Jean-Pierre Kucheida, né le à Liévin (Pas-de-Calais), est un homme politique français.

Depuis après la mort en cours de mandat d'Henri Darras dont il était le suppléant, il est député du Pas-de-Calais et maire de Liévin. Il fait partie du groupe socialiste jusqu'à son exclusion, le . Il perd les élections législatives de 2012 en n'atteignant pas le seuil nécessaire pour se maintenir au second tour. Il démissionne de son mandat de maire en début d'année 2013.

Biographie

D'origine polonaise100 figures du Pas-de-Calais, témoins de l'immigration polonaise, echo62, 8 janvier 2008, il grandit dans la cité des Garennes, à Liévin, où son père est mineurAriane Chemin, « Après trente ans de règne, Jean-Pierre Kucheida, l'homme de fer de Liévin, vacille », Le Monde, 15 mai 2012.. Athlète, il est alors licencié de l'Étoile Oignies dans le Pas-de-CalaisTout Venant, , mars 1963.

Il devient enseignant d'histoire-géographie, en poste au lycée Henri-Darras de Liévin.

Militant socialiste, il parvient avec Daniel Percheron à écarter en 1973 le maire d'Arras et leader de la SFIO Guy Mollet, et à rendre le Parti socialiste (PS) hégémonique dans le bassin minier, au détriment du Parti communiste français (PCF), . Suppléant du député-maire socialiste de Liévin, Henri Darras, il lui succède à l'Assemblée nationale et à la Mairie, quand l'élu meurt en cours de mandat, en juillet 1981. Il devient un des hommes forts de l'agglomération, sans cesse largement réélu à Liévin et dans la du Pas-de-Calais durant trente ans, avec 45,6 % puis 69,7 % des voix aux deux tours des législatives de 2007 et 75 % des suffrages aux municipales de 2008Geoffroy Deffrennes, « L'ère Kucheida touche à sa fin dans le Pas-de-Calais », Le Monde.fr, 12 juin 2012..

Quand les Houillères du Nord-Pas-de-Calais ferment au début des années 1990, il obtient que les 80 000 logements de mineurs qu'elles possèdent, passent sous gestion publique, et prend la tête de la Soginorpa, société par actions simplifiée dont la totalité du capital est rachetée en 2002 par l'Établissement public à caractère industriel et commercia (EPIC) régional Epinorpa, présidé également par Jean-Pierre Kucheida.

Il est alors membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationaleGroupe d'études sur le problème du Tibet.

En , un rapport de la chambre régionale des comptes met en cause la gestion financière du logement social dans le Nord-Pas-de-Calais qu'il juge « préoccupante ». Il évoque également la « responsabilité » des dirigeants des sociétés de gestion immobilière, dont Jean-Pierre Kucheida, à la tête du conseil d'administration d'Epinorpa, fait partie « La gestion du logement social épinglée », Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 22 septembre 2010, http://www.francesoir.fr/actualite/societe/gestion-du-logement-social-epinglee-57218.html.

Au printemps 2011, Jean-Pierre Kucheida est au centre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lille concernant un système de financement occulte du PS dans le Pas-de-Calais et des emplois fictifs.

En , un rapport de la chambre régionale des comptes met de nouveau en cause, mais cette fois très directement, Jean-Pierre KucheidaLa chute du « roi de Liévin », Gilles Gaetner, Valeurs actuelles.com, 15 décembre 2011 dans sa gestion de la Soginorpa, qu'il présideUn leader PS du Nord-Pas-de Calais à nouveau mis en cause, Le Figaro.fr, 14 novembre 2011. Au début de , à la suite de propos du député socialiste Arnaud Montebourg parlant de corruption des élus du Pas-de-Calais, Martine Aubry prend la décision de « geler la désignation » de Jean-Pierre Kucheida aux législativesAubry exige une enquête sur le PS du Pas-de-Calais, Fabrice Amedeo, Le Figaro.fr, 8 décembre 2011, et le parti investit, après l’enquête interne menée par Alain Richard, Nicolas Bays Nicolas Bays (PS), investi dans la du Pas-de-calais , La Voix du Nord, 18 mai 2012 . Jean-Pierre Kucheida décide de se présenter sans étiquette et est exclu du PS le pour dissidenceKucheida, candidat dissident aux législatives, va être exclu du PS, Libération, 29 mai 2012..

Le , lors du premier tour de l'élection législative de 2012, il obtient 21,64 % des suffrages pour seulement 11,42 % des inscrits, n'atteignant pas les 12,5 % nécessaires pour se maintenir au deuxième tour. Il se retrouve troisième derrière la candidate du Front national et le candidat officiel du Parti socialiste. Dans sa ville de Liévin, il n'obtient que 44 %, score bien inférieur aux attentes.

Le , Jean-Pierre Kucheida est mis en garde à vue ainsi que sa fille. La justice s'interroge sur les prestations (dont une exposition photos de ) de cette dernière facturées à la Soginorpa alors dirigée par son père. L'ancien élu du Parti socialiste est également interrogé sur ses dépenses personnelles () défrayées par l'intermédiaire de cartes bleues de la Soginorpa. Enfin, à la suite du rapport de la Cour régionale des comptes, quatre autres enquêtes préliminaires sont en coursPS : Kucheida père et fille en garde à vue, Laurence de Charette, Le Figaro.fr, 17 octobre 2012.

thumb|left|Jean-Pierre Kucheida et Laurent Duporge, à l'arrivée de la des Quatre jours de Dunkerque 2013 à Liévin. Le , Jean-Pierre Kucheida annonce sa démission. Le , un conseil municipal extraordinaire élit Laurent Duporge comme nouveau maireKucheida (PS) cède son fauteuil de maire, Le Figaro, 20 janvier 2013..

Le , Jean-Pierre Kucheida est placé en gardé à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X le sur des faits de corruption présumée au sein de la fédération PS du Pas-de-Calais.

Le , Jean-Pierre Kucheida est mis en examen pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux dans le cadre d'une enquête financière sur des faits de corruption présumée. En pleine campagne pour les élections municipales de Lievin, Jean-Pierre Kucheida ne figurera pas sur la liste socialiste de Laurent Duporge.

Le , le tribunal correctionnel de Lille relaxe Jean-Pierre Kucheida des chefs d'accusations de corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Affaires judiciaires Le , Jean-Pierre Kucheida a été condamné à euros d'amende pour abus de biens sociaux lors du procès des frais de la Soginorpa, bailleur social dont il était chargé.. Dans l'affaire concernant la fédération du PS du Pas-de-Calais, il est relaxé des accusations de corruption passive et abus de biens sociaux par le tribunal correctionnel de Lille le .

Mandats thumb|right|Xavier Bartoszek, maire d'Aniche et Jean-Pierre Kucheida, président de l'Association des communes minières de France lors de l'exposition Robert Doisneau « Les mineurs » le 21 janvier 2023 en mairie d'Aniche, salon d'honneur, avec un vitrail d'Alfred Labille de 1922. 02/07/1981 - 19/06/2012 : député 30/07/1981-20/01/2013 : maire de Liévin (Pas-de-Calais) 26/03/1982 - 27/06/1988 : membre du conseil général du Pas-de-Calais Président de l'Association des communes minières de France (ACOM France) Du au : président de la communaupole de Lens-Liévin

Décoration

sans_cadre|50x50px Médaille de la protection judiciaire de la jeunesse (2007).

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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