À l'ouest d'octobre (titre original : ) est un recueil de nouvelles de l'auteur américain Ray Bradbury publié pour la première fois aux États-Unis en 1988. Il paraît en France en 1990 aux éditions Denoël dans la collection Présence du futur.

Éditions françaises Denoël, coll. Présence du futur ; publications en 1990, 1994 et 1999.

Résumé des nouvelles À l'ouest d'octobre Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 9 à 29 Résumé : Cette nouvelle, relevant du genre fantastique, met en scène des membres d'une famille (« la Famille ») aux pouvoirs étranges.

Le Convecteur Toynbee Titre original : Édition antérieure : Première publication dans , 1984. Place dans le recueil : p. 31 à 46 Inspirations de l'auteur : Le Toynbee du titre original en anglais fait explicitement référence à Arnold Joseph Toynbee, historien ayant émis l'hypothèse que les civilisations ne peuvent s'épanouir qu'en réponse à un défi. On suppose que cette nouvelle a inspiré le créateur anonyme des « dalles Toynbee » (voir Toynbee tiles), trouvées dans les rues de plusieurs grandes villes. Résumé : Craig Bennett-Stiles affirme avoir inventé une machine à voyager dans le temps avec laquelle il a voyagé dans le futur. Il déclare en avoir ramené des films et des enregistrements qui montrent que l'humanité a su développer une civilisation avancée avec des inventions tout aussi utiles que merveilleuses, tout en colonisant le système solaire. Cependant, il prétend aussi avoir détruit sa machine pour empêcher que des malveillants ou des fous ne puissent l'utiliser. Les gens sont d'abord sceptiques et incapables d'expliquer ou de mettre en doute l'authenticité des enregistrements rapportés du futur. Inspirés par la vision de ce futur utopique, beaucoup démarrent des projets pour le réaliser : ils se mettent à inventer les machines que le voyageur du futur prétend avoir vues. Cent ans après, alors que Stiles est âgé de 130 ans, on prépare activement les festivités chargées d’accueillir le Stiles qui doit se matérialiser. La nouvelle débute par les réflexions d'un journaliste, Roger Shumway, qui rend visite à Stiles, sur l'invitation de ce dernier. Les deux hommes conversent, puis au moment même où devrait surgir le « Stiles du passé », rien ne se produit : Stiles ne surgit pas du passé. Le « Stiles du présent » révèle alors à Roger Shumway qu'il y a un siècle, il avait menti. S'inspirant des idées de Toynbee, dans la mesure où il était persuadé que l'espoir de l'humanité était depuis toujours de créer un monde utopique, il avait réalisé une vidéo d'un tel monde, pour offrir un but aux aspirations de l'humanité. Grâce à son immense mensonge puis grâce aux actions des hommes pendant les décennies suivantes, l'utopie imaginée a pu devenir réalité. Son mensonge était en quelque sorte une « prophétie auto-réalisatrice ». Il indique aussi au journaliste qu'il va de nouveau voyager dans le temps : lui montrant son engin à voyager dans le temps, il s'y installe et met le contact. L'engin étant directement (et volontairement) relié à l'électricité, il meurt immédiatement. Par son suicide, il a rejoint le passé, le futur, l'immortalité. Voir aussi : Liste d'œuvres impliquant le voyage dans le temps.

La Trappe Titre original : Place dans le recueil : p. 47 à 62 Édition antérieure : Première publication dans , 1985. Résumé : Cette nouvelle, relevant du genre fantastique, met en scène une maison qui dévore ses occupants successifs par l'intermédiaire d'une trappe accédant au grenier ; cette trappe fait en quelque sorte office de bouche maléfique. Un dératiseur que Clara Peck a appelé pour inspecter la Trappe est happé par celle-ci et disparaît corps et âme ; puis Clara en est aussi la victime innocente. On apprend dans le dernier paragraphe que la Trappe n'inspire de la terreur aux locataires de la maison qu'une fois que ces derniers y ont vécu dix ans. Remarque : Cette nouvelle peut être rapprochée de la nouvelle La Bête de l'escalier, p. 305 du même recueil.

