La discographie de George Harrison contient tous les disques et publications posthumes enregistrés par l'artiste entre 1968 et sa mort en 2001, hors des Beatles et des Traveling Wilburys. Le total comprend ainsi et .

Dix albums studio sont publiés, dont un posthume (). Avec , ce sont les deux seuls albums studio qu'il publie après 1982 ; auparavant, il a connu un succès public déclinant après l'immense réussite de . À ces dix albums s'ajoutent deux albums live, un album de musique expérimentale () et une bande originale de film aux sonorités indiennes (). Enfin, l'œuvre de Harrison compte quatre compilations, dont deux parues après sa mort, et .

George Harrison a également publié , dont la plupart ont eu un succès très limité. Plusieurs d'entre eux ont cependant été plébiscités par le public ( en 1973 et en 1987), et son titre phare, , lui a valu un succès international et s'est replacé en tête des classements pour une réédition trente ans après sa sortie.

Albums Bande originale En 1968, Harrison, qui était jusque-là perçu comme le Beatle tranquille resté dans l'ombre du duo Lennon/McCartney, s'émancipe en enregistrant la bande originale du film , publiée sur l'album . Lorsqu'il reçoit cette commande, il décide instantanément de se diriger vers la musique indienne, qu'il avait déjà introduite dans les albums du groupe après y avoir été initié par Ravi Shankar : . Ce faisant, il signe la première réalisation d'un Beatle en soloLa bande originale composée par Paul McCartney pour , parue l'année précédente, est souvent ignorée comme production solo, notamment à cause du rôle prépondérant de George Martin., et surtout la première publication sur le label Apple Records Graham Calkin, « », . Consulté le 8 novembre 2011..

Harrison y officie principalement comme chef d'orchestre d'un ensemble de musiciens indiens, bien que certaines chansons se rapprochent parfois du rock. En cela, elle peut être classée parmi les productions expérimentales du musicien, comme le fait Richard S. Ginell d Richard S. Ginell, « », AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011.. L'album ne se vend qu'assez médiocrement, mais a un certain nombre de fidèles parmi les admirateurs de Harrison.

Bande originale de George Harrison Année Album Classements britanniques Classements américains1968Wonderwall Music—N°49

Album expérimental thumb|Sur son album de musique expérimentale, George Harrison s'essaie au synthétiseur Moog, dont il découvre les possibilités.|alt=Un synthétiseur Moog À l'instar de John Lennon et Yoko Ono qui publient en 1968 et 1969 des disques de musique expérimentale, George Harrison s'essaie lui aussi à ce genre de musique aux antipodes des productions des Beatles à la même époque. Dans le cas de Harrison, il s'agit d'expérimentations sur un synthétiseur Moog, instrument qu'il a récemment découvert aux États-Unis. Le tout est donc publié en album en 1969 sous le titre , illustré d'un dessin enfantin représentant le musicien avec son Moog modulaire. Le disque est commercialisé sous l'éphémère label , créé pour héberger les compositions de ce type (seul un autre disque sera produit sous ce label). Lors de la réédition en CD en 1996, les deux pistes qui composent l'album ont été inversées, et leurs noms et crédits échangés, de façon assez étonnante Graham Calkin, « », . Consulté le 8 novembre 2011..

Commercialement, l'album est un échec qui ne figure qu'en des hit-parades américains et n'entre pas dans les classements britanniques. En revanche, d'un point de vue critique, les avis sont partagés : Richard S. Ginell du site parle ainsi de dont il fait un commentaire élogieux « », AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011.. De façon plus mitigée, François Plassat trouve qu'il s'agit principalement d'une , tout en ajoutant que Harrison fait un bien meilleur usage de cet instrument quelques mois plus tard sur avec les Beatles.

Album expérimental de George Harrison Année Album Classements britanniques Classements américains1969Electronic Sound—N°191

Albums studio

thumb|left|Plusieurs albums de George Harrison sont marqués par son intérêt pour la culture et la spiritualité indienne, ce qui n'a pas toujours été apprécié par la critique.|alt=Harrison chantant Hare Krishna

George Harrison a réalisé un total de dix albums studio, dont un paru à titre posthume. De son vivant, il n'a en revanche réalisé qu'un seul album après 1982. En 1970, il débute avec le triple album , qui marque sa consécration. Cet album contient en effet un grand nombre de ses chansons emblématiques et se classe dans de nombreux pays. Resté le classique indémodable du guitariste, il est réédité en 2000 dans un nouveau design, avec des prises inédites en bonus. L'album suivant, , paru en 1973, souffre de son prédécesseur : s'il connaît un grand succès commercial à sa sortie, il est par la suite plutôt sous-estimé par la critique et les fans Bruce Eder, « », AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011.. L'année suivante, en revanche, l'album marque le début d'une rapide chute dans les hit-parades : avec une voix rauque résultant d'une laryngite et des messages plus spirituels et sérieux, l'album est particulièrement éreinté par la critique Richard S. Ginell, « », AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011.. S'il se classe quatrième aux États-Unis, il n'entre même pas dans les classements britanniques.

En 1975, c'est un Harrison conscient de sa perte de popularité qui publie , sur lequel la pomme d'Apple Corps est devenue un trognon (il s'agit du tout dernier album original publié sur ce label). À l'intérieur, Harrison ajoute la mention () Graham Calkin, , . Consulté le 8 novembre 2011.. Une fois encore, même si les ventes et la critique sont légèrement meilleures, l'album est un échec qui n'entraîne que peu de rééditions. Poursuivant à la cadence d'un album par an, Harrison publie ensuite , que la critique voit comme un léger retour en grâce, même si les ventes continuent de chuter. Harrison attend ensuite 1979, et une période de sérénité retrouvée dans sa vie (avec son mariage et la naissance de son fils Dhani), pour publier un album principalement caractérisé par son dépouillement, jusque dans son titre, George Harrison. La critique se montre partagée à son sujet, mais le public continue à bouder l'artiste qui poursuit sa descente dans les classements « George Harrison », AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011..

