Henri Marchal (អ្នកជួសជុលប្រាសាទបន្ទាយស្រី), né le à Paris Son acte de naissance (n°1553) dans les registres de naissances du arrondissement de Paris pour l'année 1876 et décédé le à Siem Reap (Cambodge), est un architecte français, mais aussi un explorateur, un archéologue et un philologue et épigraphe affecté à la Conservation d'Angkor, site sur lequel il travailla pendant plus de 40 ans jusqu'à un âge très avancé et donc, membre de l'École française d'Extrême-Orient (EFEO.).
Henri Marchal fut Chef Honoraire du service archéologique de l'EFEO et Conseiller technique à la conservation des monuments historiques du Laos (1954-1957)..
Les clichés d'Henri Marchal en noir en blanc ont été présentés au musée Cernuschi lors de l'exposition Archéologues à Angkor du au .
Biographie Henri Marchal est né le à Paris, son père Jean-Victor Marchal est ingénieur civil, adjoint de Gustave Eiffel et à sa naissance, il a 39 ans donc probablement né en 1837 tandis que sa mère Émilie Laurentine Virginie Legros en a 26 et donc née en 1850..
À l'âge de 13 ans, et à l'heure où les parisiens découvrent l'Asie, Henri Marchal visite l'Exposition universelle de Paris de 1889 installée sur l'Esplanade des Invalides où il est frappé et émerveillé par un moulage du temple d'Angkor réalisé par l'architecte Lucien Fournereau (1846-1906). Fournereau s'est spécialisé dans l'étude détaillée de l'ancienne ville de d'Angkor Thom dont il lève un plan. Il débute aussi les travaux de dégagements d'Angkor Vat, relève des inscriptions, photographie Angkor et établit des moulages de sculptures qu'il destine au Musée du Trocadéro dont celle d'Angkor à l'Exposition Universelle qui fera durablement rêver le jeune Henri Marchal.
Pendant ce temps, un autre visiteur de l'Exposition un peu plus âgé, Gauguin découvre avec beaucoup d'intérêt l'Indonésie grâce à une reproduction d'un village javanais qui voisine le moulage d'Angkor de Fournereau.
À la suite de cette visite mémorable, Henri Marchal se lance dans des lectures sur les pays lointains avec des auteurs tels Jules Verne et Pierre Loti, et en particulier les écrits et les dessins d'Henri Mouhot (1826-1861) botaniste et explorateur, découvreur d'Angkor qui disparait à l'âge de 35 ans aux environs de Luang Prabang, au Laos. En lisant avidement les écrits, les descriptions illustrées grâce aux nombreux dessins d'Henri Mouhot publiés à titre posthume en 1865, le jeune Henri Marchal décide que son objectif est de sauver les temples..
Éducation et formation Henri Marchal devint deux fois bachelier : ès lettres et philosophie au Lycée Louis Le Grand et ès lettres et mathématiques au Lycée Condorcet en 1895, puis il entre à l'École des Beaux Arts de Paris, en section Architecture. Il fut élève de Charles Wable (1846-1908) architecte à Paris, lui-même, élève de Eugène Viollet le Duc (1814-1879). puis de Gaston Redon qui consacra l'essentiel de sa carrière à l'enseignement à l'École.. En parallèle de ses études, il travaille pour divers architectes parisiens et donne des conférences dans des "universités populaires" et un cours du soir à l'association polytechnique. comme l'indique François Pouillon dans son dictionnaire des orientalistes de langue française.
Début de carrière en Asie À la fin de ses études, Henri Marchal sollicite un emploi de sous-inspecteur des Bâtiments civils en Indochine le . Le , il devint architecte à Phnom Penh, Cambodge.
En 1905, nommé inspecteur des bâtiments civils du Cambodge, il part en mission en Thaïlande afin d'y préparer le projet d'une nouvelle légation de France. Et, en 1910, il passe le brevet de langue Khmer, langue officielle dans un pays où 21 langues sont parlées.https://www.clio.fr/bibliotheque/pdf/pdf_la_langue_et_la_litterature_khmeres.pdf parlée principalement au Cambodge.. Cette connaissance de la langue khmère permettra d'ajouter à ses compétences celles de philologue et également d'épigraphe. Cela lui permettra à partir d'écritures anciennes de décrypter et de déchiffrer et expliquer des inscriptions rédigées dans une langue archaïque de textes anciens, de fragments, d'établir des datations ou la destination de monuments, ce, à quoi ils pouvaient servir, leur histoire.
