Lormes est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Lormois et Lormoises.

Géographie vignette|gauche|220px|Carte de la Nièvre. Situation et description Lormes est située au cœur de la France sur le rebord nord-ouest du massif du Morvan et est adhérente à son parc naturel régional. Lormes est la première ville étape du Morvan quand on vient de Paris. Elle est bâtie dans une gorge où coulent deux ruisseaux, qui vont de cascades en cascades, former au fond de la vallée à l'ouest la principale source de la rivière d'Auxois.

Son territoire comporte à l'est de vastes forêts. Elle est dominée à l'ouest par la montagne de Saint-Alban, d'où l'on a une vue remarquable.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts La Justice, la Villaine, Joué, Charrières, la Grange-Billon, Grandpré, l'Ecorchien, le Triou, le Moulinot, le Fresne, Chevigny, Marné ou (Marnay), la Bussière, le Champ du Clou, l'Huis Morin, Sommée, Sonne, Planvoy, l'Huis Nolin, Pontin, Ponty, l'Etang Paul, le Moulin du Bois, le Foulon, le Villard, les Fosses, les Bruyères, Richâteau, les Grandes Méloises, les Mouilles. La Grange Renault rappelle une ancienne famille qui a donné des baillis à Lormes et à Saint-Martin-du-Puy. Laupepin ou Loppin, au nord-ouest, avec fourneau, est la propriété de Philibert Borne de Granpré, chef d'une branche cadette de la Maison de Borne de Gouvault, établie à Lormes depuis fort longtemps. Luxery ou Lussery ou encore Lucery, au sud-est de Pouques-Lormes, est pour partie sur Pouques-Lormes et pour l'autre sur Lormes. Il ne restait au que des vestiges de celle-ci. Boussegré, situé au nord appartenait en 1601 à madame de Mussidan. François de Marchand, écuyer, sieur de Belleroche, gendarme de Dauphin, en fit l'acquisition en 1625. Les Aubues ou les Aubuz, un des fiefs les plus importants de la baronnie de Lormes. Il possédait un manoir seigneurial armé de deux tours carrées et de deux tours rondes. Il était en partie entouré de ses anciens fossés et se voit au pied de la montagne de la Justice, au nord-ouest. Cette terre en toute justice était mouvante de la baronnie de Lormes-Châlons et appartenait, en 1480, à Guillaume de Montsaulnin, écuyer, seigneur de Coulon. Les bois de Mongin et de Saint-Germain, au-dessus du château, où les habitants de Lussery, les Aubues, de la Vallée, de Richâteau, de Laupepin, de Chauvi avaient le droit de prendre bûches, buissottes, bois-mort, mort-bois et de mener pacager leurs bestiaux en tout temps. Cette concession leur avait été faite en 1490 par Léonard de Châlons, baron de Lormes, moyennant quinze écus d'or, au coin du roi, notre sire, valant trente-cinq sous la pièce et une rente de quatre deniers par feu. Dans celui de Saint-Germain se trouvait autrefois une chapelle dédiée à Saint-Germain évêque et avait le titre de prieuré simple. La Vallée (Vallis), à l'ouest de la ville, était tenue en fief, en 1473, par Guillaume de Guillemenot. Vaurin, au fond de la vallée, appartenait en 1794 à Claudine-Charlotte du Blé, veuve de Guillaume Marie Sallonnyer de Boux. La Société populaire de Lormes l'obligea à démolir son colombier, bien qu'elle eût déjà fait tuer les pigeons, et enlever la toiture. Fréfontaine, au sud-est, est une belle maison de campagne de Charles-Gilbert Heulhard de Montigny, ancien président à la cour de Bourges. On y voit une chapelle avec un tombeau de famille où cinq membres ont été déposésArmand Billaud, Un coin du Morvand, le canton de Lormes, Clamecy, 1900, Res Universis, réédité sous le titre Lormes et ses environs.

Hydrographie L'Auxois, affluent de l'Yonne, prend sa source à Lormes, qu'il traverse d'est en ouest. Il nait de la confluence en souterrain dans le centre-ville (à l'entrée de la route de Narvau) du Cornillat et du ruisseau du Goulot, issu d'un étang du même nom, et alimentait le Grand-Étang de la ville, déjà desséché à la fin du . Sous la chaussée de ce dernier se trouvait jadis un moulin banal, du nom de Moulin de la VilleBaudiau, op.cit, et suivantes.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Centre et contreforts nord du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Transports Réseau routier vignette|D944 La ville est traversée du nord au sud par la RD 944 qui relie Avallon à Château-Chinon.

Transports en commun actuels Une lignes d'autobus régulières dessert Lormes : ligne : Saint-Martin-du-Puy - Lormes (transports Rouzeau).

Un service de transport à la demande dessert Clamecy (le mardi et le samedi) et Dun-les-Places (le jeudi).

