Saint-Hyacinthe est une ville canadienne du Québec, chef-lieu de la MRC des Maskoutains, dans la région de la Montérégie.. La ville est traversée par la rivière Yamaska, perpendiculairement à l'autoroute 20. Elle tient son nom du fondateur de la ville, le seigneur Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme.

Elle détient le titre de , puisque s'y logent notamment un centre de recherche sur les aliments (CRDA), un Institut de recherche et développement en agro-environnement (IRDA), un institut de technologie agroalimentaire (ITA) et le siège social du Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ), le tout situé sur un territoire agricole qui héberge également des sièges sociaux d’entreprises agroalimentaires ainsi que des entreprises du secteur de la transformation dans le domaine. Saint-Hyacinthe compte également la seule faculté de médecine vétérinaire au Québec (la seule à être francophone en Amérique du Nord).

Les Orgues Casavant Frères, qui ont lancé la première usine d'orgues à tuyaux d'Amérique du Nord, sont également établis à Saint-Hyacinthe.

Plusieurs entreprises sont présentes sur le territoire, dont Fruit d'Or, producteur et transformateur de canneberges et de bleuets et Bectrol, spécialisé dans la production de panneaux de contrôle industriels. Jefo, spécialisée en suppléments pour nutrition animale prend aussi place à Saint-Hyacinthe.

Histoire thumb|left|200px|Intérieur d'un magasin général, Saint-Hyacinthe, vers 1900. alt=Rue Cascades, Saint-Hyacinthe, carte postale, vers 1903-1910|gauche|vignette|Rue Cascades, Saint-Hyacinthe, carte postale, vers 1903-1910. vignette|droite|upright=1.28|Hôtel de ville de Saint-Hyacinthe dans les années 1960. vignette|upright=1.28|Rue Cascades à Saint-Hyacinthe dans les années 1950.

Pierre-François Rigaud de Vaudreuil, écuyer et natif de Mortagne-au-Perche en France, reçut en 1748 une gigantesque seigneurie (seigneurie de Maska, les gentilés actuels Maskoutaine et Maskoutain en sont les dérivés) du roi de France Louis XV. Cette dernière lui fut attribuée en guise de récompense pour ses loyaux services auprès de la communauté de la Nouvelle-France. Ce fut le dernier legs de la France au Canada. Louis XV en ratifiait la concession par brevet le .

Couvrant une superficie de 36 lieues, ce territoire immense, traversé par une rivière et une forêt riche en pins, n'a jamais été exploité par Pierre-François Rigaud de Vaudreuil. Il resta vierge jusqu'au , date où il fut vendu devant les notaires Dulaurent & Sanguinet à monsieur Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme, entrepreneur pour les plates-formes et affûts d'artillerie. Le territoire fut vendu pour la somme de . Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme modifia l'appellation du territoire pour celle de son saint patron, Saint-Hyacinthe..

Jacques-Hyacinthe était âgé de 31 ans. Il ne prit possession de sa seigneurie qu'au printemps 1757, accompagné de sa femme Marie-Josephte Jutras dit Desrosiers, ainsi que de six défricheurs. Les premiers colons français vinrent s'installer dans le «Rapide Plat» et entreprirent la construction de leur maison près du gué le plus pratique sur le cours d'eau maskoutain, la Yamaska. Le seigneur facilitait le défrichement des terres, dont le bois était destiné à la construction de navires de guerre français, ainsi que l'agriculture.

Quelques années plus tard, Jacques-Hyacinthe découvrit un autre site, au pied d'une petite chute, future productrice d'énergie hydraulique, qu'il nomma un peu plus tard, la «Cascade». Il invita alors ses colons à se construire près de cette faille et c'est aux environs que se développera le nouveau Saint-Hyacinthe, cœur économique actuel. Marchés, centres, moulin, lieu de culte, tous les bâtiments d'envergure se trouvent dans ce nouveau centre. Le manoir seigneurial est même construit sur la butte (rue Girouard, à venir).

