La , abrégé en , est un ancien parti politique japonais fondé le 1978 par des dissidents du Parti socialiste japonais (PSJ) ou du Parti communiste japonais (PCJ) ainsi que par des membres d'associations citoyennes étudiantes, écologistes, féministes ou de défense des droits des citoyens. Il est dissous le après que tous ses membres ont rejoint soit le Nouveau Parti pionnier (NPP, de tendance réformiste et sociale-libérale), soit le Nouveau parti du Japon (NPJ, mouvement libéral).

Histoire

Formation Elle est formée le par la réunion de deux petits mouvements de centre gauche récemment créés : la , elle-même abrégée en , constituée le par le dissident socialiste Saburō Eda (qui vient de quitter le PSJ après avoir tenté en vain de convaincre sa direction de le faire évoluer vers la social-démocratie et de l'allier aux partis centristes d'opposition à la Diète), l'ancien communiste réformateur Jinbē Andō (admirateur de l'eurocommunisme et du modèle italien) et Naoto Kan (ancien acteur de la contestation étudiante de la fin des années 1960, président d'un groupe de défense des consommateurs et directeur de la campagne pour la réélection à la Chambre des conseillers de Fusae Ichikawa, figure historique du mouvement féministe japonais, en 1974). Elle est d'abord dirigée par Saburō Eda puis, après sa mort le , par une présidence collégiale formée du fils de ce dernier, Satsuki Eda, de l'ex socialiste Shigeo Ōshiba (par ailleurs secrétaire général du mouvement) et de Naoto Kan. Ses vice-présidents sont Isao Nishikaze (ex-PSJ) et Jinbē Andō. Elle ne compte à sa création qu'un seul député (Shigeo Ōshiba dans l'ancien de Tōkyō), et obtient un élu (Satsuki Eda dans la circonscription nationale) lors du renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du . le lancé le par d'autres dissidents du PSJ : les conseillers Hideo Den (ancien journaliste qui s'était fait connaître pour avoir pris fermement position contre la guerre du Viêt Nam) et Yutaka Hata (tous deux élus dans la circonscription nationale, avec le meilleur score pour Hideo Den en juillet 1977) et les députés Shōgo Abe (ancien de la préfecture de Yamagata) et Yanosuke Narazaki (ancien de la préfecture de Fukuoka). Il est présidé par Hideo Den.

La FSD porte à sa création Hideo Den à sa présidence (ainsi qu'à la tête du groupe à la Chambre des conseillers), Satsuki Eda au poste de président délégué, Yanosuke Narazaki à celui de secrétaire général, Jinbē Andō comme président du Comité de recherche politique (chargé de l'élaboration du programme), Shōgo Abe à la présidence du Comité des Affaires de la Diète.

