Cormeray est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire. Elle a été créée en 1859 par démembrement de la partie Est de la commune de Chitenay.
Localisée au centre du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Sologne viticole », vaste étendue de bois, d'étangs et de prés.
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 7 en 1988, à 20 en 2000, puis à 10 en 2010.
Géographie
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La commune de Cormeray se trouve au centre du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Sologne viticole... À vol d'oiseau, elle se situe à de Blois., préfecture du département et à de Vineuil, chef-lieu du canton de Vineuil dont dépend la commune depuis 2015.. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Le Controis-en-Sologne.
Les communes les plus proches sont. : Chitenay () , Cheverny () , Cour-Cheverny () , Cellettes () , Seur () , Fresnes () , Fougères-sur-Bièvre () , Feings () et Ouchamps (). Paysages et relief Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier.. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres... La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Sologne viticole », dans la Sologne..
La Sologne viticole, moins boisée que la Grande Sologne, présente un relief doux. La présence affirmée d'une agriculture qui prend le relais des boisements de Grande Sologne dégage des points de vue et des horizons ouverts. Les paysages de bois et de cultures s'enchaînent en s'imbriquant les uns aux autres..
L'altitude du territoire communal varie de à Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.Carte de Cormeray, sur Géoportail, consulté le 15 mars 2020..
Hydrographie vignette|redresse=1.2|gauche|alt=Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Cormeray. La commune est drainée par des petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cheverny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Cormeray est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols Selon l'Insee, Cormeray est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaineUne commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines...
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (93,6 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (52,6 %), prairies (8,9 %), zones urbanisées (6,4 %).
Le territoire est caractérisé par un paysage de Sologne alternant milieux ouverts (agricoles) et milieux fermés (forêts). À l'échelle de l'unité géographique « Chailles / Les Montils Cheverny / Cour-Cheverny », qui regroupe douze communes, dont Cormeray, la consommation d'espaces agricoles et naturels pour répondre aux besoins de développement a été soutenue : 78 % des aménagements (logements, équipements, entreprises) ont été réalisés sur de nouveaux terrains, soit entre 2002 et 2015.. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Blésois, approuvé en 2006 et révisé en ..
En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Par ailleurs, à la suite de la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de , un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys » a été prescrit le ..
Habitat et logement
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Cormeray en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,4 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,4 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.
+ Le logement à Cormeray en 2016. Cormeray. Loir-et-Cher. France entière. Résidences principales (en %)90,874,582,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,4189,6
Logements vacants (en %)5,87,58,1
Risques majeurs
Le territoire communal de Cormeray est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses, ...
Risques naturels
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques..
Risques technologiques
Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, ..
Toponymie
Histoire
Ancien régime En 1719, Jean-Guillaume Mahy (), alors receveur général des domaines du comté de Blois et du duché de Vendômois depuis 1710Jacques-Antoine Dulaure, Histoire critique de la noblesse, depuis le commencement de la monarchie jusqu'à nos jours, Chez Guillot, 1790, p. 55–56., et greffier en chef de la Chambre des comptes de Blois, fait l'acquisition du château de Chitenay, alors uni à Cormeré (Cormeray), qui relève du fief de Mondoubleau. Il obtient toute justice sur un territoire réunissant les actuelles communes de Chitenay, Cormeray, Feings, Ouchamps et Seur.
Son fils Louis-Guillaume Mahy (1707-1771), baron de Cormeré et seigneur de Chitenay, est receveur général en survivance de son père, et se fait construire l'actuel château de Chitenay. C'est en août 1749 que Cormeray est érigé en baronnie en sa faveurÉric Thiou, Dict. des Titres (2003), p 101 (Cormeré). Lettres enregistrées au parlement de Paris le 30 mai 1750.. Il est le père de cinq fils, dont Guillaume-François de Mahy de Cormeré (né en 1739), Charles-Louis Mahy de Chitenay, agent du roi en Inde et interprète des langues orientales dans le Bengale, et Thomas de Mahy, appelé le marquis de Favras (1744-1790), qui complotera pour tenter de sauver Louis XVI et sera exécutéMarcel Lecoq, La conspiration du marquis de Favras, Fenix, 1955..
Après 1859 Par la loi du A.D. 41, -3 O 1/2 (?), la commune de Cormeray est officiellement créée par démembrement des sections B (partie Est), C, D (en partie), E et F de la commune de Chitenay, soit au total 991 ha, comprenant 586 habitants.
Époque contemporaine
Politique et administration
Découpage territorial
Politique et administration municipale
Conseil municipal et maire
Équipements et services Eau et assainissement
L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)..
Alimentation en eau potable