine, 1922-1929 ; Pierre Chirol, Rouen disparu, 1929, planches XXV-XXVIII ;

Jules Girieud, Les excursions normandes : Rouen et ses monuments, Rouen, Jules Girieud, 1899.

Georges Bernage, « Rouen disparu : l’église Saint-André », in Patrimoine Normand n° 62, .

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des édifices religieux de Rouen Liste des monuments historiques de la Seine-Maritime

Liens externes

Église Saint-André-de-la-Ville sur le site Visite de Rouen

André Andre Rouen Catégorie:Monument historique classé en 1958 Rouen