Le diocèse de Trois-Rivières ( en latin) est un diocèse de l'Église catholique au Québec au Canada. Son siège épiscopal est la cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières. Il a été érigé canoniquement le par le pape Pie IX. Il est suffragant de l'archidiocèse de Québec.

Description vignette|gauche|upright=0.5|Logo du diocèse de Trois-Rivières vignette|gauche|La basilique Notre-Dame-du-Cap du Cap-de-la-Madeleine Le diocèse de Trois-Rivières est l'une des juridictions de l'Église catholique au Québec au Canada. Son siège épiscopal est la cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières... Il est suffragant de l'archidiocèse de Québec.. Depuis le , son évêque était Luc Bouchard... Le , le pape François a accepté sa démission en tant qu'évêque pour des raisons de santé.. Pierre-Olivier Tremblay, qui était évêque auxiliaire depuis le , a été élu administrateur diocésain le ...

Le territoire du diocèse de Trois-Rivières s'étend sur . En 2017, il est divisé en . En fait, il comprend plus ou moins le même territoire que la région de la Mauricie, à l'exception de la partie ouest de la ville de La Tuque et la réserve indienne d'Obedjiwan. Il est contigu au diocèse de Joliette au sud-ouest, au diocèse d'Amos au nord-ouest, au diocèse de Chicoutimi au nord, à l'archidiocèse de Québec à l'est et au diocèse de Nicolet au sud-est. Il compte .

En 2017, le diocèse de Trois-Rivières comprend une population de , soit plus de 96% de la population totale de son territoire, desservie par un total de et permanents.

Le diocèse de Trois-Rivières comprend une basilique mineure, la basilique Notre-Dame-du-Cap située au Cap-de-la-Madeleine, depuis le ..

Le saint patron du diocèse de Trois-Rivères est l'Assomption de Marie dont la fête est le .

Histoire vignette|droite|La première messe célébrée à Trois-Rivières vignette|droite|La cathédrale de l'Assomption en 1875 La première messe sur le territoire de Trois-Rivières fut célébrée le par le père récollet Denys Jamet. La paroisse de Trois-Rivières a été érigée canoniquement le et la construction d'une première église, mesurant de longueur et de largeur, fut alors entreprise par François Boivin, maître charpentier. Lorsque le père Sixe Le Tac prit la relève des travaux, cette église fut détruite pour faire place à une construction plus modeste, soit une église de par . Cette dernière fut inaugurée en 1692. En 1709, puisque l'ancienne église en bois tombait en ruine, une nouvelle église en pierre fut construite au même emplacement. Cette dernière fut terminée en 1713. En 1908, celle-ci fut détruite par les flammes lors du grand incendie de 1908 en même temps que plusieurs autres bâtiments de la vieille ville.

Le diocèse de Trois-Rivières a été érigé canoniquement le par le pape Pie IX.. Le même jour, le pape désigna l'abbé Thomas Cooke comme premier évêque, qui était curé de Trois-Rivières et grand-vicaire depuis 1835... Le , Pierre-Flavien Turgeon, archevêque de Québec, adressa une lettre pastorale aux nouveaux diocésains annonçant la bonne nouvelle. Deux semaines plus tard, dans l'église paroissiale, Thomas Cooke était consacré évêque par Pierre-Flavien Turgeon. Le nouvel évêque demeura curé de Trois-Rivières encore sept ans, jusqu'en 1859, à cause du manque de prêtres. À cette époque, le territoire du diocèse de Trois-Rivières s'étendait jusqu'aux Cantons-de-l'Est. À sa création, le diocèse de Trois-Rivières comptait , et environ . Le , Thomas Cooke lança le projet de construction d'une cathédrale. Celle-ci fut inaugurée le et comprenait un jeu d'orgue réalisé par Ovide Paradis et une cloche qui a été donnée par messieurs Turcotte et Larue.

Par la suite, le diocèse de Trois-Rivières perdit des parties de son territoire à trois reprises lors de l'érection de nouveaux diocèses : le diocèse de Sherbrooke le , le vicariat apostolique de Pontiac, de nos jours le diocèse de Pembroke, le et le diocèse de Nicolet le .

En , le diocèse de Trois-Rivières a reçu la visite du pape Jean-Paul II.

