Mouriès est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est connue comme la première commune oléicole de France... Géographie Localisation { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q829392", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"
La commune de Mouriès se trouve au nord-ouest du département des Bouches-du-Rhône, dans la petite région agricole des Coteaux de Provence..
À vol d'oiseau, elle se situe à de Marseille., préfecture du département et à de Salon-de-Provence, chef-lieu du canton de Salon-de-Provence-1 dont dépend la commune depuis 2015.. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Martin-de-Crau.
Géologie et relief La superficie de la commune est de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..
L'altitude du territoire communal varie de (au sud-ouest du territoire communal au niveau du marais des Baux) à (au nord-est du territoire communal)Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.Carte de Mesnil-Roc'h, sur Géoportail, consulté le 6 janvier 2021.. La commune est située au sud du massif des Alpilles, massif constitué de strates de roches sédimentaires plissées en forme d'anticlinal, et au nord de la Crau.
Hydrographie vignette|Le canal de Craponne Mouriès est drainée par trois petits cours d'eau, le gaudre d'Aureille ()., le gaudre du Destet (). et le gaudre de la Vallongue ().. Tous trois alimentent l'étang de Berre via les canaux du marais des Baux (canal de Van-Ens et de Mouriès).
Le canal de Craponne irrigue la partie sud-est de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eyragues à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Vent
Le mistral souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le massif des Alpilles dévient le vent, mais il souffle sur la commune proche des Baux de Provence aussi fort que dans le nord de la chaîne. Sur une année, le mistral souffle en moyenne, fortement et faiblement , ce qui ne laisse que sans vent. On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et en accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, accompagné de pluie
Paysages La commune est concernée par la directive paysagère des Alpilles qui a ..
Milieux naturels et biodiversité
Sites Natura 2000 Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés..
Une partie du territoire communal est incluse dans deux sites Natura 2000. :
« Les Alpilles », au nord et nord-ouest du territoire communal, d'une superficie de .. « Crau centrale - Crau sèche », au sud-est du territoire communal, d'une superficie de .. « Marais de la vallée des Baux et marais d'Arles », au sud-ouest du territoire communal, d'une superficie de ..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Mouriès comprend quatre ZNIEFF.:
La « Marais de l'Ilon - Complexe limnique de Santa-Fé » (), ZNIEFF de type II.. La « Chaîne des Alpilles » (), ZNIEFF de type II.. La « Marais de Figuerolle et Marais des Baux » (), ZNIEFF de type II.. La « Bois de Sainta-Fé - Bois de Chambremont - Bois de la Taulière » (), ZNIEFF de type II..
Urbanisme
Typologie Au , Mouriès est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Mouriès, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces forestiers. La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (26,8 %), cultures permanentes (21,3%), milieux à végétation arbustive ou herbacée (21 %), prairies (14,3%), forêts (7,5 %), terres arables (3,8%), zones urbanisées (3,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,1%), espaces verts artificialisés et non agricoles (2%), zones humides (0,1%)..
Morphologie urbaine
Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2007LOG T1 - Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968.
Parmi ces logements, 77 % étaient des résidences principales, 15,3 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements.
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 69,8 %, en légère hausse par rapport à 2007 (68,7 %). La part de logements HLM loués vides était de 3,5 % contre 2,1 %, leur nombre étant constant 53 contre 27LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
Planification de l'aménagement La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Pays d'Arles, approuvé le et modifié le ..
En matière de planification, la commune dispose d'un plan local d'urbanisme approuvé le .. Voies de communication et transports La commune et son bourg sont traversés d'Est en Ouest par la Aureille - Maussane-les-Alpilles, et du Nord au Sud par la Eygalières - Saint-Martin-de-Crau. Les traversent aussi la commune.
La commune est accessible au Sud-Ouest par l'autoroute A54 (Nîmes - Salon-de-Provence), sortie sur la commune de Saint-Martin-de-Crau puis, plus à l'Est, par l'autoroute A7, sortie n°26 à Sénas, reliant Lyon à Marseille via Orange.
La commune est desservie par la ligne régulière d'autobus du réseau régional Zou ! reliant Salon-de-Provence à Arles. Trois arrêts sont situées dans la commune : Le Vallat, Le Boulodrome et Le Stade..
L'aéroport international le plus proche est celui de Marseille-Provence. Deux aérodromes sont situés à proximité : l'aérodrome du Mazet de Romanin, entre Eygalières et Saint-Rémy-de-Provence, et l'aérodrome de Salon - Eyguières au sud de la commune d'Eyguières.
Risques naturels et technologiques
Toponymie
La forme provençale est Mouiès.
Histoire Préhistoire et Antiquité
vignette|left|Vestiges de maisons de l'oppidum des Caisses de Jean-Jean. Dans les siècles qui précèdent l'arrivée des Romains, le territoire de Mouriès, comme l'ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures. Mouriès fait alors sans doute partie du territoire des Nearchi dont Ernaginum constitue la frontière nord, mais aussi, peut-être, des Anatilii, qui vivent jusqu'au nord de la Crau, dont les Alpilles constituent la frontière naturelleP. Arcelin, « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in ..
Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (), la population, jusqu'alors essentiellement nomade, se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéensY. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in .. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales, passant de l'autarcie à une véritable économie d'échange. Au cours des siècles suivants, la population du massif diminue fortement, le comptoir grec d'Arles attirant de nombreux habitants venus de toute la région. Mais dès la fin de l'Âge du fer (), l'oppidum des Caisses de Jean-Jean voit affluer de nouveaux colons. La ville se développe et des monuments sont construits dans un style tardo-hellénistique.
vignette|La carte de Peutinger fait référence à un lieu nommé Tericias (Tericiae).|alt=|250x250px