Margaret Smith, dite Maggie Smith ()Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API., est une actrice britannique, née le à Ilford (comté d'Essex, Angleterre) et morte le à Londres.
Considérée comme l'une des plus grandes comédiennes du Royaume-Uni, Maggie Smith est l'une des plus prolifiques interprètes du théâtre britannique. Elle joue dans des films notables comme Mort sur le Nil (1978), Le Choc des Titans (1981), Chambre avec vue (1986), Hook ou la Revanche du capitaine Crochet (1991), Sister Act (1992) et Gosford Park (2001), mais devient surtout connue du grand public lorsqu'elle incarne le professeur Minerva McGonagall dans la saga Harry Potter (2001-2011), ainsi que Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, dans Downton Abbey, rôle qu'elle tient d'abord à la télévision (2010-2015), puis au cinéma (2019 et 2022).
Ses performances sur la scène et à l'écran lui valent deux Oscars (meilleure actrice pour Les Belles Années de miss Brodie et meilleure actrice dans un second rôle pour California Hôtel), trois Golden Globes, six BAFTA, quatre Emmy Awards et un Tony Award.
Elle a été élevée au rang de dame commandeur (DBE) de l'ordre de l'Empire britannique en 1990 par la reine pour « services rendus aux arts de la scène » et faite compagnon d'honneur en 2014.
Biographie Débuts Margaret Natalie Smith naît le à Ilford, dans le comté d'Essex, en Angleterre, au (Royaume-Uni).. Sa mère, écossaise, Margaret Hutton, est secrétaire et son père, anglais, Nathaniel Smith, est professeur à l'université d'Oxford.
Elle fait ses études secondaires à l'Oxford High School. Elle étudie l'art dramatique au début des années 1950 à la Oxford Playhouse School, puis signe son premier contrat professionnel en 1956 pour New Faces 56' joué à New York.
Après quelques autres pièces, elle est engagée en 1959 dans la troupe de l'Old Vic Theatre de Londres, où elle interprète plusieurs pièces de William Shakespeare. En 1960, elle remplace Joan Plowright pour le rôle de Daisy dans Rhinocéros d'Eugène Ionesco mis en scène par Orson Welles, avec Laurence Olivier dans le rôle de Béranger. Maggie Smith rencontre ensuite plusieurs succès sur scène, notamment dans The Private Ear et The Public Eye de Peter Shaffer et dans Mary Mary de Jean Kerr.
C'est alors que Laurence Olivier, qui est en train de constituer la future troupe du Royal National Theatre (RNT), lui propose de le rejoindre. Elle hésite puis accepte finalement. La troupe prend ses quartiers à l'Old Vic Theatre, le National Theatre tel qu'il existe aujourd'hui à Londres n'étant pas encore construit. Maggie Smith fait partie de la troupe du RNT jusqu'en 1970. Avec son futur mari Robert Stephens, elle y devient l'une des vedettes du théâtre londonien : elle interprète entre autres Hay Fever de Noël Coward avec Edith Evans, Solness le constructeur d'Henrik Ibsen avec Michael Redgrave, Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare mis en scène par Franco Zeffirelli et Othello aux côtés de Laurence Olivier. Lorsqu'en 1970, ce dernier invite Ingmar Bergman à mettre en scène Hedda Gabler d'Ibsen à Londres, c'est à Maggie Smith qu'il offre le rôle-titre. vignette|Maggie Smith en 1973. Au début des années 1970, elle quitte le RNT et va s'imposer grâce au succès de la comédie de Noël Coward, Les Amants terribles, mise en scène par John Gielgud, qu'elle joue d'abord à Londres, puis en tournée aux États-Unis. C'est au cours de cette tournée que son mariage avec Robert Stephens prend fin. Elle se remarie juste après avec le dramaturge et scénariste Beverley Cross. À l'invitation de Robin Philips, directeur artistique du Festival de Stratford au Canada, elle rejoint alors la troupe de Stratford.