Le , le secteur de Parent, qui faisait appartenait auparavant au diocèse d'Amos, a été transféré au diocèse de Trois-Rivières.

Évêques vignette|droite|Thomas Cooke, premier évêque de Trois-Rivières vignette|droite|Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières de 2012 à 2021 + Évêques de Trois-Rivières # Nom Dates 1 Thomas Cooke - 2 Louis-François Richer Laflèche - 3 François-Xavier Cloutier - 4 Alfred-Odilon Comtois - 5 Maurice Roy - 6 Georges-Léon Pelletier - 7 Laurent Noël - 8 Martin Veillette - 9 Joseph Luc André Bouchard - 9 Martin Laliberté - 10 Pierre Goudreault Depuis le

+ Évêques coadjuteurs de Trois-Rivières Nom Dates Louis-François Richer Laflèche -

+ Évêques auxiliaires de Trois-Rivières Nom Dates Alfred-Odilon Comtois - Martin Veillette - Pierre-Olivier Tremblay -

Vicaires généraux

Avant 1747 : À préciserLe vicariat de Trois-Rivières a été créé entre 1674 (date de l'érection du diocèse de Québec) et 1747 (date du premier vicaire général identifié). 1747-1764 : L'abbé Joseph-François Perreault (1719-1774) 1764-1788 : L'abbé Pierre Gareau dit Saint-Onge (1722-1795) 1788-1796 : L'abbé Saint-Onge (jusqu'à son décès en 1795)Son acte de sépulture date du 24 septembre 1795. Il y est qualifié de «grand vicaire du diocèse». Dans son article du Dictionnaire biographique du Canada, Raymond Douville rapporte qu'il aurait cessé sa charge en 1788. (incertain) 1796-1834 : L'abbé François-Xavier Noiseux (1748-1834) 1834-1835 : L'abbé Louis-Marie Cadieux (1785-1838) 1835-1852 : L'abbé Thomas Cooke (1792-1870)Il deviendra le premier évêque lors de la fondation du diocèse.

Forme juridique Au plan du droit canonique, le diocèse de Trois-Rivières a été créé en vertu de la Bulle d'érection canonique proclamée par le pape Pie IX le .

Au plan civil, le diocèse a été constitué le en corporation à but non lucratif en vertu d'une loi du Canada à caractère privé (12 Victoria, chapitre 136, 1849)La loi date de 1849, soit trois ans avant l'érection canonique. Un Acte de la législature de Québec, en 1869, a confirmé la légalité de la corporation trifluvienne de 1852 créée en vertu de cette loi de 1849. Source : . sous le nom de La Corporation épiscopale catholique romaine de Trois-Rivières, présidée par l'évêque et dont le secrétaire, en 2018, est l'économe diocésain. Son principal dirigeant en 2018 est le vicaire général. La corporation est inscrite au registre des entreprises du Québec, conformément à la Loi sur la publicité légale des entreprises (chapitre P-44.1). Quatre autres noms peuvent désigner cette corporation sur le plan légal : C.E.C.R. de T-R, Diocèse de Trois-Rivières, Évêché de Trois-Rivières et Évêque de Trois-Rivières. Cette corporation est la propriétaire, entre autres, de la cathédrale et de l'évêché de Trois-Rivières, ainsi que du mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières situé au cimetière Saint-Michel. Elle est aussi l'employeur d'une partie du personnel diocésain, celui affecté à l'administration générale du diocèse, comme ceux qui exercent des fonctions dans les services du droit (chancellerie et archives), de l'administration (économat, vérification comptable) et des ressources humaines.

Pour sa part, la fonction de l'évêque a aussi été constituée le en corporation à membre unique en vertu de la Loi sur les évêques catholiques romains (RLRQ, C. E-17), sous le nom de L'Évêque catholique romain de Trois-Rivières. Son président est l'évêque et son principal dirigeant. en 2018. est le vicaire général. La corporation est aussi inscrite au registre des entreprises du Québec, conformément à la Loi sur la publicité légale des entreprises (chapitre P-44.1).

