Jeanne Geneviève Labrosse née le à ParisÉtat civil reconstitué de Paris, vue 45/51. et morte le . dans l'ancien arrondissement de ParisÉtat civil reconstitué de Paris, vue 24/51., est une aérostière et parachutiste française. Elle est la première femme française à conduire un aérostat en équipe entièrement féminine, et la première à sauter en parachute.

Biographie

Jeanne Labrosse épouse André Jacques Garnerin en 1801. Elle a été d'abord son élève. Il est connu comme l'améliorateur du parachute. Cette invention a été réalisée et testée par Louis-Sébastien Lenormand en 1783 à Montpellier.

Elle dépose le , au nom de son mari, le brevet de l'appareil dit « parachute, destiné à ralentir la chute de la nacelle d'un ballon après l'explosion de celui-ci ».

Garnerin s'élève contre l'avis du bureau central de la police pour qui le voyage dans les airs de deux personnes de sexes opposés reste prohibé. En fait, son épouse l'accompagne dans ses expériences aériennes. La lettre de l'administration centrale au citoyen Garnerin est ainsi rédigée :

Dans un contexte où les savants de l'Académie des sciences estiment que les organes féminins ne supporteraient pas le voyage., elle succède donc dans les airs à Élisabeth Tible, première femme aéronaute en 1784., lors de l'ascension de la grande montgolfière La Gustave, conçue par le comte de Laurencin à Lyon.

À la suite de cette autorisation, plus rien n'empêche les élèves de Garnerin de prendre l'initiative de leurs propres vols. Lorsque Jeanne Labrosse s'envole à bord d'un aérostat le , accompagnée d'Ernestine Henry, elle est l'une des premières femmes au monde à conduire un ballon (désignée comme telle dans de nombreux ouvrages modernes..). Elles forment toutes deux le premier équipage entièrement féminin, qui mène ses propres observations et relevés météorologiques à bord de leur aérostat. Elles relatent cette première expérience dans La Chronique universelle du ., dans un article nommé Rapport des citoyennes Henry et Labrosse sur leur voyage aérien.

Le , Jeanne Labrosse est, sans conteste, la première femme à effectuer un saut en parachute, s'élançant depuis un ballon à hydrogène d'une altitude de . Cette tentative fait polémique dans le tout Paris, et dès le lendemain de cet exploit Garnerin en témoigne dans L'Ami des lois :

Elle ouvre la voie à bien d'autres femmes aérostières ou parachutistes, dont Élisa Garnerin, sa nièce, qui sera parachutiste professionnelle de 1815 à 1836.

Garnerin meurt dans un accident sur le chantier d'un nouveau prototype de ballon en 1823.

Vers la fin de sa carrière, Jeanne Garnerin rencontre une autre femme d'exception, Madame Sans Gêne, ancien dragon ayant servi dans les armées d'Italie et des Pyrénées-Orientales, d'un an à peine son aînée. Ensemble, elles ouvrent une table d'hôteLes Campagnes de Mademoiselle Thérèse Figueur, 1842, St-Germain-Leduc sous la dictée de Thérèse Figueur..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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