En 1848, un chemin de fer relie Saint-Hyacinthe à Longueuil, situé à côté de Montréal. L'année suivante, la ligne ferroviaire rejoint Richmond, puis Sherbrooke et Portland à l'est, et Lévis au nord, en face de Québec. Puisque la croissance industrielle est plus lente que prévu, c'est seulement dans la période de 1870 à 1900 que les activités de fabrication commencent à prendre une place prédominante, quand Saint-Hyacinthe devient un centre de production de textiles de premier plan au Québec..

En 1849, Saint-Hyacinthe est érigée en municipalité de village. Un an plus tard, elle sera dite municipalité de ville et finalement, en 1857, en cité.

Le , un incendie majeur brûle plus des deux tiers de la ville. Vers la fin des années 1800, la ville dispose d'une gare terminus de la ligne du Drummond County Railway (DCR).

En 1976, une fusion avec trois municipalités avoisinantes (La Providence, Saint-Joseph et Douville) la place parmi les villes les plus importantes au Québec. Le , un second regroupement issu de six villes crée l'actuelle ville de Saint-Hyacinthe, avec un total de au moment de cette fusion : Saint-Hyacinthe (39,739) Sainte-Rosalie (4,170) Saint-Thomas-d'Aquin (4,000) Sainte-Rosalie (paroisse) (1,476) Saint-Hyacinthe-le-Confesseur (1,151) Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe (858)

À partir des années 1975, Saint-Hyacinthe connut un essor remarquable, nombre de compagnies tentant de s'y établir. En 2005, ING Canada prit la décision d'installer son siège social à Saint-Hyacinthe, maintenant connu sous le nom d'Intact Corporation Financière.

Héraldique

Géographie La rivière Yamaska traverse la ville du sud au nord. À partir de son crénon, dans l'est, la rivière Delorme coule vers le nord-ouest jusqu'à sa confluence rive droite avec la Yamaska.

Municipalités limitrophes

Climat +Précipitations moyennes mensuelles entre 1971 et 2000Source : Environnement Canada °C moyenne quotidienne Chutes de pluie (mm) Chutes de neige (cm) Janvier -10,5 31,9 48,0 Février -9,0 22,5 40,5 Mars -2,5 47,1 30,9 Avril 5,9 69,2 8,7 Mai 13,4 85,1 0 Juin 18,6 95,1 0 Juillet 21,1 100,9 0 Août 19,7 103,3 0 Septembre 14,5 93,9 0 Octobre 8,2 88,2 1,1 Novembre 1,4 75,6 20,2 Décembre -6,6 43,3 52,6 Total 856,1 202

Saint-Hyacinthe jouit d'un climat continental humide marqué par de grandes amplitudes thermiques. La variation annuelle des températures est d'environ . À l'instar des autres villes québécoises, Saint-Hyacinthe subit parfois de grandes variations de température. Effectivement, celles-ci peuvent varier entre un froid record de , enregistré le , à un record maximum de , le . La topographie de la région n'ayant pas une grande influence sur la température régionale, la saison estivale n'est pas caractérisée par la présence de nuit froide.

Puisque la fin de l'automne et l'hiver sont reconnues pour être des périodes aux températures modérées, sous l'effet des masses d'air arctique apportées par les vents d'est, il y a de fréquentes bordées de neige. Le record fut établi le 14 et , où, en l'espace de moins de 24 heures, s'étaient abattus dans la grande région maskoutaine. Même si cette tempête fut la plus importante en termes de précipitations, il n'en demeure pas moins que la tempête du siècle reste celle du , caractérisée par un violent blizzard.