Par ailleurs, en vertu de la Loi sur les évêques catholiques romains (RLRQ, C. E-17), l'évêque a créé une corporation à but non lucratif chargée de la pastorale diocésaine sous le nom de L'Office diocésain de pastorale de Trois-Rivières, fondée en 1937 et incorporé en , et dirigée par un conseil d'administration composé de sept personnes. La corporation est inscrite au registre des entreprises du Québec, conformément à la Loi sur la publicité légale des entreprises (chapitre P-44.1). Elle est l'employeur d'une partie du personnel diocésain, celui affecté à la pastorale diocésaine, aux communications et aux services techniques.

Aucune de ces trois corporations n'est propriétaire d'une église paroissiale. Les églises et les presbytères paroissiaux sont la propriété des fabriques constituées en vertu du droit canonique et de la Loi sur les Fabriques.

Outre la corporation de l'Office diocésain de pastorale, dont il est parlé plus haut, constituée en 1941 (fondée en 1937) en vertu de la Loi sur les évêques catholiques romains (RLRQ, C. E-17) pour assumer une fonction d'animation du diocèse, d'autres corporations sont placées sous l'autorité de l'évêqueAnnuaire diocésain 2018, pages A-5 à A-7 : Séminaire de Trois-Rivières, corporation constituée le en vertu de la Loi sur le Collège des Trois-Rivières (23 Victoria, chapitre 133) Grand Séminaire de Trois-Rivières (Séminaire Saint-Pie-X), constituée le en vertu de la Loi sur les évêques catholiques romains (RLRQ, C. E-17) Le Séminaire Sainte-Marie de Shawinigan, corporation constituée le en vertu d'une loi du Québec à caractère privé Centre interdiocésain de formation en théologie et en pastorale pour les diocèses de Nicolet et Trois-Rivières (CIFO), corporation constituée le en vertu de la troisième partie de la Loi sur les compagnies (RLRQ, C. C-38)

Subdivisions ecclésiastiques

Le territoire du diocèse de Trois-Rivières comprend le même territoire que la région de la Mauricie.

Le diocèse est subdivisé en paroisses et en unités pastorales. Les unités pastorales sont divisées en paroisses. Selon les orientations diocésaines présentées le dans le cadre du tournant missionnaire, les paroisses sont des «communautés de communautés», c'est-à-dire composées de communautés chrétiennes de proximité. Ce sont des communautés locales dont le territoire et les biens correspondent à ceux des anciennes paroisses qui existaient avant la fusion de 2018.

À compter du , les 62 paroisses et cinq dessertes que comportait le diocèse de Trois-Rivières jusqu'en 2017 ont été regroupées pour former 14 paroisses, dont douze nouvelles paroisses.

Paroisse Du-Bon-Pasteur, à Trois-Rivières, formée de la fusion des anciennes paroisses Immaculée-Conception, Jean-XIII, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Catherine-de-Sienne et Saints-Martyrs-Canadiens. L'ancienne paroisse de l'Immaculée-Conception avait été agrandie le par la fusion avec les anciennes paroisses Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, Saint-François-d'Assise, Saint-Philippe et Sainte-Cécile. Depuis 2014, elle n'occupe plus la cathédrale de Trois-Rivières et les locaux adjacents à l'évêché qu'elle louait à la Corporation épiscopale catholique romaine de Trois-Rivières (CÉCR). L'ancienne paroisse Saint-Vincent-de-Paul avait été créée le de la fusion des anciennes paroisses Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, Saint-Laurent, Saint-Michel-des-Forges et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus. L'ancienne paroisse Saints-Martyrs-Canadiens avait été créée le de la fusion des anciennes paroisses Saint-Jean-de-Brébeuf, Saint-Pie-X, Sainte-Marguerite-de-Cortone et Très-Saint-Sacrement. La paroisse Du-Bon-Pasteur est propriétaire de cinq églises : Saint-Laurent, Saint-Michel-Archange (1931), Saint-Pie-X (1964), Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (1954) et Sainte-Catherine-de-Sienne (1963). Les églises Saint-Philippe, Sainte-Cécile, Saint-François-d'Assise, Saint-Jean-Brébeuf, Sainte-Marguerite, Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, Jean- et Saint-Sacrement ont été fermées, la première le , la seconde le , la troisième le et les cinq autres en 2020. Située sur le territoire de cette paroisse, la cathédrale appartient à la Corporation épiscopale catholique romaine de Trois-Rivières. Occupée conjointement par la paroisse Immaculée-Conception de 1862 à 2014, elle est redevenue une église sans paroisse en 2014.