L’abbaye de Furness, ou abbaye Sainte-Marie, est un monastère cistercien en ruines, construit en grès, situé dans la vallée de la Belladone, sur le territoire de la commune britannique de Barrow-in-Furness (sur la route de Dalton-in-Furness) en Cumbria, au nord-ouest de l’Angleterre. Il est répertorié par l’.
Histoire Époque ancienne L’abbaye est fondée en 1123 par Étienne, comte de Blois« » sur le site de l’. pour l’ordre de Savigny« » sur Catholic Encyclopedia.. Elle devient cistercienne en 1147, et est progressivement agrandie et remodelée.
L’abbaye a eu de l’influence sur l’île de Man : l’un des rois de Man et des Îles y est enterré, ainsi que de nombreux évêques de Sodor et Man ; de plus, l’abbaye de Rushen, sur l’île, a été construite sur un terrain appartenant aux moines, qui y possédaient également des mines ; ils ont construit le château de Piel pour contrôler le commerce entre la péninsule de Furness et l’île. Se situant à une centaine de kilomètres des frontières de l’Écosse, les moines se sont retrouvés pris dans les conflits entre les Écossais et les Anglais ; lorsque a envahi l’Angleterre, l’abbé a choisi de le soutenir, pour ne pas perdre de son pouvoir.
Au , l’abbaye est la seconde plus riche, puissante et étendue abbaye britannique de l’ordre, après celle de Fountains« » sur le site theheritagetrail.co.uk.. Au cours de la Réforme anglaise, elle est dissoute en 1537 sur ordre d’ et finalement détruite, comme de nombreux autres monastère.
Époque contemporaine
aujourd’hui des ruines, principalement des , qui se visitent. La , un circuit pédestre, lie l’abbaye avec la ville voisine de Dalton-in-Furness. Le poète anglais William Wordsworth l’a visité à de nombreuses occasions, et y fait référence en 1805 dans son poème autobiographique The Prelude ; Turner en a fait plusieurs gravures. Theodore Roosevelt et sa famille l’ont également visité, comme première visite non officielle lors de leur tour européen.
L’ a réalisé pour de travaux « Craintes d’effondrement à l’abbaye de Furness » (), article sur nwemail.co.uk, , consulté le ..
Folklore Plusieurs histoires sont contés sur des fantômes hantant l’abbaye. Le premier fantôme serait celui de l’un des moines, assassiné durant la Réforme, aperçu en train de monter les escaliers en ruines. Les deux seconds sont celui de la fille d’un écuyer et de son compagnon. : la demoiselle aurait perdu son amant en mer, et tous les jours serait revenue à l’abbaye pour se rappeler leur amour., par le chemin que l’on appelle aujourd’hui la Lady’s Walk (« chemin de la Demoiselle »). Est également évoquée une dame blanche, dont on ne sait si elle se confond ou non avec la fille de l’écuyer. Enfin, on parle d’un moine décapité sur un cheval, peut-être aussi assassiné lors de la Réforme, chevauchant sous l’arche de grès non loin de la taverne de l’abbaye.
On parle aussi de l’histoire du crieur de la paroisse de Claife, qui aurait été un moine de l’abbaye. : devenu fou après avoir été rejeté par une femme, il serait décédé en pleurant sur les hauteurs de Claife ; on lui prête la mort d’un conducteur de ferry, revenu à quai horrifié et décédé peu après.
Sources
Liens externes
Catégorie:Abbaye cistercienne en Angleterre Catégorie:Fondation en 1127 Catégorie:Monument classé de grade I en Cumbria Catégorie:Lieu réputé hanté au Royaume-Uni Catégorie:Disparition en 1537 Catégorie:Étienne (roi d'Angleterre)