La ligne N du Transilien, plus souvent simplement dénommée ligne N, est une ligne de trains de banlieue qui dessert l'ouest de l'Île-de-France. Elle relie Paris-Montparnasse à Mantes-la-Jolie, Dreux et Rambouillet.
Lancée en 2004, la ligne N est longue de 117 kilomètres. Exploitée par la SNCF, elle transporte aujourd'hui en moyenne chaque jour de semaine.
La quasi-totalité de la ligne se situe en Île-de-France, donc dans le ressort d'Île-de-France Mobilités mais l'extrémité de la branche vers Dreux se situe en dehors de la région, en Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire, pour les gares situées au-delà de Houdan. Les gares concernées sont donc aussi hors de la zone de tarification Île-de-France.
néant|vignette|upright=2.15|Plan de la ligne.
Histoire
Chronologie Fin 2004 : constitution de la ligne N à partir du réseau Transilien Paris-Montparnasse (ex-ligne G). : mise en application du cadencement de la ligne. Été 2015 : retrait des dernières Z 5300. : mise en circulation de rames Z 57000 sur la ligne.. : dernières circulations des VB 2N et des BB 27300 sur la ligne..
Réalisation du réseau Montparnasse thumb|Carte postale d'un train en gare de Bellevue, au début du .
Le , la section Paris-Montparnasse – Viroflay-Rive-Gauche est mise en service dans le cadre de la ligne de Paris-Montparnasse à BrestSite Art et Histoire, Chemin de fer Paris (rive gauche) - Versailles 1836 - 1940 lire en ligne (consulté le 24 octobre 2010)..
Le , la section Épône - Mézières – Mantes-la-Jolie est mise en service dans le cadre de la ligne de Paris-Saint-Lazare au HavreFrançois et Maguy Palau, Le rail en France - Les 80 premières lignes 1820 - 1851, 102..
Le , la ligne de Paris-Montparnasse à Brest est prolongée de Viroflay-Rive-Gauche à Rambouillet (et Chartres)François et Maguy Palau, Le rail en France - Les 80 premières lignes 1820 - 1851, 178..
Le , un embranchement à la ligne de Paris-Montparnasse à Brest est créé. Au départ de la gare de Saint-Cyr, il aboutit à Dreux au terme de de parcours (Ligne de Saint-Cyr à Surdon). Quatre services quotidiens assurent alors la liaison avec Paris en deux heures et quarante minutes.
Son tracé est établi sur d'importants remblais de et , sur une longueur de six kilomètres, puis se rapproche de la vallée de la Mauldre. Il traverse plus loin la vallée de la Vesgre par un remblai de et de quinze mètres de hauteur. Peu avant Dreux, la ligne franchit la vallée de l'Eure par un viaduc en maçonnerie de dix-sept mètres de haut, formé de cinq arches de quinze mètres d'ouverture, prolongé par un remblai de quatorze à quinze mètres de haut et constitué de de terre<ref name="Rail en France 12">François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome III, 1864 - 1870, 12.</ref>.
Le , un embranchement à la ligne de Saint-Cyr à Surdon, cette fois-ci, est mis en service. Au départ de la Plaisir - Grignon, il aboutit à Épône - Mézières. Il s'agit de la ligne de la vallée de la Mauldre.
Modernisation du réseau Montparnasse thumb|left|La caténaire 25 kV - 50 Hz monophasé, de la ligne de Saint-Cyr à Surdon, à Méré, en .
Le , la ligne de Paris-Montparnasse au Mans, passant par la gare de Rambouillet, est électrifiée en courant continu 1,5 kV.
Le , la section Épône - Mézières – Mantes-la-Jolie de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est électrifiée en 25 kV - 50 Hz monophasé.
En 1972, la section Saint-Cyr – Plaisir - Grignon de la ligne de Saint-Cyr à Surdon est électrifiée en courant continu 1,5 kV.
Le , la ligne de la Vallée de la Mauldre (Plaisir - Grignon – Épône) est à son tour électrifiée en 25 kV - 50 Hz monophasé, avec de la caténaire simplifiée (fil trolley régularisé).
En 1984, la section Plaisir - Grignon – Dreux de la ligne de Saint-Cyr à Surdon, est quant à elle électrifiée en 25 kV - 50 Hz monophasé.
En , des trains directs sont mis en place entre la gare de Paris-Montparnasse et Mantes-la-Jolie par Plaisir - Grignon.
