L’opération Astonia fut une bataille menée du 10 au 12 septembre 1944, marquant la fin de la bataille de Normandie, durant l'avance des Alliés de Paris au Rhin, pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'objectif des Alliés était la capture du port du Havre, occupé par les forces allemandes. L'attaque de cette place forte, alors décrite par le Field Marshal britannique Bernard Montgomery comme , consista en une combinaison d'éléments tant des forces armées canadiennes que britanniques, avec la participation d'unités navales et aériennes, qui fut qualifiée de grâce à la victoire en seulement trois jours après le premier assaut.
Historique Le , les troupes alliées débarquèrent sur plusieurs plages du nord-est du Cotentin et de l'ouest du Calvados, à à l'ouest du Havre. C'était le début de l'opération Overlord, dont le but était la création d'une grande tête de pont dans le nord-ouest de l'Europe, prélude à la libération du continent. Pour cela il fallait capturer quatre ports de la côte française, afin de permettre le renfort et l'approvisionnement des forces alliées sur le front de l'Ouest. Le premier port libéré fut celui de Cherbourg mais gravement endommagé. Après la bataille de Normandie, le port de Dieppe est libéré par la division d'infanterie canadienne le , Le Havre étant la prochaine cible.
Le Havre était considéré comme une des plus solides fortifications du mur de l'Atlantique, avec une série de défenses naturelles efficaces ; des étendues d'eau bloquaient complètement l'accès par le sud, l'est et l'ouest. Le côté nord du port était fortement fortifié, avec un fossé antichar large de et profond de 6-7 mètres barrant l'accès, des casemates emplies de mitrailleuses, des canons antichars et . Les services de renseignement estimaient qu'il y avait dans la ville entre , dont d'artillerie, navals et le reste comprenant de l'infanterie et un bataillon du Régiment de Grenadiers.
Dernier ultimatum Le , le commandement britannique lance son ultimatum à la garnison dirigée par le colonel Eberhard Wildermuth. Les Britanniques notent la demande du colonel Wildermuth d'évacuer la population civile, mais ils vont tenter une pression morale et psychologique supplémentaire sur celui-ci, en refusant l'évacuation. Toutefois, l'ultimatum est rejeté.
Préparatifs left|thumb|Le Monitor HMS Erebus en 1944. Le plan consistait à bombarder massivement à l'artillerie pour fragiliser les fortifications. Deux navires de la Royal Navy, l' et l'Le premier est un cuirassé, le second, un monitor. Ils sont tous les deux équipés de canons de 381 mm, qui envoient des obus de 870 kg., bombardèrent le port durant plusieurs jours, tirant plus de d'obus. De plus, les avions de la Royal Air Force attaquèrent durant 3 jours (5, 6 et ) , les engagés larguant de bombes sur la ville.
Assaut sur Le Havre L'assaut commença à le , des bateaux attaquant les batteries défendant le port pendant que des bombardiers de la RAF larguaient environ de bombes, 90 minutes avant l'assaut de deux divisionsMontgomery, .. L'attaque était divisée en deux phases : d'abord pénétrer les défenses allemandes pour permettre à d'autres troupes d'attaquer puis agrandir ces brèches et capturer la ville. Avec l'aide des unités spécialisées de la division blindée et du régiment canadien de transports blindés, comme les Kangaroos et les véhicules Sherman Crab, la première partie de l'assaut se déroula rapidement, avec des trouées dans les champs de mines et des brèches dans les fossés antichars. La division d'infanterie (« West Riding ») fut la première à ouvrir une brèche dans le périmètre nord-est du Havre, suivie par la division d'infanterie (« Highland »). L'assaut fut cependant coûteux, avec la perte par la division blindée de 29 tanks Crab et de 6 AVRE.
Cette première phase se poursuivit le lendemain avec le support de plusieurs avions et véhicules blindés, et les derniers bastions des défenses extérieures allemandes se rendirent finalement à après la menace d'user des chars lance-flammes Churchill Crocodile. Le troisième jour, le centre-ville fut libéré par des éléments des deux divisions et le commandant de la garnison allemande rendit officiellement le port à ; soldats allemands furent capturés et faits prisonniers de guerre.
Bilan Le port a été capturé par les Alliés avec peu de pertes. Cependant, les pertes civiles furent importantes de par les raids aériens et l'artillerie qui détruisirent 350 bateaux et de docks, mais également bâtiments, ce qui réduisit considérablement le potentiel de ce port en tant que « point de ravitaillement ».
Le général John Crocker, dirigeant cette opération, déclarera le , en contemplant, le déversement des bombes : « ce n'est pas la guerre, c'est un meurtreCe jour-là : 12 septembre 1944 : Le Havre est (enfin….) libéré ». Toutefois, avant l'attaque, le général Ray Barker commandant la , va recommander de ne pas se livrer à des bombardements qui n’étaient pas nécessaires pour prendre la villeseptembre 1944, jours d'apocalypse. Toutefois, il estimera que le succès de cette opération est dû à la réussite de ces bombardements.
L'officier britannique William Douglas-Home fut emprisonné après son refus de participer à cette opération, refus lié à l'interdiction faite aux civils de pouvoir évacuer.
Pertes matérielles Outre le port et parmi les détruits, on note : L'hôtel de villeL'Hôtel de ville avant guerre L'église Saint-MichelL'église Saint-Michel L'église Saint-Joseph Le Grand théâtre Le Muséum d'histoire naturelle Le Musée des beaux-arts
Pertes humaines Les pertes humaines s’élèvent à : près de 400 officiers et soldats pour les Britanniques ; 600 tués pour les Allemands ; plus de parmi les civils, avec sinistrés complets et sinistrés partiels.
Références
Bibliographie
Catégorie:Front de l'Ouest de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Bataille ou opération de la Seconde Guerre mondiale Astonia Catégorie:Bataille de 1944 Le Havre Catégorie:Nom de code Catégorie:Histoire du Havre