La Tour-de-Salvagny est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation

La commune de La Tour-de-Salvagny est située à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau au nord-ouest de Lyon.

Communes limitrophes

Voies de communication et transports La ville fait partie de la métropole de Lyon et est située sur un axe de transport majeur de l'Ouest de Lyon. Elle permet de relier Lyon ou Paris par l'autoroute A6, ou Clermont-Ferrand et Bordeaux par l'autoroute A89 à l'Ouest.

La gare de La Tour-de-Salvagny est traversée par la ligne de tram-train de l'Ouest lyonnais. Cette ligne relie Sain-Bel à la gare Saint-Paul de Lyon.

On peut accéder à l'agglomération lyonnaise grâce à la du réseau TCL, qui assure la correspondance avec le métro lyonnais à la gare Gorge de Loup dans le neuvième arrondissement ; la ligne , qui relie La-Tour-de-Salvagny ; la ligne , qui desservent les communes La-Tour-de-Salvagny, Dardilly, Champagne-au-Mont-d'Or et Limonest (à l'arrêt Échangeur Sans-Souci).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , La Tour-de-Salvagny est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,7 %), forêts (29,5 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (11,2 %), prairies (6,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie L'origine du nom de Salvagny remonterait à un nom de personne gallo-romain Salvinius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Salviniacum, « domaine de Salvinius ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Salvagny.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du RhôneMétropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale.

Histoire

Présentation géographique La commune de La Tour de Salvagny est située en limite nord du Plateau lyonnais, territoire étiré sur une trentaine de kilomètres entre les monts du Lyonnais à l’ouest et la vallée du Rhône à l’est. Elle en possède les deux traits caractéristiques : une structure géologique faite de roches dures (ici des gneiss granulitiques) qui est celle du socle du Massif central ; une altitude moyenne de l’ordre de 300 à 350 mètres, qui en fait comme une sorte de marchepied entre plaine et montagne.

Ses limites correspondent aux coupures naturelles constituées par le ruisseau de la Beffe à l’est en limite de la commune de Dardilly et au sud par le ruisseau de la Grande Rivière et de son affluent de rive droite le Poirier qui marque la limite avec la commune de Marcy-l’Etoile. En revanche à l’ouest, la séparation d’avec la commune de Lentilly est purement conventionnelle et résulte de l’accord conclu en 1792, date de leur séparation en deux communes indépendantes. Au nord, la limite avec la commune de Dommartin est peu marquée car le ruisseau de Maligneu est à sa source même. alt=confluence du Cerf de Garde et du Poirier|vignette|confluence du Cerf de Garde et du Poirier La croupe sur laquelle est né le bourg de La Tour de Salvagny, au point culminant de la commune (352 mètres sur la place de Verdun) est aussi la ligne de divergence en ce qui concerne le réseau hydrographique. Au nord, une faible portion du territoire est drainée par le Maligneu à travers la commune de Dommartin en direction de l’Azergues et donc de la Saône. L’essentiel de l’écoulement des eaux pluviales se fait vers le sud : c’est au Casino, à la pointe extrême de la commune et à son point le plus bas (238 mètres) que confluent La Grande Rivière et la Beffe. Sous le nouveau nom de ruisseau de Charbonnières elles deviendront un affluent de l’Yzeron et donc du Rhône au niveau de la commune d’Oullins.

La topographie générale autour de 300 à 350 mètres reste celle d’un plateau. Le chevelu des petits sous-affluents n’altère pas cette impression et ne marque que très superficiellement le relief, à l’exception toutefois de la profonde coupure marquée par le ruisseau du Cerf de Garde, principal rameau de la Grande Rivière. Cette coupure, de surcroît, est essentielle dans le paysage car elle isole à l’ouest un territoire resté presque exclusivement en forêt de la partie autrefois cultivée et aujoud'hui urbanisée de La Tour de Salvagny.

Les trois communes sur l’alignement nord-sud de Dommartin, La Tour de Salvagny et Marcy-l’Etoile font modeste figure par leurs superficies respectivement de 7,2, 8,4 et entre les communes de Lentilly à l’ouest () et Dardilly à l’est (). L’explication historique en a été donnée pour La Tour de Salvagny.

Les traces de l’Antiquité alt=blason de La Tour de Salvagny|vignette|blason de La Tour de Salvagny Elles sont bien minces ! Sur le blason homologué en 1989 est figurée la tour médiévale se dressant au-dessus d’une forêt. Son auteur entend rappeler que le nom de la commune, Salvaniacus ou Salvinicum, qui apparaît pour la première fois en 980 dans un recueil de chartes lyonnais, veut dire : « silvain, qui se plaît, qui habite dans les forêts ». A moins qu’il ne soit tout simplement rendu hommage aux premiers défricheurs. Grâce aux patientes recherches du professeur Burdy, nous sommes bien renseignés sur le tracé de l’aqueduc de la Brévenne à travers la commune. Il se situait entre la zone d’activité de Charpenay à l’ouest et le château de Villedieu à l’est en contournant le bourg par le sud car ses sinuosités devaient épouser les détails du relief afin de respecter une pente régulière de l’ordre du millimètre par mètre entre les cotes 328 et 324. De ce fait sa longueur était de 4 700 mètres pour une distance en ligne droite de seulement 2 600 mètres. Si aucun vestige n'en a été mis en valeur, le lieudit le Mur est interprété comme évoquant la substruction qui portait le canal sur les 200 premiers mètres à l’arrivée sur le territoire communal.

Une communauté soudée

De l'ancienne église L’histoire millénaire de la-Tour-de-Salvagny est celle d’une communauté soudée autour des valeurs qui sont celles de la France traditionnelle. La religion chrétienne en est le ciment originel. C’est aux alentours de l’an 1000 que la petite collectivité est prise en charge par les autorités religieuses lyonnaises, l’abbaye d’Ainay qui sera relayée à la fin du par le clergé séculier : le chapitre de chanoines de Saint-Jean. alt=restauration du vingtain|vignette|restauration du vingtain Avec une grande continuité est assumée une double fonction d’encadrement religieux et de puissance défensive. La tour protectrice édifiée au point culminant de la commune est une solide bâtisse rectangulaire (14 X 6,8mètres) haute d’une vingtaine de mètres avec meurtrières et créneaux. Elle est entourée à distance d’un mur d’enceinte de cent mètres de long, 1,1 mètre d’épaisseur à la base et une hauteur de 6 mètres, l’ensemble étant communément appelé château. Quant à l’exercice du culte, d’abord assuré dans une chapelle de la Sainte-Croix aux temps d’Ainay, il sera transféré dans cette tour au début du . Aucune de ces deux vocations ne sera négligée au fil des siècles, au fur et à mesure que le besoin s’en fait sentir. alt=parcellaire dans le vingtain|vignette|parcellaire dans le vingtain