En 1981, gagne un net regain d'intérêt de la part du public : l'album est en effet propulsé par le single dédié à John Lennon, assassiné un an auparavant. Cependant, le reste du disque est assez peu apprécié par la critique, tandis que l'album quitte rapidement les classements après son soubresaut. Ce regain de popularité est cependant annonciateur d'une chute plus dure encore : publié l'année suivante, l'album est un échec total qui n'entre quasiment dans aucun classement. Harrison, débarrassé de ses obligations contractuelles, quitte la scène musicale pour cinq ans.

Le retour se fait en fanfare avec l'album qui est plébiscité par la critique comme un de ses meilleurs albums, et permet au guitariste de revenir dans les top 10. C'est pourtant une rapide parenthèse, puisque le guitariste ne publie ensuite plus aucun album studio jusqu'à sa mort en 2001. Il n'est pourtant pas inactif durant ces quatorze années, puisqu'il participe épisodiquement à la préparation d'un dernier album, qui sort finalement en 2002. , s'il n'atteint pas les scores de son prédécesseur, connaît une carrière honorable et est reconnu comme un album de bonne facture. Ainsi, Stephen Thomas Erlewine considère qu'il s'agit d'un adieu comparable au de Lennon, Stephen Thomas Erlewine, , AllMusic. Consulté le 8 novembre 2011..

Albums studio de George Harrison Année Album Classements britanniques Classements américains1970All Things Must PassN°1N°11973Living in the Material WorldN°2N°11974Dark Horse—N°41975Extra Texture (Read All About It)N°16N°81976Thirty Three & 1/3N°35N°111979George HarrisonN°39N°141981Somewhere in EnglandN°13N°111982Gone Troppo—N°1081987Cloud NineN°10N°82002Brainwashed (posthume)N°29N°18

Albums des Traveling Wilburys : Traveling Wilburys Vol. 1 : Traveling Wilburys Vol. 3 : The Traveling Wilburys Collection - Compilation en disque double avec 4 inédits et 5 Vidéo-clips + DVD The True History Of The Traveling Wilburys.

Albums live À l'instar de John Lennon, George Harrison s'est très peu adonné aux tournées durant sa carrière solo. Les difficultés dues à sa perte de voix lors de la tournée suivant la sortie de l'ont en effet passablement dégouté de la chose, et ses apparitions sur scène se sont réduites, ne permettant que peu d'albums live. Cependant, le tout premier qu'il produit est également l'un des plus grandioses, et un de ses plus célèbres disques. est en effet l'enregistrement de l'intégralité du concert du même nom, qui est également l'un des premiers concerts de charité, lancé à l'initiative de l'artiste. L'album est ainsi triple, et contient non seulement les prestations de Harrison, mais aussi celles de ses invités, notamment Bob Dylan et Ravi Shankar qui se voient tous les deux consacrer une face. Le public, comme la critique, sont immédiatement au rendez vous Richard S. Ginell, « », AllMusic. Consulté le 10 novembre 2011.

Sorti en 1992, est le seul témoignage officiel des concerts de George Harrison en solo. Il a été enregistré lors de plusieurs concerts que George Harrison a donnés accompagné par le groupe de son ami Eric Clapton sur les scènes japonaises. Son caractère historique n'en a pas fait un succès commercial. La critique lui trouve, surtout depuis la mort du musicien, un intérêt comme témoignage de sa carrière live. Stephen Thomas Erlewine du site AllMusic va jusqu'à dire que l'album surpasse plusieurs enregistrements scéniques de Paul McCartney, concluant : Stephen Thomas Erlewine, « », AllMusic. Consulté le 10 novembre 2011.

Albums live de George Harrison Année Album Classements britanniques Classements américains1971The Concert for BangladeshN°1N°21992Live in Japan—N°126

Compilations L’œuvre de George Harrison a fait l'objet de peu de compilations. La première vient en 1976, alors que le musicien a déjà amorcé une certaine chute dans les charts. prend le parti de proposer une face contenant les compositions d'Harrison au sein des Beatles et l'autre des chansons en solo. Comme les autres productions de Harrison à cette période, l'album connaît un accueil froid du public. En 1989, il publie , qui regroupe le meilleur de ses publications sous le label Dark Horse Records, qu'il a créé après la fin de son engagement avec Apple Records en 1975. Si l'album est un relatif succès critique, il peine également à monter dans les charts. La compilation la plus unanimement appréciée est , préparée en 2009 par Olivia Harrison et son fils Dhani, et remastérisés par Gilles Martin. Enfin, publié en 2012 est une compilation regroupant dix titres sous forme de démo ou de première prise studio, enregistrées au tout début des années 1970, soit juste pendant et après la séparation des Beatles. Ces morceaux sont présents dans le film documentaire George Harrison: Living in the Material World sorti en 2011 et réalisé par Martin Scorsese .

Par ailleurs, en 2004 a été publié le coffret regroupant les albums , George Harrison , , et , ainsi qu'un grand nombre d'inédits.

Compilations de George Harrison Année Album Classements britanniques Classements américains1976The Best of George HarrisonN°100N°311989Best of Dark Horse (1976-1989)—N°1322009Let It Roll: Songs by George HarrisonN°4N°242012Early Takes: Volume 1——

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