Le , la première classe est supprimée dans tous les trains du réseau de banlieue, ainsi que dans le RERMatériel Roulant du RER sur symbioz.net.. Elle n'était utilisée à l'époque que par 1 % des voyageurs. Elle avait déjà été abandonnée dans le métro de Paris en 1991.
Le , le label Transilien est lancé. Il institue une norme minimale d'aménagement et de rénovation des gares et du matériel roulant, et un signe pour la caractériser de manière visible auprès du grand public. Le nom devient très rapidement une marque commerciale, à l'image du TGV, du TER ou d'Intercités, pour désigner l'offre de transport public de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en Île-de-France (voir dans la bibliographie), 61..
En 2001, la SNCF élabore une nomenclature afin de désigner les lignes Transilien non RER. Celle-ci est portée à la connaissance de la clientèle, par le biais de la publication de l'édition 2001 du plan du réseau ferré francilien, uniquement sur la version affichée en gare. Dans cette nomenclature, la SNCF désigne le réseau Transilien Paris-Montparnasse comme étant la « ligne G du Transilien ».
En , la mise en place de la conduite à agent seul des trains de banlieue sur la ligne entraîne la suppression de l'agent d'accompagnement.
Naissance de la ligne N thumb|Une locomotive BB 27300 avec sa , en gare de Plaisir - Grignon, en .
Fin 2004, la nomenclature des lignes Transilien est remaniée. Le réseau Transilien Paris-Montparnasse est renommé « ligne N du Transilien »Site personnel d'Aurélien Baro - « Les code-mission RATP/SNCF, mode d'emploi »..
Depuis le , la ligne N est cadencée et voit son amplitude de fonctionnement étendue, dans le cadre de la nouvelle offre Transilien 2009. En effet, l'offre de la ligne a augmenté de 18 %, s'étant traduite par : une augmentation de la desserte allant de 2 % à 50 % selon les gares ; sur les axes Paris – Dreux et Paris – Mantes-la-Jolie via Plaisir - Grignon, la circulation d'un train toutes les demi-heures aux heures de pointe et d'un train toutes les heures aux autres périodes ; sur les axes Paris – Rambouillet et Paris – Plaisir - Grignon, la circulation d'un train tous les quarts d’heure aux heures de pointe et d'un train toutes les demi-heures aux autres périodes ; une augmentation de la desserte de 18 % sur les axes Paris – Mantes et Paris – Dreux.
À Rambouillet, cinq arrêts ont été ajoutés entre 18 heures et 21 heures, permettant notamment d’avoir trois trains par heure jusqu’à 21 heures contre un seul auparavant. Le week-end, l’offre est passée de un ou deux trains par heure à trois trains par heure toute la journée du dimanche. De plus, à Houdan, Tacoignères et Montfort-l’Amaury, le STIF et le conseil régional de Basse-Normandie ont négocié le maintien de deux arrêts TER à Houdan et Montfort-l'Amaury afin de préserver une desserte de trois trains aux heures de pointe du matin et du soir (ces TER Normandie ne s'arrêtent plus en 2021 dans ces gares d'Île-de-France).
Malgré le cadencement des trains de la liaison Paris-Montparnasse – Mantes-la-Jolie via Plaisir - Grignon, les contraintes de circulation imposées par l'augmentation du nombre de trains sur la section Épône - Mézières – Mantes-la-Jolie n'ont plus permis à ces trains de marquer d’arrêt à Mantes-Station. Par conséquent, les voyageurs pour cette gare en provenance de la ligne N doivent depuis 2008 transiter par la gare de Mantes-la-Jolie pour rejoindre Mantes-Station (130 voyageurs quotidiens, soit 5 % des voyageurs de cette gare) Communiqué de presse du STIF du 28 octobre 2008 - "Le 14 décembre, le cadencement arrive en Ile-de-France !"..
En , des ajustements horaires consécutifs à la mise en service de l'offre Transilien 2009 ont été effectués, afin de renforcer l’offre aux heures de pointe, d’améliorer davantage le cadencement des trains à ces périodes et donc la régularité des circulations TER Centre-Val de Loire, TER Basse-Normandie et Transilien. Ces ajustements ont visé l'axe Paris – Rambouillet, et l'axe Paris – Dreux qui bénéficie de trains supplémentaires, dans le sens de la pointe (deux nouveaux trains le matin vers Paris et deux nouveaux trains le soir vers la banlieue) ; ce document est une archive..