Le Voyageur de l'Orient-Express Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 63 à 81 Résumé : Cette nouvelle, relevant du genre fantastique, évoque un fantôme dans le train de l'Orient-Express. Il se dissout au fur et à mesure que les heures passent ; il reçoit une aide désespérée d'une vieille infirmière, Minerva Halliday. Celle-ci meurt à la fin de la nouvelle. Les deux fantômes décident de se rendre ensemble en Écosse pour hanter un manoir.

Une nuit dans la vie Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 83 à 94 Résumé : Cette nouvelle, relevant du genre fantastique et onirique, évoque un homme qui rencontre, le temps d'une nuit en Iowa, « l'Esprit d'une colline », sous la forme d'une jeune femme blonde, mystérieuse et mutique. Après cette nuit emplie de rêve et de mysticisme, il reprend son chemin vers New York, tout en sachant qu'il ne retrouverait plus jamais la magie de cette nuit-là.

Le Dernier cirque Titre original : Édition antérieure : Première publication sous forme d'opuscule par , 1980. Place dans le recueil : p. 95 à 104 Résumé : La nouvelle relate la journée d'un jeune homme qui contemple une prairie vierge et nue remplie d'herbe. Puis un cirque arrive. Plus tard, la représentation a lieu sous le chapiteau ; tout le monde est heureux et s'amuse beaucoup. Le lendemain le cirque s'en est allé, laissant la prairie dans son état antérieur. Et si l'être humain, qui construit des villes et des civilisations, était comme ce cirque éphémère : la Terre existait avant lui, et existera après sa disparition…

L'Histoire d'amour de Laurel et Hardy Titre original : Édition antérieure : Première publication dans , 1987. Place dans le recueil : p. 105 à 117 Résumé : La nouvelle raconte la liaison entre une femme mince et un homme grassouillet ; leur comparaison leur fait penser au couple de Laurel et Hardy, si bien qu'ils s'appellent l'un l'autre « Stanley » et « Ollie ». Ils vivent une merveilleuse histoire d'amour, mais finissent par se séparer. Ils n'oublieront jamais cette relation si spéciale, et un jour, 15 ans après la séparation, auront l'occasion de se croiser dans la rue sans se dire un mot mais sans rien avoir oublié.

Tu te demandes sans doute ce qu'on fait ici ? Titre original : Édition antérieure : Première publication dans , 1984. Place dans le recueil : p. 119 à 135 Résumé : Un homme va dîner avec ses parents Georges et Alice qui sont morts, et qui sortent de leur tombe du cimetière pour le rencontrer. Il a une question qui le taraude : pourquoi ne s'est-il jamais senti en accord avec ses parents ? pourquoi ceux-ci furent-ils si distants à son égard ? Il apprend à sa grande surprise que ses parents ont toujours pensé de lui qu'il était « un emmerdeur » !

Adieu, Lafayette Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 137 à 150 Résumé : Bill Westerleigh, né en 1900, aviateur sur le front français en 1918, se souvient de sa carrière militaire durant la Première Guerre mondiale, quand il faisait partie de l'escadrille Lafayette en France et qu'il combattait Von Richtoffen. Il a des hallucinations et croit voir des fantômes des aviateurs qu'il a tués. À la fin de la nouvelle, il devient fou, s'affaiblit et meurt.

Banshee Titre original : Édition antérieure : Première publication dans , 1984. Place dans le recueil : p. 151 à 170 Résumé : En Irlande, une « Banshee » (Dame blanche errante) apparaît et veut emmener avec elle John, le meilleur ami du narrateur, Doug.