Performances électorales

La FSD a toujours constitué une petite formation politique, ne dépassant jamais 4 sièges sur 511 ou 512 à la Chambre des représentants et 3 élus sur 252 à la Chambre des conseillers : élections législatives du : le parti présente sept candidats, dont ses trois sortants (Shigeo Ōshiba dans l'ancien de Tōkyō, Shōgo Abe dans l'ancien de la préfecture de Yamagata et Yanosuke Narazaki dans l'ancien de la préfecture de Fukuoka), ainsi que deux autres candidats à Tōkyō (Jinbē Andō dans l'ancien et Naoto Kan dans le ), un dans la préfecture de Kanagawa (Hitoshi Tagami, , dans l'ancien ) et une dans la préfecture d'Okayama (Mitsuko Eda, veuve de Saburō Eda et mère de Satsuki Eda, dans l'ancien ). Ils totalisent et 0,68 % des suffrages exprimés, dont près de la moitié réunis par le seul Yanosuke Narazaki (). La FSD obtient Yanosuke Narazaki (18,07 % des voix et la première place pour cinq sièges à pourvoir au vote unique non transférable) et Shōgo Abe (21,14 % des voix et la troisième place pour quatre sièges à pourvoir au vote unique non transférable) sont réélus, Shigeo Ōshiba est battu (4,62 % des voix et la septième place pour cinq sièges à pourvoir au vote unique non transférable). renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du : un seul des trois conseillers du parti est concerné par cette élection, Yutaka Hata, élu pour la première fois en 1974 dans la circonscription nationale sous l'étiquette du PSJ. Il se représente et est le seul candidat de la FSD lors de cette élection. Il n'est pas réélu, de peu, avec et 1,04 % des votants, soit le pour à pourvoir au vote unique non transférable dans la circonscription nationale. Mais, dès le lendemain du scrutin, le décès de l'un des élus (Nagatoshi Mukai, du Parti démocrate socialiste PDS, qui était arrivé à la ) lui permet finalement de conserver son fauteuil de conseiller. élections législatives du : la FSD présente 5 candidats : ses deux sortants, l'écrivain et militant des droits de l'homme Kenji Chiyomaru dans l'ancien de Tōkyō, Naoto Kan toujours dans le de Tōkyō et Hitoshi Tagami dans l'ancien de la préfecture de Kanagawa. Menant des campagnes actives sur le terrain, associés à des associations écologistes, féministes ou de défense des droits de l'Homme, ils obtiennent en tout soit et encore une fois 0,68 % des suffrages exprimés, ainsi qu'un siège de plus. Les deux sortants Yanosuke Narazaki (, 16,64 % des voix et la deuxième place pour cinq sièges à pourvoir au vote unique non transférable) et Shōgo Abe (62 898 bulletins, 19,33 % des voix et la troisième place pour quatre sièges à pourvoir au vote unique non transférable) retrouvent leurs sièges. Mais le mieux élu du parti est Naoto Kan dans le de Tōkyō, avec , 22,82 % des suffrages exprimés et la première position pour quatre sièges à pourvoir au vote unique non transférable dans cette circonscription. renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du : la FSD présente une liste de neuf personnes dans la circonscription nationale (où le vote se fait pour la première fois à la proportionnelle de liste et non plus au vote unique non transférable), commune avec le Club néo-libéral, petit mouvement centriste et conservateur libéral créé en 1976 et avec lequel elle s'est alliée à la Diète en 1981. Seul un des deux conseillers sortants de la FSD à être concernés par ce scrutin se représente (en l'occurrence son président, Hideo Den, qui mène la liste nationale). Satsuki Eda, élu lui aussi dans la circonscription nationale en 1977, pour sa part n'est pas candidat cette fois-ci, préférant désormais briguer un siège aux prochaines législatives. La liste « Club néo-libéral - Fédération démocrate » obtient soit 2,66 % des suffrages (le score ) et . Hideo Den est donc réélu. Yutaka Hata, qui s'est opposé à cette alliance, quitte le parti le et siège désormais comme indépendant. élections législatives du : la FSD avance quatre candidats, à savoir les trois sortants (Yanosuke Narazaki, Shōgo Abe et Naoto Kan) et Satsuki Eda dans l'ancien de la préfecture d'Okayama. Naoto Kan (, soit 19,9 % des suffrages et encore une fois la première place) et Shōgo Abe (, 17,33 % des voix et la cinquième position, soit la dernière éligible) sont réélus, Satsuki Eda (, pour 17,93 % et le meilleur score pour cinq sièges à pourvoir au vote unique non transférable) est élu, mais Yanosuke Narazaki est battu (avec soit 13,27 % des suffrages et la sixième place sur sept candidats, avec seulement et 0,41 points de moins que celui arrivé cinquième et donc en dernière place éligible). Au total, la FSD réunit donc (0,67 %) et toujours . renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du : n'ayant pas de sortant concerné par ce scrutin, la FSD ne présente aucun candidat. élections législatives du : le parti présente cinq candidats, dont les trois sortants (Satsuki Eda, désormais président du parti, Naoto Kan et Shōgo Abe), l'ancien député battu en 1983 Yanosuke Narazaki et un seul nouveau venu, Shigeru Iwatsuki () dans l'ancien de Tōkyō. Tous sauf ce dernier sont élus : Satsuki Eda dans l'ancien d'Okayama ( soit 17,19 % des suffrages et une nouvelle fois le meilleur score), Naoto Kan dans le de Tōkyō ( et 20,35 % des voix, il n'obtient pas, pour la première fois, le plus haut résultat et se classe deuxième), Shōgo Abe dans le de Yamagata ( et 21,82 % des suffrages, soit la troisième place tandis que cette circonscription ne dispose plus que de trois sièges à pourvoir au lieu de quatre précédemment) et Yanosuke Narazaki retrouve son siège dans le de Fukuoka ( pour 19,06 % des voix et le deuxième score). La FSD améliore globalement ses résultats précédents, avec (0,83 %) et surtout en gagnant un siège supplémentaire, avec désormais . renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du : l'unique sortant de la FSD, Hideo Den, se représente, mais cette fois-ci au vote unique non transférable à Tōkyō et non plus dans la circonscription nationale. Il obtient soit 22,7 % des suffrages exprimés, le meilleur score pour quatre sièges à pourvoir, et est donc réélu. élections législatives du : en plus des quatre sortants, la FSD avance deux autres candidats à Tōkyō : l'ancien militant étudiant Kōki Ishii (qui a fini ses études en Union soviétique) dans l'ancien , et Shigeru Iwatsuki à nouveau dans le . Seuls les sortants sont réélus : Satsuki Eda ( soit 17,7 % et encore une fois la première place), Naoto Kan ( et 17,34 % des suffrages, soit le troisième score), Shōgo Abe ( pour 22,26 % des voix et la troisième position) et Yanosuke Narazaki ( soit 17,37 %, et le meilleur résultat). Au total, la FSD améliore encore légèrement son score par rapport à la précédente élection avec (0,86 %) et maintient ses . renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du : la FSD, qui n'a alors aucun sortant, présente une liste de neuf personnes à la proportionnelle nationale, menée par l'ancien conseiller du défunt Nouveau parti des salarymen (élu de 1983 à 1989) Shigeru Aoki. Elle ne rassemble que (1,49 %), et aucun élu. élections législatives du : seuls les quatre députés sortant sont candidats pour la FSD, et tous sont réélus : Satsuki Eda ( et 23,98 %, le meilleur score), Naoto Kan ( pour 20,49 % et la première place), Shōgo Abe ( soit 26,7 % et la deuxième position) et Yanosuke Narazaki ( et 11,1 %, la sixième place et donc la dernière éligible puisqu'il y a désormais six sièges à pourvoir dans cette circonscription contre cinq précédemment). Tous avaient en plus le soutien du PSJ. La FSD totalise (0,73 %) et toujours .

Rapport aux autres partis

La FSD est, dès sa création, un mouvement d'opposition au Parti libéral-démocrate (PLD), grande formation de droite conservatrice qui a occupé le pouvoir sans discontinuer de sa création en 1955 à sa première réelle défaite en 1993. La Fédération sociale-démocrate a, durant son existence, tissé des liens avec plusieurs autres partis du centre gauche ou du centre.