Cet exil volontaire au Canada prend fin en 1980. Durant ces années, Maggie Smith ne joue presque exclusivement qu'à Stratford, des pièces de Shakespeare, Coward et Tchekhov. Son véritable retour sur les scènes londoniennes survient au début de 1981 grâce à la pièce Virginia d'Edna O'Brien, initialement créée à Stratford. Elle y retrouve le statut qui était le sien avant son départ, apparaissant notamment dans Le Train du monde (The Way of the World) de William Congreve face à Joan Plowright et dans La Machine infernale de Jean Cocteau avec Lambert Wilson. À la fin des années 1980, elle connaît un immense succès à Londres et à New York avec Lettice and Lovage, une pièce spécialement écrite pour elle par Peter Shaffer. Elle rencontre à nouveau de grands succès dans les années 1990, où elle joue des pièces d'Oscar Wilde, Edward Albee et Alan Bennett.
Au cinéma vignette|Costume de Minerva McGonagall dans la saga Harry Potter à l'exposition The Making of Harry Potter. Maggie Smith fait ses débuts au cinéma en 1958 dans Le Criminel aux abois de Basil Dearden et Seth Holt. En 1963, elle joue dans Hôtel international aux côtés d'Elizabeth Taylor et Richard Burton. En 1965, elle interprète le rôle de Desdémone dans Othello (tourné dans la foulée des représentations du Royal National Theatre), qui lui vaut sa première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. C'est en 1970 qu'elle remporte son premier Oscar, celui de la meilleure actrice pour Les Belles Années de miss Brodie. Elle continue de jouer et est nommée pour la troisième fois à l'Oscar pour son rôle dans Voyages avec ma tante en 1973.
Maggie Smith a travaillé avec quelques-uns des cinéastes les plus prestigieux comme Joseph L. Mankiewicz (Guêpier pour trois abeilles), George Cukor (Voyages avec ma tante) ou encore Steven Spielberg (Hook ou la Revanche du capitaine Crochet). Son interprétation dans Chambre avec vue (1986), aux côtés d'une autre grande figure du théâtre britannique, Judi Dench, née comme elle en 1934 et qu'elle retrouvera dans Un thé avec Mussolini (1999) de Franco Zeffirelli, Indian Palace (2011) et sa suite Indian Palace : Suite royale (2015) de John Madden, lui vaut notamment le BAFTA de la meilleure actrice et le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle.
À côté des rôles classiques (Richard III, Washington Square, Jane), l'actrice s'impose aussi dans la comédie comme Chauds, les millions face à Peter Ustinov, qu'elle retrouve dans les célèbres adaptations des enquêtes d'Hercule Poirot Mort sur le Nil (1978) et Meurtre au soleil (1982). Elle joue aussi dans Porc royal avec Michael Palin et Quartet de James Ivory. Elle incarne la mère supérieure dans Sister Act et sa suite, puis le professeur Minerva McGonagall dans Harry Potter à l'école des sorciers en 2001, personnage qu'elle retrouve dans tous les films de la saga à l'exception de Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1, pour raisons de santé.
En 2001, Gosford Park de Robert Altman lui vaut sa sixième nomination aux Oscars.
À la télévision C'est surtout en début de carrière, comme jeune comédienne, que Maggie Smith accepte des rôles dans des séries télévisées. Trop occupée par le théâtre et le cinéma, elle espace ensuite ses participations. Elle ne fait ainsi aucune apparition à la télévision entre 1972 et 1983 et, après cette date, elle apparaît dans une poignée de productions. Toutefois, en 2010, elle accepte le rôle de Violet Crawley, comtesse douairière de Grantham, dans la série acclamée par la critique, Downton Abbey, rôle qui lui permet de remporter de nombreux prix et renforce sa notoriété. , déclare-t-elle en , lors d’une intervention au British Film Institute..
Autres activités À l'âge de 88 ans, Maggie Smith est choisie par la marque de luxe Loewe comme égérie pour la promotion en 2024 d'une collection de sacs..
Vie privée Maggie Smith s'est mariée à deux reprises : de 1967 à 1974 avec l'acteur Robert Stephens avec qui elle a deux enfants qui deviennent acteurs eux aussi, Chris Larkin (né en 1967) et Toby Stephens (né en 1969). puis avec le dramaturge et scénariste Beverley Cross, de 1975 à la mort de ce dernier, en 1998.
Atteinte de la maladie de Basedow, elle a subi une radiothérapie et une opération des yeux en 1988.. En 2007, on lui diagnostique un cancer du sein, elle doit de ce fait porter une perruque pendant les tournages des trois derniers épisodes de la saga Harry Potter en raison d'une chimiothérapie qui l'affaiblissait et la rendait « terriblement malade ».. Elle a été déclarée guérie par les médecins après deux ans de traitement.