J'ai fait un vœu Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 171 à 184 Résumé : Tom vient annoncer à sa maîtresse, Laura, qu'à la suite d'un accident subi par sa jeune fille Beth, qu'il aime tendrement, il a fait le vœu à Dieu que si elle s'en sortait vivante, il romprait sa liaison adultère. Il vient annoncer son vœu à Laura et la prévenir qu'il la quitte. Laura, furieuse, le traite d'imbécile et de lâche, mais souffre de réaliser qu'il aime plus sa fille qu'elle-même.

L'Âme sœur Titre original : (« L'histoire d'amour ») Édition antérieure : Première publication sous forme d'opuscule par , 1982. Place dans le recueil : p. 185 à 198 Résumé : Sio est l'un des rares martiens encore vivants. En effet, après la colonisation de Mars par les humains, les martiens sont pour la plupart morts des suites des maladies importées par les nouveaux immigrants. Le problème de Sio est qu'il est tombé amoureux de Janice, une humaine. Celle-ci se retrouve esseulée sur Mars, loin de la plus proche colonie terrienne, alors que les moyens de communications ne fonctionnent pas. Sio se décide à entrer en contact avec elle, en espérant qu'elle ne le contaminera pas, tout en acceptant une éventuelle mort.

Un coup pour sa Seigneurie, et un coup pour la route ! Titre original : Édition antérieure : Première publication dans , 1985. Place dans le recueil : p. 199 à 212 Résumé : En Irlande, Lord Kilgotten, le seigneur local, vient de mourir à l'âge de 88 ans. Il était propriétaire d'une immense collection de bouteilles de vin, et les gens du village se demandent si, dans ses dernières volontés, il a légué quelques crus à certains d'entre eux. Le notaire révèle les dernières volontés du défunt : toute sa collection de bouteilles de vin sera ouverte et l’intégralité du vin devra être versé sur sa tombe ! Les gens du village sont désolés de savoir que tout ce bon vin va être dilapidé pour rien. Le père Kelly, néanmoins, a une idée : si les indications du noble sont claires et si l'on ne peut pas y déroger, il n'a pas précisé dans quelle forme ce vin devait être versé. Il expose son idée au notaire, qui accepte la solution du prêtre : le vin sera intégralement bu par les hommes du village, qui ensuite iront uriner sur la tombe de Lord Kilgotten, tout en le remerciant de sa générosité. Sa volonté sera ainsi respectée… Le père Kelly propose au notaire de se joindre à eux ; le notaire accepte !

À minuit, au mois de juin Titre original : Première publication dans , 1954. Place dans le recueil : p. 213 à 226 Résumé : Il est très difficile de faire le résumé de cette nouvelle, assez mystérieuse et ésotérique, dans laquelle il est question d'une femme nommée Lavinia et d'un homme appelé Tom Dillon.

Bénissez-moi, mon père, parce que j'ai péché Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 227 à 234 Résumé : La veille de Noël, le Père Mellon, sujet à des angoisses personnelles, se rend en pleine nuit à l'église, où un homme mystérieux vient le voir pour se confesser. À la fin de la confession, le prêtre constate que le confessionnal est vide : aurait-il été victime d'une hallucination et de schizophrénie ? Est-ce sa propre confession qu'il a entendue ou cru entendre, croyant qu'elle provenait de l'homme mystérieux ?

Exécution ! Titre original : Édition antérieure : Texte inédit Place dans le recueil : p. 235 à 246 Résumé : En 1952, un homme maltraite un enfant, lui donnant une éducation militaire stricte. Sid est le témoin impuissant de ces sévices psychologiques mais ne peut rien faire pour aider l'enfant. Trente ans après, Sid croise l'enfant (devenu adulte) dans un train. Celui-ci lui annonce alors que son père, l'année d'après, était tombé dans la piscine alors qu'il lui avait donné l'ordre de ne pas bouger, sous aucun prétexte. L'enfant qu'il était jadis avait obéi à la lettre à cet ordre, laissant ainsi son père se noyer !

Un soupçon de mauvaise humeur Titre original : Première publication dans l'anthologie , , 1980. Place dans le recueil : p. 247 à 261