Varennes est une municipalité du Québec située dans la MRC de Marguerite-D'Youville, en Montérégie.
Selon le classement 2019 dévoilé par l'Indice relatif de bonheur (IRB), Varennes est la ville la plus heureuse du Québec.
Réélu en 2025, le maire de la ville de Varennes est Martin Damphousse depuis 2009 ..
Toponymie Elle a été fondée par René Gaultier en 1672. Son nom rappelle celui de Varennes-sur-Loire.. Au recensement de 2021, Varennes compte 21 198 habitants..
Histoire vignette|gauche|upright=1.15|La basilique Sainte-Anne de Varennes, construite entre 1884 à 1887. L'histoire de Varennes commence avec l'arrivée du régiment de Carignan-Salières. René Gaultier, sieur de Varennes, le grand-père de sainte Marguerite d'Youville et le père de Pierre Gaultier de Varennes, reçoit deux concessions de la part du grand intendant Jean Talon.
Jacques René, le fils de René Gaultier fut le de Varennes. Cinq seigneuries formèrent plus tard ce qui devint la paroisse de Varennes soit, d'ouest en est, les seigneuries du Cap de Varennes, du Cap de la trinité et du Cap Saint-Michel, de Grand Maison et l'île Sainte-Thérèse dans le fleuve Saint-Laurent.
La ville fut conquise par les Britanniques pendant la guerre de Sept Ans, fit partie de la Province of Québec puis du Bas-Canada jusqu'en 1867, date de la création de la confédération canadienne.
En 1837, Louis-Joseph Papineau, faisant l'objet d'un mandat d'arrêt pour haute trahison en raison de ses activités patriotiques trouve refuge à Varennes avant de s'exiler aux États-Unis..
Au milieu du , Varennes était connue comme une station balnéaire. On y retrouvait un hôtel et différentes installations de villégiature. Les Sœurs grises y avaient aussi un hospice. Deux sources d'eau salée émergeaient près de ces installations. À partir de la fin du jusqu'au début des années 1970, industrie La Saline qui appartenait à la compagnie Montréalaise Gurd, embouteilla l’eau salée d’une de ces sources qu’elle distribuait sous le nom « Vée de Vée », qui rappelle les initiales de la ville de Varennes. Cette source avait un débit de 2000 à 3000 gallons à l’heure. La seconde source dégageait une grande quantité d’hydrogène carburé. Ce gaz était utilisé pour éclairer une maison avoisinante. vignette|Photo de la ville de Varennes sur la rue Sainte-Anne. Le , une violente tornade balaie le village, détruisant plusieurs maisons de la Montée de Picardie et la Butte-aux-Renards, ruinant ainsi plusieurs familles qui quittèrent par la suite le village.
Au cours des années 1940, durant les beaux jours d'été, la plage Choquette de l'Île Ste-Thérèse était fréquentée par des montréalais qui venaient par bateau. En 1950, le syndicaliste Michel Chartrand installe sa famille dans une modeste demeure sise au 135-A de la rue Ste-Anne. À cette époque, Michel Chartrand est très actifs au sein de mouvements syndicaux. En 1969, l'institut de recherche scientifique INRS - Énergie et Matériaux s'implante à Varennes. Elle entraînera l'arrivée de nombreuses autres entreprises et instituts liés au domaine de l'énergie. CANMET, l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) et ABB en sont des exemples. Varennes représente maintenant un important pôle d'innovation en technologique énergétique en Amérique du Nord.
Au début de l’année 2019, plus précisément le , la liste des municipalités dans laquelle les gens se disait le plus heureux a été dévoilé au grand public. Varennes fut alors déclaré la ville du bonheur au Québec.
