Le quartier de la Cartoucherie est un écoquartier de la ville de Toulouse réalisé sur l'ancien site du GIAT dans le quartier du TOEC. Le projet lancé en 2006 a obtenu le label « écoquartier » en . Il a accueilli ses premiers habitants en . Le plan de développement d'Oppidea prévoit 3 525 logements, un groupe scolaire de 18 classes, 2 crèches, de bureaux, destinés à l’enseignement supérieur, de commerces.. C'est le paysagiste et urbaniste Alain Marguerit qui est responsable du projet.
Localisation vignette|Situation (en rouge) et accès du quartier de la Cartoucherie C'est un vaste triangle de 33 hectares, situé à l'ouest du cœur historique de Toulouse, entre la rocade et la Garonne sur le site de l'ancien terrain militaire et industriel de GIAT. Il est délimité par l'avenue de Grande-Bretagne au nord, l'avenue Raymond-Badiou au sud (qui longe le Zénith) et la voie du TOEC à l'ouest (parc du Barry).
Le quartier est desservi la Ligne T1 du tramway de Toulouse et trois lignes de bus. Il se trouve à proximité du métro ligne A (station Arènes) et de la ligne Arènes - Colomiers (gare du TOEC (SNCF)), il est directement accessible depuis le périphérique. Le quartier est également desservi avec Linéo depuis 2016.
La station Zénith, la plus orientale, sera la plus proche des équipements publics et commerces. Elle sera reliée par une coulée verte est-ouest au jardin du Barry et au Zénith de Toulouse. Des stations d'autopartage sont également envisagées.
La station Cartoucherie se trouve à l'ouest, près du quartier de Purpan et des anciennes halles de la cartoucherie.
Histoire Ce quartier était autrefois l'Arsenal des Pyrénées qui fut créé sous la Révolution en 1792. vignette|Polygone, février 1871 vignette|Sortie de l'usine de la cartoucherie vers 1900 En 1802, sous le Consulat, sont installés une zone d’essais et un champ de manœuvres dans un périmètre situé entre Patte d’Oie et la butte de Purpan : « le Polygone d’Artillerie » (plan polygone)La Cartoucherie. Deux siècles d’histoire d’armement. / Maison de la citoyenneté . Mairie de Toulouse . Exposition 15 panneaux, espace Saint Cyprien, Toulouse, décembre 2015...
Après la bataille de Toulouse, l’École Royale d'Artillerie est transférée de l’Arsenal au Polygone d’Artillerie en 1840.
En 1876, un atelier de chargement de cartouches est créé sur le Polygone, baptisé par les Toulousains « la Cartoucherie ».
Le premier meeting aérien de la ville de Toulouse s’y déroulera les et attirant des familles venues de toute la région.
Le décret de 1911 renomme l’établissement ATE (Atelier de fabrication de Toulouse). Néanmoins, les Toulousains continuent de l'appeler la Cartoucherie.
Pendant la mondiale, 14 730 personnes travaillent dans cette usine. Ce sont majoritairement des femmes, les munitionnettes. En effet, à la suite de l’appel de René Viviani, les femmes françaises ont été recrutées dans les usines françaises pour participer à l’effort de guerre.
Pendant l’entre-deux-guerres, le site continue à se développer avec la construction de nouveaux ateliers: deux ateliers de chargement de cartouches, un atelier central, un atelier d’outillage et deux douilleries de petit calibre.
De 1939 à 1940, l’usine triple sa production. Après l'armistice de 1940, l’établissement passe à la réalisation d’activités civiles.
En 1942, la fabrication liée à l'armement reprend sous l’occupation allemande jusqu’au .
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ATE reconvertit une partie de ses activités et ouvre sa première école de formation professionnelle. L’activité de production de munitions reprend avec le déclenchement de la guerre d’Indochine fin 1946.
En 1956, un centre aéroporté (CAP) s’installe sur le site, spécialisé dans le domaine de l’aérotransport et du parachutage. À la suite du départ de quelques activités du CAP vers un nouveau lieu (Francazal), les terrains libérés accueillent des constructions civiles: immeubles et groupe scolaire du Polygone.