Mort et hommages Maggie Smith meurt paisiblement le matin du à l'hôpital londonien de Chelsea and Westminster Hospital, à l'âge de 89 ans., trois mois avant son anniversaire.
Sa mort est annoncée par ses deux fils, Chris Larkin et Toby Stephens, dans un communiqué de presse rendu public le jour même, en début d'après-midi. De nombreux hommages lui sont rendus, notamment par Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, le roi Charles III mais également par la ville de Londres. En effet, le soir de sa mort, la capitale décide d'illuminer certains de ses bâtiments (comme le Tower Bridge) en violet pour faire écho à son personnage de Lady Violet dans Downton Abbey.
Les fans de la saga Harry Potter, eux, se rassemblent devant le château de Poudlard présent aux Studios Universal d’Orlando, aux États-Unis, pour lever leurs baguettes vers le ciel afin de lui rendre hommage. Elle meurt un an jour pour jour après Michael Gambon, qui interprétait Albus Dumbledore dans la saga..
La cérémonie d'obsèques se tient dans la plus stricte intimité ; elle est incinérée à Lurgashall (District de Chichester (Angleterre) et ses cendres sont ensuite remises à la familleFind a grave. Selon la volonté de sa famille, le lieu de conservation ou de dispersion n’a pas été révélé.
Théâtre
1951 : Children in Uniform de Christa Winsloe, mise en scène Eva Maria Lorm-Schaffer, Chewell Players : Annaliese 1951 : The Pick-up Girl d'Elsa Shelley, Oxford Playhouse : Jean 1952 : La Nuit des rois de William Shakespeare, Alistair McIntosh, Oxford Playhouse : Viola 1952 : He Who Gets Slapped de Leonid Andreïev, mise en scène Peter Bailey, Oxford Playhouse : Consuela 1952 : Cendrillon de Charles Perrault, mise en scène John Gordon Ash et Frank Shelley, Oxford Playhouse : un page 1953 : Rookery Nook de Ben Travers, mise en scène Frank Shelley, Oxford Playhouse : Poppy Dickey 1953 : The Housemaster de Ian Hay, mise en scène Frank Shelley, Oxford Playhouse : Button Farringdon 1953 : Cakes and Ale (revue), mise en scène Christopher Bell et Adrian Vale, Festival d'Édimbourg 1953 : The Love of Four Colonels de Peter Ustinov, Oxford Playhouse : Frappot 1954 : The Ortolan de Michael Meyer, mise en scène Casper Wrede, Marston Hall (Oxford) : Gertrud 1954 : Don’t Listen, Ladies de Stephen Powys et Guy Bolton, Oxford Playhouse : Henriette 1954 : The Government Inspector de Nicolas Gogol : La femme du directeur de l'école, mise en scène de Peter Hall, Oxford Playhouse 1954 : La Lettre de William Somerset Maugham, Oxford Playhouse : Une servante chinoise 1954 : A Man About the House de Francis Brett Young, Oxford Playhouse : Maria 1954 : On the Mile (revue), mise en scène Christopher Bell et [Adrian Vale, Festival d'Édimbourg 1954 : Oxford Accents, mise en scène Ned Sherrin et Jeremy Bullmore, New Watergate (Londres) 1954 : Theatre 1900, mise en scène Peter Hall, Oxford Playhouse 1954 : Listen to the Wind de Vivian Ellis et Angela Ainley Jeans, mise en scène Peter Hall, Oxford Playhouse : West Wind 1955 : The Magistrate de Arthur Wing Pinero, mise en scène Peter Wood, Oxford Playhouse : Beatie Tomlinson 1955 : L'École de la médisance de Richard Brinsley Sheridan, mise en scène Peter Wood, Oxford Playhouse : Maria 1955 : Oxford Eight, mise en scène de Gareth Wigan et Don Erikson, New Watergate (Londres) 1956 : New Faces 56’ (revue), mise en scène David Thimar et Paul Lynde, Ethel Barrymore Theatre (New York) 1957 : Share My Lettuce (revue) de Bamber Gascoigne, Keith Statham et Patrick Gowers, mise en scène Eleanor Fazan, Lyric Hammersmith (Londres) : Orange