Infrastructure vignette|Logo de la ligne N pour Île-de-France Mobilités. vignette|La gare de Versailles-Chantiers, en .
Ligne La ligne N du Transilien part de Paris-Montparnasse et se divise en deux branches à Saint-Cyr, l'une se dirigeant vers Rambouillet et une autre qui se subdivise à Plaisir - Grignon pour aboutir aux gares de Mantes-la-Jolie et de Dreux.
Elle est le fruit de l'utilisation conjuguée des lignes ferroviaires suivantes : Ligne de Paris-Montparnasse à Brest, ouverte de 1840 à 1849, entre Paris-Montparnasse et Rambouillet ; Ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, ouverte en 1843, entre Épône - Mézières et Mantes-la-Jolie ; Ligne de Saint-Cyr à Surdon, ouverte en 1864, entre Saint-Cyr et Dreux par Plaisir - Grignon. La dernière gare située en Île-de-France est celle de Houdan ; Ligne de la Vallée de la Mauldre, ouverte en 1900, entre Plaisir - Grignon et Épône - Mézières.
thumb|center|upright=2.5|Carte de la ligne N, avec le nom des principales gares, les lignes en correspondance et les limites des zones tarifaires du STIF.
Tensions d'alimentation thumb|upright|L'avant-gare de Paris-Montparnasse, avec ses poteaux caténaires, en .
La ligne N est électrifiée en continu de : Paris-Montparnasse à Rambouillet ; Paris-Montparnasse à Plaisir - Grignon.
La ligne N est également électrifiée en alternatif de : Plaisir - Grignon à Dreux ; Plaisir - Grignon à Mantes-la-Jolie.
Le changement de tension entre courant continu et courant alternatif se fait après la gare de Plaisir - Grignon en direction de Dreux et de Mantes-la-Jolie.
Vitesses limites
Les vitesses limites des lignes empruntées s'étagent de 30 à RFF - Carte des vitesses maximales sur ligne..
Section Paris - Rambouillet
Sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, les vitesses limites observées en 2012 pour les trains V 140 telles que les rames VB 2N tractées, en sens impair, et sur les voies directes sont indiquées ci-après. Toutes les circulations sur la voie locale 1 bis sont également limitées à cette vitesse, à l'exception de la section Le Perray – Rambouillet, autorisée à Renseignements techniques (RT) SNCF/RFF (version du 11 décembre 2011)..
thumb|alt=Le train nettoyeur de voie au travail, sur la ligne N du Transilien.|Le train nettoyeur de voie au travail, sur la ligne N du Transilien.
De (PK) À (PK) Limite (km/h) Paris-Montparnasse PK 1,3 30/60 PK 1,3 Ouest-Ceinture (PK 2,1) 70 Ouest-Ceinture (PK 2,1) Clamart (PK 5,1) 100 Clamart (PK 5,1) Sèvres-Rive-Gauche (PK 9,6) 120 Sèvres-Rive-Gauche (PK 9,6) Saint-Cyr (Bif. de Granville) (PK 21,9) 130 Saint-Cyr (Bif. de Granville) (PK 21,9) Rambouillet (PK 47,8) 140
Sections Saint-Cyr - Dreux / Mantes
Entre Saint-Cyr et Dreux, sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon, la vitesse limite observée en 2012, pour les trains V 140 ainsi que les automotrices de type en sens impair est de Renseignements techniques SNCF/RFF - RT 3401 Paris-Montparnasse à Dreux et Mantes-la-Jolie et RT 3403 Dreux - Argentan..
Sur la ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières, la vitesse limite en 2012 pour tous types de trains est de Renseignements techniques SNCF/RFF - RT 3401 Paris-Montparnasse à Dreux et Mantes-la-Jolie..
Entre Épône - Mézières et Mantes-la-Jolie, sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, la vitesse limite observée en début de l'année 2026 est 160 km/h. Cependant, les seules rames (Regio2N Z57500) pouvant l'atteindre ne l'atteignent que rarement puisque les marches sont détendues.
Liste des gares thumb|Une locomotive BB 27300 avec sa VB 2N en gare d'Épône - Mézières, en .
La ligne N dessert au total 35 gares.
Exploitation et matériel roulant vignette|Une rame Z 57000 sur la route de Boncourt à Cherisy, au dessus de la ligne de Saint-Cyr à Surdon, à Granville.