Le Parti autonomiste breton (abrégé en PAB et , abrégé en SEV) est un parti politique breton qui a existé de 1927 à 1931.
Origine
Créé au premier congrès de en à Rosporden. C'est la suite du Groupe régionaliste breton (, abrégé en UYV). On retrouve dans le comité directeur du parti : Olier Mordrel, Morvan Marchal, Maurice Duhamel. Le parti autonomiste breton est initialement dirigé par François Debauvais et son secrétaire général est Yann Bricler. Son programme affirme notamment : Revue Breiz Atao du 6 novembre 1927, citée par R. Mennevée, Le mouvement autonomiste breton, revue Les Documents politiques, diplomatiques et financiers, septembre 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54422204/f16.image.r=Rosporden
Une carte postale de propagande du Parti autonomiste breton, dessinée en 1928 par Olier Mordrel est consultable dans la revue Les Documents politiques, diplomatiques et financiers de R. Mennevée, Le mouvement autonomiste breton, Les Documents politiques, diplomatiques et financiers, septembre 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54422204/f17.image.r=Rosporden.
Fédéralisme de gauche Lorsque le Parti autonomiste breton tient son congrès fondateur en et qu'il se dote d'une doctrine propre, le fédéralisme breton apparait alors comme l'idée prépondérante, bien que l'idée nationaliste y soit aussi présente. Le fédéralisme est alors défendu et développé par Maurice Duhamel et Morvan Marchal au sein de ce parti.
Congrès de Châteaulin (1928) thumb|Le congrès de Châteaulin regroupe des représentants d'autres partis autonomistes français. Le , c'est le du parti, à Châteaulin, où une déclaration est élaborée, qui proclame entre autres : la Bretagne possède toutes « les caractéristiques d'une nationalité répondant aux définitions modernes », et, pour le peuple breton « le droit à disposer de lui-même ». Le congrès du PAB en 1928 est clos par L'Internationale. Maurice Duhamel fait voter à cette époque un texte où il était précisé « Ce parti nouvellement créé tient congrès le à Châteaulin : « Nous ne sommes pas séparatistes (...). Nous ne sommes pas rétrogrades (...). Nous ne sommes pas anti-français (...). Nous revendiquons une autonomie administrative et politique dont les modalités et les limites seront fixées par un traité librement débattu et dont l'organisation représentative sera un parlement breton » proclame-t-il alorsGeorges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, [].
Tentatives électorales Jusqu'en 1930, Goulven Mazéas milite pour le Parti Autonomiste Breton.
Fin
La dissolution du Parti autonomiste breton en 1931 pour des raisons financières sonne la séparation définitives des nationalistes et des fédéralistes. Ces derniers parviennent à imposer leur ligne au sein du PAB à la suite d'un congrès du parti à Rennes en , mais la banqueroute du PAB les obligent à se regrouper dans une nouvelle structure, la Ligue fédéraliste de Bretagne, et à abandonner le journal aux nationalistes. Une centaine de personnes rejoignent alors la Ligue. Celle-ci devient un des lieux d'échange de la gauche bretonne, mais son influence ne va guère au-delà du département d'Ille-et-Vilaine, et elle périclite dès le printemps 1935. Ils s'opposent aux idées des nationalistes bretons, notamment lorsque le programme SAGA est publié en 1933.
De leur côté, les nationalistes (François Debauvais, Olier Mordrel, Célestin Lainé, Yann Bricler, les frères Delaporte, etc.) créent le Parti national breton, deuxième du nom, au congrès de Landerneau le .
Publications Histoire de Bretagne de Jeanne Coroller-Danio, illustré par René-Yves Creston. Parti autonomiste breton - Rennes. Imprimerie Riou-Reuzé
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
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