Dibombari est une commune du Cameroun située dans le département du Moungo et la région du Littoral.

Géographie La commune de Dibombari est limitrophe de Douala s'étend à l'extrémité sud du département du Moungo.

Description La commune de Dibombari se trouve à au nord de la ville de Douala. Elle a été officiellement créée en 1955. Elle est constituée de 38 villages partagés entre deux cantons : le canton Pongo et le canton Bakoko. Le premier est une chefferie de premier degré et le deuxième de second degré. Le chef supérieur canton Pongo est Théodore Toto Bekombo. Celui du canton Bakoko est Essawe Maurice. Depuis 2020, le maire Justin Bejedi Ndamè a été élu à sa têteCommunes et Villes Unies du Cameroun, Dibombari, http://cvuc.cm/national/index.php/fr/carte-communale/region-de-lest/138-association/carte-administrative/littoral/moungo/550-dibombari.

Histoire Bwelelo poste administratif de la subdivision de Mbanga est érigé en commune de Dibombari en 1955Loi du 11 novembre 1955.

La ville de Dibombari naît de la volonté des puissances coloniales allemandes, qui décident de regrouper les populations d'origine Pongo, Bankon et Bakoko dans le même espace afin de mieux les administrer, mais également dans le but d'y implanter des palmeraies. Ce regroupement non volontaire donna lieu à l'arrondissement de Dibombari qui provient de l'expression "Dibomba Di" signifiant en langue pongo « voici le paquet », qui sera déformée et donnera naissance au toponyme Dibombari.

En 1995, l'arrondissement de Dibombari est démembré de sa partie nord constituée de la chefferie Bankon pour former l'arrondissement de BonaléaDécret 95/082 du 24 avril 1995. Les deux chefferies Pongo et Bakoko demeurent dans l'arrondissement et la commune de Dibombari.

Population Lors du recensement de 2005, la commune comptait , dont pour le groupement de Dibombari Ville. Le village de Dibombari compte en 1967Orstom, Dictionnaire des villages du Mungo, 1971 et selon le Plan communal de développement de 2012.

Selon l'annuaire des chefferies traditionnelles, Dibombari compte près de Annuaire des Chefferies Traditionnelles, Ministère de l'administration territoiriale, http://minatd.cm/gov/site/fr/intranet2/annuaire2/annuaire-des-chefferies-traditionnelles. Les ethnies majoritaires sont les Pongo, Bakoko (Mpo'o), Bankon (Abo). Des populations d'autres origines ce sont avec le temps, ajoutées à la population d'origine. Elles proviennent principalement des régions administratives de l'Ouest, et du Sud-Ouest, mais également de l'étranger (Nigéria).

De fait, la langue prédominante dans la zone est le français. Suivie du Pongo, le Bakoko, le Bankon. On y trouve aussi le Pidgin-English, dû à la présence de ressortissants de la région du Sud-Ouest et du Nigéria.

Structure administrative de la commune 250px|vignette|droite|Limites communales Outre la ville de Bwélélo-Dibombari proprement dite, la commune est constituée de deux cantons et des villages suivants : Dibombari

Bakoko

Pongo

Chefferies traditionnelles L'arrondissement de Dibombari est le siège de l'une des quatre chefferies traditionnelles de degré du département du Moungo : Chefferie Supérieur Pongo L'arrondissement compte trois chefferies traditionnelles de degré en 2015Ministère de l'administration du territoire, Annuaire statistique 2015 : 420 : Groupement Bomono Ba Jedu 421 : Groupement Bomono Ba Mbengue 422 : Canton Bakoko

Enseignement L'arrondissement de Dibombari compte secondaires publics dont 2 lycées et 3 collèges, 4 sont francophones et un bilingueSchoolmap Cameroon, Arrondisement de Dibombari (consulté en 2021).

La Kadji Sport Academy (KSA), centre de formation privé sport études est situé au sud de la commune de Dibombari, à proximité des rives du Moungo et du village de Moulanga sur la Route Nationale 3.

Économie 240px|vignette|droite|Entrée dans le domaine de la Socapalm de Dibombari L'économie de Dibombari est tournée vers l'agriculture, en particulier celle du palmier qui est faite de manière intensive, ainsi ce celle du manioc et d'autres cultures vivrières. Ces produits vivriers sont consommés localement et vendu dans la ville de Douala. La localité est également reconnue pour sa production de Miondo, issu de la transformation du manioc.

On peut ainsi noter l'implantation de la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) qui possède plusieurs palmeraies dans le bas-Moungo et de l'école de Techniciens Agricole (ETA).

Personnalités La ville de Dibombari est la région d'origine de célèbres chanteurs de makossa tels que : Tom Yom's, Nguime Manulo, Sam Mbende, Ekambi Brillant, des hommes de lettres et de culture tels que le Pr MBONJI EDJENGUELE, Le poète et Conservateur Patrimonial Pierre La Paix Ndamè, et de certaines personnalités politiques telles que Theodore Koulle Ndjanga, Maurice Gaétan Moumy, Gottlieb Lobe Monekosso, Maka Kotto, Jean David Bile, Jacques Ndoumbe Ekane, christian Ndoumbe Ekane (fils de jacques), Njocke Essawe, Mbelle Kotto François, le lobbyiste Stephane Moukouri, Coco Mbassi, Soppo Soppo Thomas, Ekame Njoh Maurice, Mpondo Osée, Ndoumbe Jacques Narcisse, le Blogueur et promoteur culturel Moukodi Mbamse Olivier, le footballeur Eyoum Samuel...

Notes et références

Annexes Bibliographie

État sanitaire et socio-économique de l'arrondissement de Dibombari, en vue de la mise en place d'une stratégie d'intervention pour les activités de SSP : projet IPD/OMS, Institut panafricain pour le développement, Afrique Centrale, Douala, 1986, 160 p.

Liens externes Dibombari, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) Plan communal de développement de Dibombari, PNDP/ADI, , 180 p.

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