Chronologie d'événements 1692 : Nomination de Claude Volant, premier curé résidant. 1693 : Ouverture des registres de la paroisse. 1780 : Construction de l'église Sainte-Anne. 1827 : Ouverture du premier bureau de poste de Varennes. 1832 : Érection canonique de la paroisse Sainte-Anne. 1848 : Constitution de la municipalité du village de Varennes. 1850 : Les citoyens du "Grand Coteau" obtiennent l'autorisation de se séparer de la Paroisse Sainte-Anne-de-Varennes pour fonder la paroisse Sainte-Julie. 1854 : Arrivée des Sœurs de Sainte-Croix pour assurer l'éducation des filles. 1854 : Fondation du Collège Saint-Paul. Il fut confié à cette époque aux Frères de Saint-Joseph. 1855 : Constitution de la municipalité de la paroisse de Sainte-Anne-de-Varennes. 1881 : Bénédiction (inauguration) de l'Hospice des Sœurs-Grises par . Celle-ci était située près de La Saline, une source d'eau minérale qui coulait à Varennes. 1882 : Ouverture du chemin de fer reliant Sorel à Montréal en passant par Varennes. 1887 : Construction du couvent des Sœurs de Sainte-Croix. En 1972, ce bâtiment deviendra l'Hôtel de Ville. 1899 : Prise en charge du Collège St-Paul par les Frères des écoles chrétiennes. 1900 : Fondation de la première bibliothèque de Varennes. Celle-ci occupait alors les locaux de la Fabrique. 1944 : Fondation de la Caisse Populaire de Varennes. 1964 : Création du Service des incendies. 1972 : Fusion des municipalités de Sainte-Anne-de-Varennes et de Varennes pour former la ville de Varennes. 1982 : Inauguration de l'actuelle bibliothèque connue sous le nom de "Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie". 1984 : Incendie au laboratoire de Haute tension de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ). 1993 : L'église Sainte-Anne est déclarée basilique mineure. 1994 : Ouverture de la piscine municipale Salut-Picard 1997 : Ouverture de l'école secondaire Le Carrefour. 2006 : Inauguration du Collège Saint-Paul.. 2007 : Fermeture de l'école primaire J.P. Labarre. 2008 : Fermeture de l'usine Pétromont. et de l'usine Basell. 2011 : Importante transaction entre la ville de Varennes et Hydro-Québec pour l’achat de terrains d'une superficie de carrés. 2012 : En , la bibliothèque Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie ferme ses portes et est démolie pour faire place à une nouvelle bibliothèque. Elle est relocalisée temporairement à la bibliothèque Françoise-Loranger, située à l'école secondaire Le Carrefour. 2013 : Le , Jean Coutu a annoncé que le siège social à Longueuil, désormais trop petit à l'emplacement actuel, va déménager à Varennes, situé aux bordures de l'autoroute 30 pour le coût de 190 millions de dollars. L'installation est complété en 2016. 2014 : L'école primaire Marie-Victorin déménage dans l'édifice J.P. Labarre en , alors que le point de services de Varennes du Centre de formation du Richelieu, est relocalisé dans l'ancien édifice de l'école Marie-Victorin sur la rue Vincent. 2014 : Le nouvel édifice de la bibliothèque municipale de Varennes ouvre ses portes le . 2015 : Une fuite de produit toxique à l'usine Kronos a lieu le . En plus d'incommoder 5 personnes, elle force la fermeture de la route 132 et l'évacuation d'une quinzaine de résidences dans un rayon de .. 2021 : Le , à l'occasion du anniversaire de la ville de Varennes, le nouveau Polydôme de Varennes ouvre officiellement ses portes au public..
Blason thumb|upright|Armoiries de Varennes Le texte qui suit est extrait intégralement du site de la Ville de Varennes:
Explication des termes héraldiques : D'argent : L'argent, deuxième métal employé en héraldique, est représenté en gravure par le blanc plein, uni, sans aucune hachures ni pointillé.
au franc-quartier : Le franc-quartier occupe la demie de l'écu; sauf indication contraire, il est à dextre (gauche vu de face).
de gueules : Rouge, en héraldique.
…chargé d'une croix : La croix est l'emblème de la chrétienté. Dans les armoiries de Varennes, le franc-quartier est réservé au seigneur, René Gaultier de Varennes, gouverneur de Trois-Rivières né en 1634, décédé en 1689. Il était marié avec Marie Boucher de Boucherville.
