Hwang Jang-yop (en coréen : ), né le et mort le , est un homme d'État nord-coréen, président de l’Assemblée populaire suprême de 1972 à 1983..

Inspirateur de la doctrine du « Juche », il est le cadre le plus haut placé du régime nord-coréen à avoir fait défection. Il se réfugie à Séoul en 1997, lors d'une visite en Chine..

Depuis, menacé sur le site internet de Pyongyang, Uriminzokkiri, et placé sous protection de la police sud-coréenne, il avait échappé à plusieurs tentatives d'assassinat avant de mourir de causes naturelles à .

Biographie Après la défection de Hwang Jang-yop vers la Corée du Sud, sa femme s’est suicidée et leurs enfants n’ont pas fait d’apparition publique.

Il publie ses mémoires en 1999.

Les informations qu’il a livrées aux services de renseignement n’ont pas été cruciales car en Corée du Nord, il restait dans son domaine idéologique et académique, hors du cercle rapproché de Kim Il-sung et de Kim Jong-il.

Il est mort d’une crise cardiaque le .

Défection Déroulement Le mercredi , lors d’une visite à Pékin, Hwang Jang-yop et Kim Duk-hong réclament une protection et un sauf-conduit à la Corée du Sud.

La défection arrive sur le chemin du retour d'une visite à Tokyo. Hwang et Kim sont en transit à Pékin et doivent regagner Pyongyang par train, mais se rendent en taxi au consulat de Corée du Sud au quartier diplomatique de Sanlitun. Leur fuite est organisée par l'homme d'affaires sud-coréen Lee Yon-gil, que Kim Duk-hong connaît par ses relations avec une société de commerce qui avait un bureau à Pékin.

Hwang et Kim avaient pour projet initial de faire défection à Tokyo, reporté à cause d’un encadrement trop présent. Hwang pensait à cette fuite depuis un an.

Pékin expulse les deux hommes le à Baguio, aux Philippines, puis ils logent à la base militaire de Magsaysay (Manille). Ils arrivent à Séoul le .

En raison de son rôle important dans le régime nord-coréen, la défection de Hwang entraine une grande agitation. Le Washington Post la décrit comme l’équivalent de si — bien que Hwang Jang-yop n'ait pas fait partie du cercle rapproché de Kim Il-sung et de Kim Jong-il.

Raisons de la défection Hwang avait dévié de la ligne du régime en exprimant sa position à Moscou : ne pas vouloir de guerre pour la réunification.

Il se sentait attaqué par la propagande nord-coréenne, le Rodong Sinmun parlant des « opportunistes et les traitres qui prétendaient être loyaux » et le Kulloja, par la plume de Kim Jong-il, dénonçant les « spécialistes en science sociale » qui ne comprenaient pas vraiment la doctrine du juche.

Hwang, qui refuse l’utilisation du mot défection, parle de demande de « passage » qui tenait à « un sentiment patriotique » au-dessus de ses intérêts personnels.

Hwang a justifié son geste comme exprimant sa volonté de participer à la réconciliation nationale.

Réactions Dans un premier temps, Pyongyang communique en indiquant que les deux hommes — Hwang Jang-yop et Kim Duk-hong — ont été et envoie du personnel à Pékin, chargé de les capturer ou de les assassiner.

Pékin réagit en positionnant des blindés devant le consulat de Corée du Sud et refuse de renvoyer les deux hommes en Corée du Nord, du fait des pressions internationales.

Kim Jong-il réagit à cette affaire de manière détournée en déclarant que . La Corée du Nord présente alors Hwang comme un et un .

Références

Catégorie:Personnalité politique nord-coréenne du XXe siècle Catégorie:Communiste nord-coréen Catégorie:Étudiant de l'université Chūō Catégorie:Étudiant de l'université d'État de Moscou Catégorie:Naissance en février 1923 Catégorie:Naissance en Corée pendant la colonisation japonaise Catégorie:Décès en octobre 2010 Catégorie:Décès à Séoul Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Transfuge nord-coréen Catégorie:Réfugié en Corée du Sud