La région a également été touchée lors d'un événement de pluie verglaçante prolongée en 1998. Elle formait l'une des pointes de ce que les médias ont appelé « Le Triangle noir », les deux autres pointes étant Granby et Saint-Jean-sur-Richelieu. Au Québec, l'événement est communément appelé Crise du verglas. De 80 à de pluie verglaçante sont tombés en quelques jours, formant une épaisse couche de verglas sur les structures du réseau électrique ce qui lui causa des dommages considérables et plongeant la ville dans la pénombre pendant 23 jours. Les forces armées canadiennes ont été envoyées sur place pour aider à dégager les débris et subvenir aux besoins de la population lors de cette crise.

Démographie

En 2025, le nombre d’habitants de Saint-Hyacinthe est de 60 847.

Administration Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de dix (10) districtshttps://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux.

Saint-HyacintheMaires depuis 2005 Élection Maire Qualité Résultat 2005 Claude Bernier Voir 2009 Voir 2013 Claude Corbeil Voir 2017 Voir 2021André Beauregard Voir 2025 Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Industrie La région de Saint-Hyacinthe est la principale zone de production agricole au Québec, tant au niveau du nombre d'établissements que du volume de produits mis en marchéLes Maskoutains : positionnement concurrentiel de Saint-Hyacinthe Technopole. Avec en tête les productions de grandes cultures, bovines, laitières, porcines et acéricoles, elle génère 20 % des revenus agricoles de la province.

Au-delà de cette importante production primaire, la grande région de Saint-Hyacinthe s'impose comme un joueur majeur dans le secteur de la transformation alimentaire. Elle regroupe de nombreuses entreprises d'envergure nationale et internationale, telles que Saputo, Agropur, Hershey, Yoplait Liberté Canada, le Groupe Nutri, Fruit d'Or, Barry Callebaut, Lassonde et Aliments BCI, qui contribuent à faire de ce territoire un véritable pôle agroalimentaire.

Saint-Hyacinthe Technopole thumb|right|300px|Inauguration du troisième pavillon du Centre de développement des biotechnologies

Des acteurs liés au secteur de la biotechnologie agroalimentaire sont implantés sur son territoire : elle compte 1400 fermes de culture et d'élevage et institutions de recherche, d'enseignement supérieur, de transfert technologique et d'industries spécialisées dans le secteur de l'agroalimentaire. Elle regroupe emplois spécialisés en biotechnologie agroalimentaire..

Cité de l'innovation agroalimentaire Saint-Hyacinthe Technopole a inauguré, en 2002, la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale, d'une superficie de près de 10 millions de pieds carrés..

À l'occasion de la conférence internationale de l’AURP (Association of University Research Parks), qui se terminait le à La Nouvelle-Orléans, l’organisation maskoutaine s’est vu décerner le prix Meilleur parc technologique en émergence au monde, remis annuellement...

En 2023, à l'occasion de son 20e anniversaire, le parc technologique est renommé « Cité de l'innovation agroalimentaire ». Ce changement de nom vise à mieux refléter l'ensemble des activités de la filière, de la ferme à la table, et à simplifier l'image de marque du parc.

En , Saint-Hyacinthe Technopole a accueilli la conférence annuelle de la division nord-américaine de l'International Association of Science Parks and Areas of Innovation (IASP). Tenue pour la première fois au Québec en près de quinze ans, cette conférence a réuni environ 300 participants et conférenciers autour du thème « Donner force à l'innovation ». Des experts nationaux et internationaux ont animé des panels et conférences portant sur les stratégies de croissance des entreprises innovantes, l'aménagement des écosystèmes d'innovation ou encore l'exploitation de l'intelligence artificielle.

Loisirs Le Parc des salines est un vaste terrain de plein air offrant toute sorte d’activités extérieures.

Éducation et Culture thumb|right|300px|Cégep de Saint-Hyacinthe

Établissements scolaires

Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Seule école vétérinaire francophone en Amérique du Nord, elle est reconnue au niveau international, dans les domaines de la reproduction animale, des maladies infectieuses du porc, en médecine équine ainsi qu'en ce qui concerne l'innocuité et la salubrité des aliments.