François Macquard, parfois orthographié Macquart, né le à Haumont-lès-Lachaussée en Lorraine et mort le à Lachaussée (55210) près de Vigneulles-lès-Hattonchâtel dans la Meuse, est un général de division de la Révolution française qui s'est illustré à l'armée d'Italie de 1792 à 1797.
Biographie Carrière dans l'armée royale François Macquard naît le dans la petite commune lorraine de Haumont-lès-Lachaussée.. Il est le fils de Jean Macquard et de Magdeleine d'Alençon.. Son biographe Jean-Pierre Mangin souligne que . Engagé dans l'armée comme fantassin au régiment d'infanterie de Touraine le , il participe à la guerre de Sept Ans au cours de laquelle il est blessé à de nombreuses reprises, par exemple à la bataille de Crefeld le puis quatre fois à la bataille de Minden le .
Retiré du service en 1761, il ne tarde pas à retourner sous les drapeaux en rejoignant la cavalerie dans le régiment des Dragons du Roi le . Il est alors successivement promu brigadier en 1763, maréchal des logis le , fourrier le , adjudant sous-officier en 1776, porte-guidon le et enfin sous-lieutenant le . Le , alors que la Révolution française a déjà éclaté, il est nommé lieutenant de son régiment et se voit remettre, le de l'année suivante, la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
Général de la Révolution française Macquard devient capitaine du régiment de dragons (ex-régiment de dragons du Roi) le . Le suivant, il est élu lieutenant-colonel du de volontaires de l'Hérault. Affecté la même année à l'armée d'Italie, il est nommé adjudant-général chef de brigade le , puis général de brigade le . Quelques semaines plus tard, le , il est fait général de division à titre provisoire. Alors que ses troupes forment le centre de l'armée, il contribue, en conjonction avec Masséna, à la prise de Saorge le et à l'occupation du col de Tende le de la même année, ouvrant aux Français les portes du Piémont..
Confirmé dans son grade de divisionnaire le , Macquard reçoit le commandement de la division de l'armée d'Italie en mars de l'année suivante, avec quartier général à Breil. À la même époque, un nouveau général en chef est dépêché sur place en la personne de Napoléon Bonaparte : la division Macquard, forte de hommes répartis en deux brigades sous les généraux Jean-Antoine David et Claude Dallemagne, stationne alors au col de Tende avec la division du général Garnier.. Il prend part à la campagne de Bonaparte en Italie, même si, lors de la première phase des opérations qui culmine à la bataille de Montenotte, sa division n'est pas engagée ; lui-même est fait commandant de la place de Coni le .
La brigade Dallemagne est finalement expédiée en première ligne sur ordre de Bonaparte et la division Macquard figure parmi les unités présentes au siège de Mantoue, au mois de juillet. Le général commande ainsi les fantassins de la réserve lorsque les Autrichiens tentent pour la troisième fois de mettre fin au blocus de la ville. Il conserve ce poste au cours de la le . Enfin, il joue un rôle lors de la bataille d'Arcole en occupant Vérone avec soldats et en immobilisant sur place l'avant-garde autrichienne du général Josef Alvinczy..
Réformé le , le général Macquard est brièvement commandant à Tortone et Alexandrie à compter du avant de prendre définitivement sa retraite le . Il meurt le à La Chaussée, près de Vigneulles-lès-Hattonchâtel, où il résidait depuis son départ de l'armée.
Personnalité vignette|Le général Macquard chargeant torse nu à la tête de ses troupes, tel qu'illustré par le peintre Eugène Chaperon en 1895. Cette vision, conforme au témoignage de Marbot, est toutefois fortement remise en cause par des historiens tels que Félix Bouvier qui la qualifie d'« inconcevable caricature ».
Mesurant , Macquard est décrit en 1786 comme un individu aux cheveux noirs et aux yeux gris, au visage rond et plein et marqué physiquement par la petite vérole. Dans une note du adressée au Directoire, Napoléon Bonaparte écrit à son propos : . L'historien Félix Bouvier, auteur d'un ouvrage consacré à la première campagne d'Italie, souligne que Macquard, sans être un officier exceptionnel, s'est plusieurs fois distingué par ses succès à l'armée d'Italie et jouit de l'estime de ses supérieurs, notamment du général Dumerbion qui estime que .. Bouvier formule le jugement suivant :
Bouvier fait ici ouvertement référence aux Mémoires du général Marbot, dans lesquels Macquard est dépeint comme étant un , qui représentait .. Marbot raconte que, pour charger l'ennemi à cheval, Macquard, doté d'une puissante constitution, se déshabillait jusqu'à la ceinture, découvrant un torse et des bras particulièrement velus, et qu'il se ruait sur ses ennemis et en , ce qui provoquait la fuite des ennemis qui ne savaient plus trop .
Cette description du général est vivement contestée par les historiens qui se sont penchés sur la carrière de Macquard. Ainsi, pour Jean-Pierre Mangin, . Félix Bouvier démonte également avec minutie le récit de Marbot, qu'il qualifie d' et dans lequel il relève de nombreuses erreurs factuelles, ainsi que l'impossibilité pour le célèbre mémorialiste d'avoir pu réellement connaître Macquard dont la carrière s'est achevée trois ans avant le commencement de la sienne.
Bibliographie . . . .
Notes et références
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