…d'or : L'or, est le premier métal employé en héraldique. En gravure, il est toujours représenté par un pointillé en quinconce. L'or est le rayonnement, au milieu duquel, autrefois, les artistes représentaient les saints et les héros. Il signifie : éclat, justice, foi, force et constance.
…à une rivière : Celle-ci représente la situation géographique de la municipalité de Varennes, aux abords du fleuve Saint-Laurent.
…courante en fasce : Courante du dextre au senestre de l'écu, c'est-à-dire, du côté gauche vers le côté droit.
…d'azur : Couleur bleue en héraldique. Ce mot provient de l'arabe-persan, lazouverd, lapis-lazuli. L'azur est représenté, en gravure, par des hachures horizontales. Il est le symbole de la pureté, de l'espace.
Ornements extérieurs : Tout ce qui se trouve à l'extérieur de l'écu, comme la devise, les branches d'érable
Géographie Varennes possède une superficie totale de (dont est terrestre).
La municipalité borde le fleuve Saint-Laurent, près de Montréal. Son territoire inclut les îles de Varennes et l'île Saint-Thérèse.
Géologie et relief Varennes est situé dans les basses-terres du Saint-Laurent. Son territoire est principalement plat. Sur la plan géologique, son sous-sol est âgé de l'ordovicien. Il est composé principalement de shale gris, de mudstone avec interlits de grès lithique, de siltstone, de calcarénite et de dolarénite.
Hydrographie La municipalité est située dans le bassin versant de la rivière Richelieu. En plus du fleuve Saint-Laurent et ses chenaux, Varennes est arrosé par quelques cours d'eau mineurs dont la rivière Saint-Charles et une dizaine de ruisseaux. On n'y retrouve aucun plan d'eau notable.
Municipalités limitrophes La ville est limitée au sud par Boucherville et Sainte-Julie, à l'est par Saint-Amable, au nord par Verchères et Repentigny puis à l'ouest par Montréal.
Démographie
Débuts du peuplement Lors du recensement de 1681, la population continentale de Varennes s'élevait à 73 personnes, tandis que l'île Sainte-Thérèse en comptait 53. La population augmenta graduellement dans ces seigneuries agricoles, principalement grâce à l'accroissement naturel, l'immigration venue de France demeurant marginale. Le nombre d'habitants atteignit lors de la cession aux Britanniques en 1760. L'année 1831 marqua l'apogée de cette croissance naturelle. À cette époque, peuplaient VarennesSource : Horman, Doris. Varennes: 1672-1972, Varennes: Le Comité du tricentenaire de Varennes, 1972. p.156-157.
Le déclin Durant la décennie 1830, l'économie agricole du Canada français commençait à s'essouffler. De nombreux Varennois tentèrent leur chance dans les usines de l'Est des États-Unis. Cet exode rural se poursuivit pendant près d'un siècle. Varennes perdit 640 habitants dans la seule décennie 1861-1871. Avec la Grande Dépression, ce mouvement prit fin, mais la population varennoise n'était plus que de âmesSource : Horman, Doris. Varennes: 1672-1972, Varennes: Le Comité du tricentenaire de Varennes, 1972. p.157.
La renaissance Avec le développement de l'industrie chimique d'une part, et la démocratisation de l'automobile de l'autre part, Varennes put prendre un essor considérable. Entre 1941 et aujourd'hui la population a été multipliée par dix. C'est le boom immobilier des années 1980 et début 90, causé par l'exode massif des Montréalais vers les banlieues jumelé à un bas taux de taxation et une faible valeur des terrains, qui en est responsable. En 2007, la croissance avait ralenti beaucoup en raison du manque de terrains disponibles et de la hausse de la valeur des maisons. Cette hausse est principalement due à la tendance des « secteurs de prestige » où les maisons qui s'y construisent doivent posséder une valeur minimale fixe et généralement hors de prix pour les familles à revenus moyens.
Administration La paroisse a été érigée en 1832. En 1848, la municipalité du Village de Varennes est créé et se détache de la paroisse. À ce moment, le village avait une population de . En 1972 la Paroisse Sainte-Anne-de-Varennes fusionne avec le Village de Varennes pour donner l'actuelle Ville de Varennes.