Collaboration avec l'École française d'Extrême-Orient Henri Marchal est, alors, nommé Conservateur-adjoint du musée de l'École Française d'Extrême Orient (EFEO) à Phnom Penh. en tant que responsable de la nouvelle section des antiquités khmères; affecté à Saigon, Indochine.
En 1912, il fut dépêché à Saigon, comme Inspecteur des bâtiments civils de la Cochinchine.
Angkor Description d'Angkor La région d'Angkor est dominée par le Siam. Pour retrouver l'intégralité de son territoire, le roi du Cambodge (1860-1904) place son royaume sous l'Autorité de Napoléon III en signant le traité de protectorat du 11 Août 1863, le Royaume Khmer devient protectorat français... À partir de ce moment, l'état français finance les expéditions vers Angkor. Les descriptions et travaux de moulage sont réalisés par Louis Delaporte, cartographe et dessinateur. A Paris, le jeune Henri Marchal passionné par Angkor depuis qu'il a vu la maquette à l'Exposition universelle de Paris de 1889, collectionne tous les documents qu'il peut trouver sur Angkor, le Siam et les Khmers avant d'entamer ses études d'architecture. Lorsqu'il entre à l'École des Beaux Arts pour ses études, il est déjà bien déterminé à sauver les temples et spécifiquement Angkor.
Angkor est d'abord un complexe archéologique de monuments, composé de 200 temples, et qui abritait au plus de 70 000 personnes, parcouru par un réseau hydraulique (Bassins, digues, réservoirs, canaux) sur environ 400 km.. Angkor Vat - la Pagode de la Ville - à la fois le plus grand des temples et le mieux conservé, est un mix entre les deux bases de l'architecture khmère, le temple-montagne et le temple à galerie, dédié à Vishnu, Dieu suprême de l'hindouisme. Le temple fut construit par Suryavarman II au début du à Yasodharapura (Angkor actuel). Angkor Vat est progressivement transformé en temple bouddhiste vers la fin du .
Au , Angkor est encore un lieu de pèlerinage merveilleusement conservé. Mais les autres temples comme le Bayon orné d'innombrables sculptures sont envahis par la végétation.
Angkor Vat se trouve à environ 6 km au nord de la ville de Siem Reap et du lac de Tonlé Sap et au sud-est de l'ancienne capitale d'Angkor qui était centrée sur le Baphûon.
Henri Marchal poursuit le travail de déblaiement sur Angkor Vat et l'excavation des principaux bâtiments de la place centrale Angkor Thom. Baphuon, Bayon, Phimeanakas, Preah Pithu, Palais Royal)...
Angkor et l'EFEO Au début de l'année 1901, l'EFEO nouvellement créée, en particulier son premier directeur Louis Finot, confie à l'architecte Henri Dufour et au photographe Charles Carpeaux (fils du célèbre sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux), le soin de réaliser des relevés et des moulages. Mais Charles Carpeaux tombe malade et est transporté à Saïgon où il meurt à 34 ans en 1903 alors qu'il était sur le point de revenir en France sur ordre de l'EFEO pour se soigner.
Quelques mois après la mort de Carpeaux, Henri Marchal arrive au Cambodge affecté aux bâtiments civils de Phnom Penh. Son épouse Mary Gerny et sa fille Sapho le rejoindront plus tard. En 1904, Henri Marchal et toute sa famille assistent aux festivités pour le Couronnement du nouveau roi Sisowath.
L'épopée Jean Commaille À partir de 1907, Angkor est officiellement inscrit dans les projets de Conservation de l'EFEO, en 1908, l'EFEO crée une antenne à Siem Reap nommée "la conservation des monuments d'Angkor" située à Phum Boeng Daun Pa, Slorkram, Siem Reap afin d'être sur place pour sauvegarder les temples dispersés sur environ 400 km de forêt..
