Mireille Lauze, née le à Aubagne, est une militante communiste et résistante française morte au camp de concentration de Ravensbrück le .

Biographie

Origine familiale Les parents de Mireille Lauze étaient des communistes de milieu modeste. Son père, qui tenait un commerce de cordonnerie mécanique, sera un des organisateurs de la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône et son secrétaire général.

Études Elle fait ses études à Marseille où elle obtient son diplôme de sténodactylographie.

Militantisme Mireille adhère très jeune à l'Union des jeunes filles de France (UJFF), puis au Parti communiste. En 1936, elle milite activement dans le mouvement d'aide aux républicains espagnols..

Jusqu'à la déclaration de guerre du , elle est la secrétaire de Jean Cristofol. Celui-ci ayant été incarcéré en raison de son appartenance au Parti communiste, désormais interdit, elle travaille aux Forges et chantiers de la Méditerranée.

Résistance Dès 1940, elle s'engage dans la Résistance contre l'Occupation et le régime de Vichy. Elle rédige et publie des tracts qu'elle fait circuler autour d'elle. Elle travaille également à réorganiser l'UJFF, dissoute en même temps que le PCF, et prend contact avec Pierre Georges (le futur colonel Fabien) qui sous le pseudonyme de Louis se trouve à Marseille pour diriger la Jeunesse Communiste du Sud-Est et créer les bases de l'Organisation spéciale (OS).

Arrestation, internement et déportation Le , elle est arrêtée par la police spéciale de Marseille en même temps que d'autres adolescents, dont son amie Renée Silhol, et incarcérée à la prison des Présentines.

Après neuf mois de détention, elle est condamnée en par la section spéciale de Marseille à quinze ans de travaux forcés, à la dégradation civique et à vingt-cinq ans d'interdiction de séjour.

Elle est alors transférée à Lyon, puis à Chalons-sur-Marne, avant d'être déportée le .

Décès Elle meurt de maladie et d'épuisement le à Ravensbrück..

Hommage

Un boulevard des et de Marseille porte le nom de Mireille Lauze.

Décoration

à titre posthume (décret du )

Notes et références

Bibliographie Témoignage de Renée Silhol-Dray dans 1938-1945. Les communistes face à la tourmente dans les Bouches-du-Rhône de Léo Lorenzi et Pascal Posado, Marseille, Fédération des Bouches-du-Rhône du PCF, 1995, p. 30 et 97. Renée Dray-Bensousan dans Marseillaises : vingt-six siècles d'Histoire, Édisud, 1999, p. 142-143 . Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Édisud, Marseille, 2003, p. 200-201 . Robert Mencherini, Midi rouge, ombres et lumières, 3, Résistance et Occupation (1940-1944), Éditions Syllepse, Paris, , p. 165-166 .

Liens externes

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