Dix ans plus tard, un département d'études et de développement électronique (EDE) est créé.
En 1975, ATE restitue 10 hectares de terrains (actuels « Jardins du Barry ») à la ville de Toulouse.
En 1990, GIAT Industries est implanté sur le site à la suite de la transformation du statut d’ATE. GIAT Industries est devenu Nexter en 2006, entreprise privée fabricant d'armes propriété à 100 % du gouvernement français.
Le lycée hôtelier et le Zénith sont construits sur 30 hectares du Polygone restitués à la ville de Toulouse, en 1995.
Un an plus tard, en 1996, les ateliers de fabrication de munitions ferment définitivement.
GIAT Industries ferme en 2006, à la suite de manifestations accusant la stratégie liquidatrice de cette entreprise.
Abandonnées, les installations du GIAT servirent de dépôt provisoire aux bus de Tisséo, en attendant la reconstruction du site de Langlade détruit par l'explosion d'AZF.
La destruction des bâtiments a eu lieu au cours de l'été 2010, seules les halles ont été conservées.. thumb|Ruines à la cartoucherie en 2010La réalisation d'une maison du projet (livrée en 2011) qui sert également de mairie annexe.
Dépollution du site Les phases de dépollution du site ont été nombreuses.
En 2006 : La DRIRE commande la dépollution de trois zones : zone à hydrocarbures, zone à métaux, principalement du plomb, zone dite « du stand de tir », de métaux ferreux.
En , la Mairie de Toulouse rachète les terrains au groupe d'armement du GIAT Industries.
De à : reprise de la dépollution du site : extraction de tonnes d'objets métalliques, morceaux de rails, métaux lourds, munitions...
En : les travaux commencent sur l'avenue de Grande-Bretagne. Géomines, entreprise privée, évacue une centaine d'obus en un jour. Après le carottage des sols, l'évacuation de la terre, la dépollution pyrotechnique du site, obus inertes des années 1950 et six boulets du second Empire sont extraits sur ..
Fin 2012, 90 % du site est nettoyé, la dépollution chimique des sols va alors commencer, à l'occasion de l'engagement des travaux sur la voie du TOEC.
En 2013, la ville de Toulouse a engagé une action judiciaire contre le GIAT, ce dernier lui ayant vendu 28 millions d'euros le terrain, dépollution comprise. Elle s'est aussi retournée contre l'état, qui devait contrôler la validité de la dépollution effectuée avant 2009..
En , un accord est trouvé, GIAT Industries s’engageant à verser 10 millions d’euros à la mairie de Toulouse, montant auquel viennent s'ajouter 4,7 millions d’euros d’indemnités obtenus de l’Etat dans la procédure menée devant le Tribunal Administratif. La mairie s'engage en échange à abandonner toutes les poursuites à l'encontre du GIAT devant cette juridictionDossier de presse de la séance du 19/10/2018 du Conseil Municipal de Toulouse.
Le projet de l'écoquartier La première version du projet a été ébauchée en 2005.
S’ensuit une longue concertation en 2009, entre aménageur, élus, professionnels, riverains et associations qui aboutira au lancement du projet final en 2011.
La construction de logements, de commerces de proximité et d'activités est programmée sur la ZAC.
La mixité sociale autant qu'architecturale est privilégiée : Le bâti mêlera immeubles bas et de plus grande taille (jusqu'à R+152, une rareté dans la Toulouse du ) afin de contribuer à la densification urbaine Les logements seront sociaux pour partie. Dans la deuxième phase de construction(2015 - 2020), des services publics (maison de quartier, crèche, école et peut-être une médiathèque) sont prévus, ainsi que des commerces et des bureaux. Le quartier comptera trois places et 2,6 km de pistes cyclables.