Un service de transport à la demande dessert Nevers via Saint-Saulge où une correspondance est assurée avec la ligne (transports SIYATEGIE) (les mercredi, vendredi et samedi).

La gare la plus proche (Corbigny) est reliée au réseau Sud-Est de la SNCF.

Le tacot du Morvan vignette|L'ancienne gare du tacot, reconvertie en café-restaurant.

Au début du , la commune était desservie par une des lignes du tacot du Morvan : le chemin de fer de Corbigny à Saulieu.

La gare, reconvertie depuis en restaurant et maison d'accueil du camping, est située au bord de l'étang du Goulot. La commune disposait également de deux autres arrêts aux hameaux de Planvoy et de Sommée.

Le trafic voyageurs pris fin le .

Urbanisme Typologie Au , Lormes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44 %), forêts (43,4 %), zones agricoles hétérogènes (5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), zones urbanisées (2,3 %), terres arables (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Les différents noms à travers les âges : Castrum de Ulmo, en 1157, Ulma et Ulmus, en 1300, et de l'Orme en 1420Archives de la Nièvre.

Le nom de la ville (Lorme il y a quelques décennies) vient de l'arbre l'orme ( en latin).. Un orme est d'ailleurs représenté sur le blason de la ville. Ce nom découle sans doute des ormes qui garnissaient autrefois le champ de l'Étape, appelé plus tard place des Ormeaux, et qui est aujourd'hui le cours du 11-Novembre, c’est-à-dire les Promenades.

Histoire Les origines Même si des vestiges d'une villa romaine auraient été trouvés à proximité de l'ancienne voie qui reliait Autun à Orléans, on situe plutôt les origines de Lormes aux environs du . Quelques archéologues du y voyaient le Castrum Maternense ou Elebromense, pays natal de saint Eptade, au , premier abbé de Cervon. Ce bourg est érigé en paroisse avant le . Le nom de Lorma est mentionné dans la Gaula Christiana daté de 1085. C'est à l'emplacement de cette villa que furent récupérés des tronçons de colonnes de marbre, des débris de vases antiques, des tuiles à rebords, des médailles des empereurs Trajan, Commode, Septime-Sévère, Aurélien, Constance-Chlore, Gratien, Titus et où fut construit le premier château féodal.

Du Lormes fut une importante baronnie. qui avait pour suzerains le comte de Nevers et le roi de France. Elle avait dans sa dépendance seize fiefs nobles, avec haute justice, et dix ruraux dont les possesseurs devaient, en cas de vente, le quint denier en montant, ou le quart du prix, si mieulx n'aimoit le seigneur user du droit de retenue, en remboursant les prix et loyaulx coûts.

Cette baronnie, qui était composée pour partie des domaines du bienheureux Waré, appartint probablement à l'église d'Auxerre, puisque l'on voit Guillaume III, comte de Nevers, en faire hommage en 1171 au vénérable Alain, évêque d'Auxerre. Puis Hugues III de Lormes finira par se reconnaître homme-lige de ces prélats sauf la fidélité due au comte de Nevers. Le baron de Lormes devait une fois l'an à l'église cathédrale Saint-Étienne un cierge de 50 livres en signe de vassalité.

Les deux seigneurs de la localité se partageaient les droits féodaux perçus sur les foires qui se tenaient sur la place des Ormeaux et à l'entrée de la ville. Le premier seigneur connu de Lorme est Séguin, Seguinus ab Ulmo, qui vivait à la fin du . Il nous est connu par un acte de donation de terres au comte de Nevers en 1086. Il prit part à la première croisade (croisade des barons) aux côtés de Robert II de Flandre de 1096 à 1099. À son retour de Jérusalem et par l'intermédiaire de Clémentine de Bourgogne, femme de Robert II de Flandre, il prit le titre de comte de Lorme de Beauregard.

En 1146 c'est son fils, Hugues de Lormes qui, à Vézelay, décide de participer à la deuxième croisade en 1146. Il fut de retour en 1153 et donna du consentement de sa femme Parisie, de Hugues, et Seguin, ses fils, des droits de pacage dans ses terres de Lormes à l'abbaye de Reigny.

En 1177, Hugues II de Blain (Blin à Sardy et Epiry), nom qu'il portait du vivant de son père, devint baron de Lormes et de Château-Chinon. Il donne, comme son père avant lui, avant de partir en Palestine et avec le consentement de son épouse Aremburge et de leurs enfants Seguin, Hugues et Adelis, terres, prés et bois de Cérault, près Planchez, à l'abbaye de Reigny. La même année se réunit à Lormes une grande assemblée de seigneurs locaux parmi lesquels nous trouvons Étienne II, évêque d'Autun ; Guillaume, évêque d'Auxerre ; Guy Besors, baron de Villarnoult.