L'abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d'Autun à Colonne était une abbaye de moniales de l'ordre des bénédictines, sur la commune française de Colonne, dans le département actuel du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté. Fondé à une date indéterminée, le monastère de religieuses (qui n'était peut-être qu'un prieuré) a été ruiné par les guerres et abandonné au milieu du . Lui a succédé, jusque vers 1639, un prieuré de moines bénédictins.

Les bénédictines d'Autun L'abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d'Autun, fondée vers l'an 600 par la reine Brunehaut et détruite par les invasions du , a été refondée sans doute aux temps carolingiens« écrit Nathalie Verpeaux dan « Saint-Andoche et Saint-Jean-le-Grand  : des religieuses à Autun au Moyen Âge », in Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, 2010, en ligne. et a multiplié les possessions autour et parfois loin d'Autun. Parmi celles-ci figurent, au , Aumont, Grozon, Montholier et Colonne dans le Comté de Bourgogne près de Poligny au diocèse de BesançonN. Verpeaux, Maires, prévôts, doyens, les intermédiaires entre seigneurs et exploitants : À propos du temporel des dames d'Autun (), 2011 (cairn.info). : c'est dans ce dernier domaine de Colonne qu'a été installée, à une date indéterminée, une fille de l'abbaye d'Autun qui a porté le même nom d'abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand.

On possède très peu d'informations sur ce monastère de moniales bénédictines qui n'était peut-être qu'un prieuré : Alphonse Rousset utilise indifféremment abbaye et prieuré dans l'article « Colonne » de son Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-ComtéTome II, 1854.Dictionnaire Rousset, alors que René Locatelli, dans son ouvrage sur Les moines et chanoines dans le diocèse de Besançon, vers 1060-1220 de 1992, n'utilise que le mot « prieuré »René Locatelli écrit : , in Sur les chemins de la perfection : moines et chanoines de 1060 à 1220, 1992, . (en ligne)..

L'occupation par les bénédictines cesse au quand, lors de la troisième révolte des barons francs-comtois menés par Jean II de Chalon-Arlay en 1346-1348 contre le duc de Bourgogne Eudes IV, la forteresse de Colonne dans l'enceinte de laquelle se trouvait le monastère est détruite. La paix revient sous l'égide du roi Philippe VI, mais l'insécurité et la peste noire qui ravage la région à la même époque conduisent à l'abandon des lieux et les religieuses regagnent la maison mère à Autun.

Le monastère du au D'après Rousset et son dictionnaire, des moines bénédictins s'installent au dans les ruines de Sainte-Marie et reconstruisent un prieuré sous le vocable de Saint-Louis : ils y demeurent jusqu'au . En effet, la peste et les destructions des armées du marquis de Villeroy lors de la première conquête de la Franche-Comté vident Colonne de ses habitants en 1639 et le prieuré bénédictin disparaît à son tour en tant que lieu monastique. Les revenus du prieuré sont alors affectés à un prieur commendataire nommé directement par le pape. On ne trouve pas de source pour confirmer et préciser ces faits : on peut juste noter que l'historien du diocèse de Besançon Dunod de Charnage note, en 1750, l'existence à Colomne (sic) d'un « prieuré rural », c'est-à-dire sans présence conventuelle, en commende, mais toujours dans la dépendance de l'abbaye de femmes de Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d'AutunFrançois-Ignace Dunod de Charnage, Histoire de l'église, ville et diocèse de Besançon. Bénéfice dans le décanat de Lons-le-Saunier, p.424. ( en ligne). et l'on sait que les obédiences masculines et féminines restaient jaloux de leurs prérogatives.

Les possessions religieuses de Colonne ont été vendues comme bien national pendant la Révolution.

Notes et références

Autun à Colonne, Abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d' Catégorie:Prieuré bénédictin en France Colonne, Abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d'Autun à Autun à Colonne, Abbaye Sainte-Marie de Saint-Jean-le-Grand d' Colonne Colonne Catégorie:Monastère du haut Moyen Âge