Les travaux de construction des premiers logements ont commencé en 2014, et une livraison des premiers bâtiments publics était prévue fin 2015, pour permettre l'arrivée des premiers habitants fin 2015 – début 2016.
Le à Toulouse, Habitat Toulouse a inauguré la résidence Les Terrasses de BadiouLivraison d’immeubles de grande hauteur dans un écoquartier à Toulouse http://www.lemoniteur.fr/article/livraison-d-immeubles-de-grande-hauteur-dans-un-ecoquartier-a-toulouse-30984931.
La construction d’équipements publics n’est pas commencée.
En 2016, le nombre de logements visé passerait de 3 100 à 3 5006.
Le bâti vignette|Les halles de la Cartoucherie Les halles, édifiées au début du , sont conservées et seront réhabilitées afin d’accueillir des équipements culturels et commerciaux.. Habitat participatif Un îlot d’habitat participatif est en cours de construction près de la Grande Halle ; Il comptera 90 logements répartis dans quatre immeubles disposés autour d’un jardin partagé. Les futurs résidents ont participé à l’ensemble des démarches nécessaires à la conception et à la construction de leur logement qui sera parfaitement adapté à leurs besoins.Ce projet est réalisé par le groupe d'habitat social Les Chalets, les réunions avec les résidents sont animées par AERA.
Habitat coopératif Créé en , Abricoop., la première initiative coopérative d’habitants de la région, est lancée dans le quartier de la Cartoucherie. Il s’agit d’un habitat groupé participatif dont les habitants sont à la fois locataires des logements et collectivement propriétaires de l’immeuble. Chaque habitant aura son appartement, la coopérative aura des espaces collectifs :
Une buanderie, une salle polyvalente, un garage à vélo, deux chambres d’amis collective, des rangements communs. L’immeuble regroupant dix-sept logements fait partie de l'îlot de l’habitat participatif
Implantation d'un pôle de santé Situé à proximité du CHU de Purpan., ce campus de construit par l’architecte Ateliers Lion regroupe 10 nouvelles écoles et instituts de formation préparant aux métiers de la santé. Ce bâtiment est opérationnel depuis et accueille plus de 1500 étudiants. Ce projet de 36.50 M euros est financé à parts égales par La Région Midi-Pyrénées et le CHU
Education vignette|Campus toulousain des écoles d'ingénieur IPSA et EPITA Les grandes écoles d'ingénieurs IPSA et EPITA ont établi leur campus toulousain dans l'écoquartier depuis le 10 octobre 2024..
Les normes de construction des immeubles Les bâtiments basse consommation (BBC) sont conçus conformément à la norme RT 2012 (isolation thermique et conception bioclimatique).. Ils sont orientés pour avoir le meilleur ensoleillement possible. Ils seront dotés d'un chauffage collectif alimenté par l'incinérateur du Mirail, système qui, pendant l'été, permettra de rafraîchir le quartier. L’utilisation de moyens de production d'énergie renouvelable est encouragée : le solaire photovoltaïque pour l'électricité, l'installation d’éolienne de toiture, des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (ECS) par le solaire. Ces aménagements permettront de limiter l'utilisation des énergies non renouvelables telles que le nucléaire ou les énergies fossiles (pétrole ou charbon).
Le coût pour l’alimentation du chauffage collectif s’élève à 50 millions d'euros, il concernera logements.
Les charges de chauffage des logements et des parties communes seront ainsi réduites.
Organisation de l'espace public Organisation de l'espace publicToulouse - écoquartier de la cartoucherie à l'échelle de la métropôle /oppidea- Mairie de Toulouse/Atelier MARGUERIT mandataire. juin 2015 (document de présentation du projet) : Les places De part et d’autre des halles anciennes : La place Nord, à dominante commerciale. La place Sud, espace ouvert sur l’évolution de l’écoquartier vers le sud et la mutation possible des espaces occupés par le parking du Zénith.vignette|Chantier de la Cartoucherie. Toulouse. Décembre 2015- La place de la Cartoucherie, second pôle d’équipements et d’activité.
Les voies de circulation