Comme la tâche est immense et le milieu compliqué, l'homme de la situation est Jean Commaille, ancien du Prytanée militaire de La Flèche, mais dont la sensibilité artistique le tournera résolument vers la peinture en tant qu'artiste peintre, puis devint légionnaire en Indochine puis dans le service public mais en visitant Angkor trouva véritablement sa voie dans l'archéologie tout en continuant d'exercer ses talents de peintre. En , Jean Commaille devient officiellement le Premier Conservateur du site, chargé de la conservation et de la restauration des monuments d'Angkor mais après en avoir assuré la surveillance à la demande l'EFEO depuis . Il intervint dès début 1907 avec Étienne Lunet de Lajonquière pour débroussailler les premiers monuments nécessitant une intervention d'urgence. La mission de Premier conservateur d'Angkor, Jean Commaille l'assurera avec beaucoup de courage, de dévouement et de détermination jusqu'à sa mort brutale en 1916..
C'est lui qui invite la famille Marchal à Angkor. À cette époque, il fallait 3 à 4 jours pour traverser le grand lac qui sépare Phnom Penh pour gagner les temples en chaloupes et en sampans puis en char à bœufs le long de la rivière pour arriver aux temples.Jean Commaille consacrera 4 années pour débroussailler et déblayer et déplacer des tonnes de terre apportées par le vent contre les monuments et Angkor Vat en particulier, puis effectuera les premiers sondages. Tous ses efforts seront récompensés : en effet, le réseau des monuments réapparait; digues et chaussées redessinent le réseau hydraulique initial. Mais le , Commaille est violemment agressé par des bandits pour lui voler la paie de ses ouvriers. Il décède à son domicile le lendemain, . Jean Commaille sera inhumé près du Bayon. À Angkor, après la mort du botaniste Henri Mouhot en 1861, et du photographe Charles Carpeaux en 1903, tous deux ayant succombé de maladie, le meurtre de Prosper Odend'hal (1867-1904) à 37 ans, cette quatrième mort tragique et brutale de Jean Commaille assassiné le mais qui succombe le lendemain est à déplorer.
D'après Maxime Prodomidès dans son livre "Chronique d'une renaissance" dédié aux pionniers de la renaissance d'Angkor, "l'ère Jean Commaille marque l'An I de la Conservation d'Angkor"..
Henri Marchal Conservateur d'Angkor En Mai 1916, pour remplacer Jean Commaille, l'EFEO choisit Henri Marchal, qui, à 40 ans, devient ainsi Conservateur des temples d'Angkor et réalise ainsi son vœu le plus cher. Henri Marchal se sent honoré d'être près de ce site magique d'Angkor qui le fascine depuis l'enfance. Cette nomination fait de lui le deuxième Conservateur d'Angkor...
En 1919, Henri Marchal fut nommé membre permanent de EFEO et "Conservateur d'Angkor"..
Ensuite, il commença aussi le débroussaillage et le déblaiement des autres monuments à la périphérie d'Angkor Thom : Ta Prohm (en 1920), Preah Khan, Neak Pean, Phnom Bakheng (1922–1929), Prasat Kravan (avec Henri Parmentier et Victor Goloubew) et Banteay Srei parmi d'autres.
En 1924, Henri Marchal découvrit les sites des Projets Krol Romeas / Krol Damrei qui occupent une place à part à Angkor. En effet, ce ne sont ni des temples, ni des sanctuaires, ni des fortifications mais des sortes d'enclos construits en latérite auxquels on attribuera les noms pour Krol Romeas d'enclos à rhinocéros et pour Krol Damrei d'enclos à éléphants ; Damrei voulant dire éléphant en khmer. Henri Marchal y entreprendra une campagne de fouilles, cependant encore aujourd'hui, le site recèle plein de mystères.....
Henri Marchal a réalisé une étude détaillée sur l'ensemble de la Terrasse des Éléphants ; un chef-d'œuvre de l'art khmer et situé près du centre de la cité d'Angkor Thom, devant les ruines du Palais royal d'Angkor. Son étude fut publiée dès 1937 dans le Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient.
Étude de l'anastylose sur Borobudur à Java puis application à Angkor