Joseph-Victor Communal, né le au Châtelard-en-Bauges et mort le à Chambéry, est un peintre français, membre de la Société des peintres de montagne (SPM).
Biographie Fils de cantonnier Discours de réception de Madame Anne Buttin, « Quand l'Académie de Savoie récompensait les artistes. Le prix Guy au fil des décennies (1833-1992) », Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, , ( lire en ligne)., il part vivre à Chambéry et entre comme commis aux Ponts et Chaussées à l'âge de 18 ans, après l'obtention de son certificat d'études primaires. Il commence alors à peindre régulièrement pendant ses loisirsR. Le Roy Wattiaux, J. Daures, R. Lefebvre, Cent ans de peinture de montagne, revue et complétée, édité par la SPM, Paris, 2003. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il devient peintre soldat et reçoit la Croix de guerre 1914-1918Anne Buttin, Sylvain Jacqueline, Les peintres de Savoie, 1860-1960, éditions de l'Amateur, Amis des Musées de Chambéry . Il a plusieurs enfants, dont un fils né en 1911 dénommé Jean Ernest Communal qui, comme son père, pratiquera la peinture à l'huile mais représentant des paysages plus abstraitsCatalogue raisonné des artistes peintres Jean et Joseph Communal, galerie du Bourget-du-Lac. Parmi les hommages rendus à Joseph Communal figure l'existence d'une rue Joseph Communal dans la commune du Châtelard en Savoie.
Carrière artistique Sa formation est celle d'un autodidacte. Plus tard, il reconnaîtra comme maîtres en peinture Ferdinand Hodler et Giovanni Segantini, artistes qu'il ne connaissait pas à ses débuts.
Il s'inscrit en 1902 à l'Union artistique de Savoie. En 1907, puis 1909, il reçoit le prix du concours de peinture de la fondation Guy, prix qu'il partage avec Laurence MilletF. Grange, « Rapport sur le concours de peinture (fondation Guy) », La Savoie Littéraire et Scientifique, 1909, , . En 1910, il est admis comme membre « correspondant » de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de SavoieLa Savoie Littéraire et Scientifique, 1910, , .. En 1910 il expose à Paris au Salon de l'école française Un soir d'automne en Savoie (pastel) Dominique Lobstein et Pierre Sanchez, Le Salon de l'Ecole Française. Répertoire des exposants et liste de leurs œuvres (1904-1950), L'Échelle de Jacob, Dijon, 2011, page. ; il s'agira de sa seule participation à ce salon.
Il expose également, et plus fidèlement, au Salon des artistes français. Son premier envoi a été pour le salon de 1910 et sera récompensé d'une mention honorable. Il recevra ensuite une médaille de en 1912René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, , puis la médaille d'or et sera classé hors concours. Ses œuvres exposées au Salon comprennent, entre autres, Les Monts des Charmettes ()Catalogue illustré du Salon 1910, Bibliothèque des Annales, Paris en 1910 et La Meije et le lac Léris ()Catalogue illustré du Salon 1914, Bibliothèque des Annales, Paris en 1914.
Sa première grande exposition personnelle a lieu à Paris en 1912, à la galerie Georges Petit (60 peintures, 18 pastels). Il devient membre de la Société des peintres de montagne en 1913. En 1920 il reçoit la médaille Albert Metzger pour l'ensemble de son œuvreLa Savoie Littéraire et Scientifique, 1920, , .. Il devient sociétaire de la SNBA en 1921. Il a également exposé au Salon des indépendants en 1928Jean Monneret, Salon des Indépendants. Catalogue raisonné. 1984-2000 , page. Il revient au Salon des artistes français en 1929 avec Les Fontanettes, Pralognan, et L'église de MontagnoleDictionnaire biographique des artistes contemporains. Édouard Joseph. Art et Édition, Paris 1930, page 310..
Sa carrière est lancée et il se consacre entièrement à la peinture après la Grande Guerre. Peignant essentiellement en Savoie, Suisse et Dauphiné, il devient le peintre de montagne le plus célèbre de son temps et on le considère comme le représentant du mouvement impressionniste pour la peinture de montagne. Il expose à Paris (galeries Charpentier, Georges Petit, Simonson), à Lyon, à Grenoble, à Marseille, ... et aussi à l'étranger : Belgique, Suisse, États-Unis, etc.
Œuvres Il peint au couteau, par larges aplats, figurant parfaitement les reliefs montagnards et laissant parfois apparaître le support sous-jacent (panneau de bois le plus souvent).
Il peint aussi bien des paysages alpins où la montagne apparaît en arrière-plan, que des vues plus serrées de la haute montagne, comme prises au téléobjectif, mais aussi des scènes pastorales ou des compositions florales. Son œuvre comporte aussi des tableaux rapportés d'un voyage d'études au Maroc effectué à la demande d'Hubert Lyautey en 1920 et qui furent l'objet d'une exposition à Paris à la galerie Georges Petit.
Ses tableaux sont exposés dans de nombreux musées en France et à l'étranger, notamment à Chambéry et Lyon ; des expositions rétrospectives de son œuvre ont eu lieu à Aix-les-Bains (1965 et 1994), Chambéry (1968) et Sallanches lors d'une rétrospective sous l'égide de la Société des peintres de montagne (2000)E. Barbaux, Joseph Communal : artiste peintre, Netis éditions, 2021, page 10.
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Peintre lié à la Savoie Catégorie:Peintre de montagne Catégorie:Membre correspondant de l'Académie de Savoie Catégorie:Naissance en février 1876 Catégorie:Naissance en Savoie Catégorie:Décès en novembre 1962 Catégorie:Décès à Chambéry Catégorie:Décès à 86 ans